Le Travail de Byron Katie : 4 questions qui changent notre vie

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Pour toutes les personnes qui rencontrent le Travail de Byron Katie, il y a le jour avant… et le jour après. Et c’est aussi mon cas.
En cherchant un petit peu, on s’aperçoit rapidement que cette Américaine ordinaire se trouve sur le parcours de nombreuses personnes dont elle a transformé la vie, grâce à sa méthode de développement personnel, qu’elle appelle « Le Travail » (The Work).

C’est dans son ouvrage « Aimer ce qui est » que l’auteure présente cette méthode, une technique de questionnement qui révolutionne la vie de celles qui l’appliquent.

Le Travail est une démarche d’examen de ses pensées.
Fondée sur quatre questions principales à se poser, elle permet d’éclairer en nous les pensées qui créent notre souffrance.
En appliquant la technique d’introspection proposée par Byron Katie, et surtout en l’intégrant en pratique active dans notre vie quotidienne, nous nous libérons de nos souffrances, de nos croyances limitantes et de nos illusions.
Nous accédons à la paix.

 

I . Pourquoi je parle de Byron Katie

 

a. Le Travail de Byron Katie dans ma vie

 

Comme beaucoup d’autres avant moi, j’ai été fortement impressionnée par Le Travail de Byron Katie et les changements qu’il a apportés dans ma vie.

Non, l’univers ne s’est pas réorganisé autour de moi en fonction de mes desiderata du moment, la Terre n’a pas tremblé, le ciel n’a pas été fendu d’éclairs.

Par contre, en appliquant Le Travail, j’ai réellement eu des illuminations sur certaines questions ou croyances qui me bloquaient depuis longtemps…
Les réalisations que j’ai faites sur certaines problématiques ont été non seulement incroyablement rapides, mais aussi irréversibles.
C’est-à-dire que ma pensée a changé de telle façon qu’il m’est désormais impossible de faire machine arrière et de me remettre à penser certaines des croyances que j’avais autrefois, qui pourtant m’avaient bloquée toute ma vie.

C’est cela Le Travail de Byron Katie : une méthode absolument radicale pour revoir ses schémas intérieurs et apprendre à « Aimer ce qui est ».

 

b) Qui est Byron Katie ?

 

C’est une bonne question !
Car la vérité est que Byron Katie n’avait rien de spécial, elle était comme toi et moi, en version sans doute un peu plus névrosée.
Aujourd’hui, elle est une auteure et conférencière internationalement connue et une figure de proue du développement personnel.
Elle est révérée par des coachs, des thérapeutes et des multitudes d’individus dont elle a transformé la vie.

 

Byron Katie est née en 1942.
Elle avait la trentaine, elle travaillait, elle était mariée et elle élevait ses enfants.
Pendant une dizaine d’années, elle a souffert d’une telle dépression qu’elle devenait un danger pour elle-même et ses proches : ses crises de rage terrifiaient ses enfants.
Un matin de 1986, alors en internement, elle s’est réveillée différente :
elle avait compris que ses souffrances étaient créées par ses croyances et par ses illusions que le monde et la vie devraient être autrement que ce qu’ils sont.

 

Elle a repris sa vie, personne ne la reconnaissait.
Elle avait trouvé la paix et la liberté.
Depuis, elle consacre sa vie à transmettre sa découverte.

 

Le cœur de son message est que nous ne devons pas changer le monde autour de nous pour être heureuses, mais questionner, et éventuellement, changer nos pensées.

Bien que cette méthode semble simpliste de prime abord, les recherches récentes en neuroscience en confirment le bien-fondé, et notamment notre propension à croire les histoires que notre cerveau fabrique.

Le travail de Byron Katie se retrouve comme source du modèle de Brooke Castillo, dont je parle dans cet article.

II. Le Travail de Byron Katie

 

a) Comment l’appliquer ?

 

Tout le monde peut s’engager dans cette démarche introspective.
Byron Katie dit elle-même qu’il n’y a qu’une seule manière d’apprécier la méthode à sa juste valeur et d’en tirer des bénéfices, c’est l’appliquer.

 

Je reconnais que, personnellement, il m’a fallu un certain temps — crayon en main — pour comprendre la démarche et pour l’appliquer dans ma vie.
Ce qui m’a poussée à m’accrocher et à m’impliquer complètement dans Le Travail, c’est de savoir que tant de personnes en parlaient comme d’une technique révolutionnaire.

Et donc j’ai persévéré, car je voulais moi aussi avoir ce que les autres avaient.
Tout simplement.
Non pas par jalousie, mais par une envie saine de partage.

 

Si tu as envie de découvrir Le Travail, je t’encourage donc à suivre les instructions et les exemples et à lire attentivement les comptes-rendus des séances de coaching qui sont relatées dans le livre, car la logique est implacable.
Même si le « problème » de la personne guidée n’est pas exactement le tien, il y a toujours des ressemblances avec quelque chose que nous-mêmes pensons.

 

Enfin, je pense que c’est important de réellement faire le travail par écrit, afin de pouvoir avoir le recul nécessaire par rapport à nos pensées, à ne pas sauter d’étapes ni faire le travail superficiellement.

Petit à petit, en la pratiquant, la méthode s’installe au cœur de nous et apaise toutes les situations de notre vie.

 

b) Les 4 questions de Byron Katie

 

La base de la méthode de Byron Katie est d’examiner nos pensées.
Son premier conseil est de commencer par remplir une « feuille de jugement » sur une personne avec laquelle nous avons un problème.
(Elle suggère de commencer par « traiter » les autres avant de s’attaquer à soi-même ou à des causes, telle que la guerre, par exemple)

Sur la feuille, qu’elle nomme « Jugez votre voisin », nous devons noter toutes les pensées qui nous viennent à son sujet, sans autocensure et en étant les plus mesquines, infantiles et dures possible.

 

Byron Katie nous invite ensuite à remettre en question chacune des pensées de la feuille avec ces 4 questions :

 

  1. Est-ce que c’est vrai ?
  2. Pouvez-vous être absolument certain que ce soit vrai ?
  3. Que se passe-t-il en vous, comment réagissez-vous quand vous croyez cette pensée ?
  4. Que seriez-vous sans cette pensée ?

 

L’objectif des deux premières questions est de déconstruire les jugements que nous portons et de les distinguer de la réalité objective.
On peut mettre ces questions en parallèle avec les lignes « C » et « P » du modèle de Brooke, qui nous engagent à bien faire la différence entre les Circonstances qui sont neutres et nos Pensées.

 

La question numéro 3 nous interroge sur les conséquences de ces pensées :
– Quelles sont les émotions qu’elle génère en nous ?
Comment nous sentons-nous physiquement à l’évocation de ces pensées ?
– Est-ce qu’elles nous font du bien ?

 

La quatrième question « Que seriez-vous sans cette pensée ? » est une invitation, non pas à « changer » de penser, mais à comprendre que la pensée que nous entretenons est optionnelle.
Elle n’est qu’une pensée parmi tant d’autres que nous choisissons de croire.

 

À l’aide de ces quatre questions, nous sommes capables de déconstruire notre processus intérieur :
les circonstances génèrent nos pensées et nos pensées créent nos émotions.
Nous prenons en outre conscience que nous accrocher à nos pensées est une option facultative, nous sommes libres de changer nos pensées.

 

Voici un exemple :

« Mon père n’écoute pas quand je parle de mon travail »

(Byron Katie nous incite parfois à compléter notre pensée et ajoutant : « … et ça veut dire que…)

« Mon père n’écoute pas quand je parle de mon travail et ça veut dire que je ne l’intéresse pas »

  1. Est-ce que c’est vrai ?

Oui, il ne m’a pas écoutée aujourd’hui. Non, il a parfois écouté.

  1. Pouvez-vous être absolument certain que ce soit vrai ?

Non : il écoute parfois.
Et non, je ne peux pas savoir s’il écoute ou pas, quand je pense qu’il n’écoute pas.
Et je peux encore moins être certaine que je ne l’intéresse pas.
Il s’intéresse peut-être à moi d’une autre manière.

  1. Que se passe-t-il en vous, comment réagissez-vous quand vous croyez cette pensée ?

Je me sens rejetée, dénigrée.
J’ai une boule dans la gorge et je stresse quand j’ai envie de parler de ma vie.

  1. Que seriez-vous sans cette pensée ?

Si je ne pensais pas cette pensée, je serais joyeuse de raconter à tout le monde comment mon travail va bien. Je serais contente pour moi-même que mon père s’y intéresse ou non.

 

c) Les retournements

 

Au lieu de se précipiter à « changer nos pensées »,
Byron Katie nous incite ensuite à faire ce quelle appelle des retournements de notre phrase de départ.
Ces retournements nous permettent de trouver des alternatives qui sont « vraies » pour nous.

Il ne s’agit pas de se culpabiliser, ni de se conformer, ni de chercher une vérité impartiale (qui n’existe pas).
L’objectif est de trouver la ou les phrases qui résonnent les plus justes et vraies au plus profond de nous.

 

Ces retournements nous incitent à voir ce que nous nous cachons souvent,
le fait que nos pensées sont des projections.
Reprendre un rôle actif, le plus minime est-il, est libérateur alors que le nier est douloureux.

Retourner sa pensée est une démarche dans laquelle nous remplaçons les pronoms et changeons le sens négatif/positif des locutions jusqu’à ce qu’on trouve la phrase qui sonne vraie, ou « plus vraie » pour nous que notre phrase d’origine.

 

Dans notre exemple :

« Mon père n’écoute pas quand je parle de mon travail et ça veut dire que je ne l’intéresse pas »

Première partie de la phrase:

« Mon père n’écoute pas quand je parle de mon travail. »

« Mon père écoute quand je parle de mon travail »

« Mon père écoute quand je ne parle pas de mon travail. »

« Je n’écoute pas quand mon père parle de son travail. »

« Je ne m’écoute pas quand je parle de mon travail. »

« Je m’écoute quand il parle de son travail. »

Deuxième partie de la phrase

« Je n’intéresse pas mon père. »

« Mon père ne m’intéresse pas. »

« Mon père s’intéresse à moi. »

« J’intéresse mon père. »

« Je ne m’intéresse pas à moi. »

« Je m’intéresse à moi. »

 

Ainsi les options de pensée sont multiples et variées.
En les retournant, on s’aperçoit même qu’elles peuvent être beaucoup plus agréables pour nous sans toutefois être opposées.

 

III. Autres leçons de Byron Katie

 

Cet article est une présentation rapide du Travail de Byron Katie qu’on ne saurait résumer en un seul article de blog.

Tout au long de son livre « Aimer ce qui est », elle nous donne des pistes pour préciser nos pensées, pour les éclairer d’une lumière nouvelle et pour approfondir notre réflexion.

 

Voici certaines autres questions qu’elle nous pose :

  • Voyez-vous une raison de ne pas vous défaire de cette pensée ?
  • Voyez-vous une raison non stressante de conserver cette pensée ?

 

J’ai aussi appris de Byron Katie les choses suivantes :

 

” Quand on se bat contre la réalité, on perd, mais seulement 100 % du temps.”

 

” Il n’existe que 3 sortes d’affaires dans la vie : les miennes, celles des autres et celles de la « réalité » (hors de notre contrôle). Notre stress provient de notre tendance à nous mêler des affaires qui ne sont pas les nôtres.”

 

Le travail de Byron Katie fourmille d’enseignements, alors je vais m’arrêter ici.

Pour conclure, je choisis cette phrase :

 

Une pensée est inoffensive tant qu’on ne la croit pas.

 

 

J’espère que cet article t’aura donné envie de découvrir le Travail de Byron Katie.
N’hésite pas à partager les concepts préférés que tu as appris d’elle ou bien à nous proposer d’autres lectures qui nous éclairent.

 

Se procurer le livre “Aimer ce qui est” (+DVD)

 

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Publié le 25 avril

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Virginie Loÿ
Je m'appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d'une relation abusive ou violente.

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