Une pratique qui me rend heureuse chaque semaine

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Quand j’ai reçu l’invitation de Lucien Roy, du blog « Riche de temps » à participer à son carnaval d’article, j’ai sauté de joie tellement je trouvais le sujet super : « Une pratique qui me rend heureuse chaque semaine ».

… Un peu excessif, comme réaction, dites-vous…

Peut-être, mais il faut savoir qu’il y a quelques années encore, j’aurais été incapable de répondre à la question sans en faire une grande dissertation. Et je me serais aperçue, au bout du compte, que je n’avais pas vraiment de pratique hebdomadaire qui me rende heureuse…

Contrairement à aujourd’hui, où je vais vous prouver que je suis capable d’écrire une dissertation sur le sujet de « la pratique qui me rend heureuse chaque semaine ».

Car j’en ai une !

Et ce n’est pas un hasard.


(J’ouvre une parenthèse ici pour rappeler qu’un carnaval d’article est un événement inter-blogueurs ouvert qui nous permet — nous, blogueuses/blogueurs — de nous rassembler autour d’un thème choisi par l’un d’entre nous et de traiter le sujet chacun à sa manière. Lucien publiera sur son blog un récapitulatif des articles publiés. L’avantage pour vous, lectrice/lecteur, est de découvrir des points de vue variés sur un sujet, et donc des sources d’inspirations différentes ainsi que de nouveaux blogs qui peuvent vous intéresser.)

Quelque chose qui me rend heureuse : un choix à faire


Mon plus gros problème avec la notion de « faire quelque chose qui me rende heureuse » était que je devais accepter que je puisse faire quelque chose UNIQUEMENT parce que ça me rendait heureuse.
(C’est encore un petit problème parfois, mais je me soigne…)

Je ne sais pas d’où cela vient… de mon éducation familiale sans doute et de la culture de notre société qui, dès la maternelle, nous précipite dans un système de « productivité »…

Ou bien du proverbe « le temps, c’est de l’argent », ce qui est vrai, mais complètement contre-productif si on le comprend à l’envers (comme je l’ai longtemps fait).

Ou bien du fait que, quand on grandit, puis vit – adulte- dans des relations abusives, on devient très dégourdie pour se culpabiliser, et que grosso modo, si quelque chose ne fait pas mal, ce n’est pas bien.

Bref : j’ai mis longtemps, vraiment longtemps à comprendre qu’on pouvait faire quelque chose uniquement pour se faire du bien. Sans culpabiliser.

(Vous avez remarqué que je dis « on »… parce qu’il a fallu une étape de plus pour que j’accepte que c’était aussi valable pour moi !)

Mais ça va mieux maintenant.

Non seulement je sais que c’est ok, mais je le fais.

Ce n’est pas encore devenu un réflexe automatique, mais désormais, quand mon esprit réagit à 2000 km/h pour me dire que je ne « peux pas faire ceci ou cela », je l’observe, je remarque qu’il divague et cherche à réemprunter ses vieilles habitudes, et ensuite, je le remets dans le droit chemin. Je lui dis de ne pas s’inquiéter, qu’on peut faire des choses cool, et que ça va nous faire du bien.

Par conséquent, je m’accorde dorénavant beaucoup plus d’activités, de pauses et de choses qui me font plaisir dans ma vie quotidienne. Un café acheté par ci, une promenade au moment d’écrire un article parce qu’il fait beau maintenant et que je pourrai écrire mon article quand il pleut ou qu’il fait nuit (très tôt, ici, comme vous le savez), un moment dans le canapé avec mon bouquin…

 

heureuxL’atelier peinture me rend heureuse, chaque semaine

 

Mais j’ai aussi compris que la meilleure manière de ne pas perdre le fil, c’était de m’organiser pour avoir des rendez-vous réguliers avec ces instants de bonheurs, ces moments « plaisir garanti ». Ces rendez-vous avec moi-même où je peux lâcher prise, sans aucun souci de rentabilité, d’efficacité ni même d’utilité.

Ce moment, c’est pour moi le jeudi après-midi où je retrouve l’atelier peinture.

Sous la houlette d’Alina, une prof et artiste dynamique, nous sommes une douzaine à nous regrouper dans une salle aérée et lumineuse chaque semaine. Nous enfilons nos tabliers et nos âmes d’artiste et nous vaquons chacune à nos pérégrinations picturales.

Pour certains, la peinture n’est sans doute pas source de lâcher-prise, j’imagine.

Pour moi, c’est radical.

Les arts ont toujours été pour moi un mode d’expression libre, et la couleur est ma muse. Devant mon chevalet, le temps disparaît. Je ne cherche pas à produire quoi que ce soit, le résultat m’importe peu, je suis totalement dans le présent. Je ne pense pas au monde extérieur, je ne réfléchis pas au rouge et au jaune qui se mêle, je ne prévois rien.

 

Est-ce que j’aurais besoin de turquoise après.

On verra bien. C’est après.

Le vert a coulé, ici.

Eh oui, il a coulé.

C’est pas mal, d’ailleurs.

 

Je me propulse dans le mouvement, ou bien je me concentre sur des détails minuscules, je recule de deux pas, je tourne ma toile de 90 degrés à droite, encore une fois, puis retour au sens du début, la peinture dégouline à mes pieds, mes mains sont multicolores. Je vis « peinture ».

Quelques fois, une belle toile se crée. D’autres fois, non.
Peu importe.

Je reste des heures sur pieds, concentrée.
Et je ressors moins fatiguée que quand je suis arrivée.

 

bonheur
La leçon qui me rend heureuse

 

Pourquoi cette après-midi est-elle importante pour moi? Que m’apprend-elle ?

Cette « pratique hebdomadaire qui me rend heureuse » est pour moi le rappel d’une notion bien plus vaste :

Nous ne sommes pas sur terre pour être malheureux.
Nous ne sommes pas ici pour souffrir.

 

Et nous avons tous les jours la possibilité de choisir entre ce qui nous rend heureux et ce qui ne nous porte pas vers la sérénité.

Nous avons toujours des options, et il est très facile d’y rester aveugle.

De ne même pas y penser, par habitude, par faiblesse, par paresse. (M. Scott Peck -pionnier du développement personnel – cite la paresse comme le principal obstacle à surmonter dans notre développement, dans son excellent livre « Le chemin le moins fréquenté »)

Nous avons la possibilité de décider nous-mêmes ce que nous voulons dans notre vie.

Nous apercevons quelques fois ces possibilités, nous observons ce que les autres ont ou font, et nous pensons qu’ils ont plus de chance que nous.
Mais dans notre vie, nous restons inactifs.
Nous oublions de nous interroger et de choisir nous-mêmes ce qui est bon pour nous.
Et comme nous n’y réfléchissons pas, nous ne savons pas ce que nous voulons de notre vie.

Et comme nous ne savons pas réellement ce que nous voulons de notre vie, nous ne pouvons rien mettre en place de concret pour atteindre ce but flou « une vie un peu meilleure, un peu plus de bonheur ».

 

Non, je ne fais pas que du lâcher-prise derrière mon chevalet. Mais ce rappel hebdomadaire du « feeling » que j’ai, pinceau à la main, me sert de fil rouge tout au long de ma semaine.

Quand j’ai le choix entre m’avachir devant la télé ou me mettre devant le clavier pour écrire un article, je pense à ce feeling, et l’effort me coûte peu. Car je donne plus de valeur à mon blog qu’à la série télévisée.

J’ai un objectif, et faire des actions concrètes dans sa direction me procure des moments « bonheur».

 

Et vous,
qu’est-ce qui vous rend heureuse ?

 

Réfléchissez-vous à votre vie ? Trouvez-vous des bonheurs, même fugitifs, qui n’appartiennent qu’à vous ? Ou bien avez-vous oublié certaines choses qui vous rendaient heureuse ?

Pourquoi ne pas prendre une feuille de papier et un quart d’heure pour un brainstorming express et noter tout ce qui vous rendrait heureuse?

  • Les plaisirs oubliés,
  • les choses que vous faisiez avec vos copines,
  • celles que vous aimeriez faire maintenant…

 

Il suffit parfois de petites choses que l’on peut changer « à partir du moment où l’on en prend conscience ».

D’ailleurs, j’ai une anecdote à ce sujet. Tous les étés ici, on fête la nuit de la bourgade : tous les bars et restaurants installent des tables dehors, des sonos à fond et la ville monte une estrade et une piste de danse. Cette année, entre deux averses, j’admirais des couples, pour la plupart d’un certain âge, qui tournoyaient, certains avec grand style. Et j’ai soupiré à mon mari :

« Ah, s’il y a quelque chose qui me manque vraiment, c’est bien la danse !»

« On y va », me dit-il.

« Certainement pas », lui ai-je rétorqué en toute délicatesse, « on ne sait pas danser ensemble. » (Formule light pour « tu ne sais pas danser .)

Honnêtement, je n’avais jamais vraiment réfléchi à la danse. Une fois de temps en temps, je me rappelais vaguement que ça donne un super feeling de danser avec un cavalier, de suivre le rythme et les passes, et de temps en temps partir en fou rire quand on se trompe complètement. Et puis, je haussais les épaules et j’oubliais la danse, le rock, le fox-trot et le tango… Ça appartenait à un passé révolu. Autant oublier.

Sauf que.

On en est à notre cinquième cours de danse, et on ne se marche déjà plus sur les pieds. Une autre pratique qui me rend heureuse chaque semaine 🙂

Et on rit. Et on sourit. C’est super. J’ai retrouvé ce super feeling.

 

J’en ai les larmes aux yeux rien que de vous le dire.

 

Répondez dans les commentaires… vos activités bonheurs ? Vos regrets ? Ce que vous allez mettre en place pour renouer avec la joie et le plaisir pour le plaisir ?

À bientôt et merci pour votre lecture !

 

Publié le 13 oct.

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Virginie Loÿ

Je m’appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d’une relation abusive ou violente.

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