Témoignage de Blanche : se Battre pour ses Enfants

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Violence conjugale: Blanche trouve la force de se battre pour ses enfantsVictime de la violence de son mari, Blanche, 24 ans, a décidé de se battre pour ses enfants. Elle en a perdu la garde suite à la manipulation machiavélique de son mari. Aujourd’hui, elle se bat contre la machine infernale de la « justice ». Comment se sont enclenchés les évènements qui l’ont menée à une tentative de suicide, puis la perte de la garde de ses enfants ? Je publie le témoignage de Blanche dans ses propres paroles. Malgré sa jeunesse, elle est un exemple de maturité et de résilience. Malheureusement, elle est aussi un des exemples si nombreux des déraillements du système d’application des lois en France. Avec énormément de lucidité, elle nous dévoile comment elle s’est laissée entraînée dans la toile tissée par un homme manipulateur, qu’elle a pourtant essayé de quitter à plusieurs reprises. Elle partage le dénigrement, la violence psychologique et l’isolement, la violence physique et sexuelle qui l’ont menée à la dépression et à sa TS. Elle décompose pour nous le mécanisme de cet engrenage machiavélique, sans auto apitoiement et avec un sens de la responsabilité édifiant : ce sens qui lui donne désormais la force de se relever petit à petit et de se battre pour ses enfants.

Les 3 points qui l’ont aidée

 

  • Le soutien sans faille de ses parents qui lui a permis de ne jamais être vraiment seule.
  • Son amour pour ses enfants qui lui a permis de survivre.
  • Et la rencontre avec son nouveau compagnon, qui lui permet de revivre.

Les 3 choses qu’elle a apprises

  • « Il ne faut jamais supporter l’insupportable au sein d’une relation. »
  • « Je suis plus forte que je ne le pensais, car j’ai survécu à toutes ces années, et je réussis petit à petit à m’en sortir.
  • « Et si vous vivez une situation similaire à la mienne, quand vous déciderez de partir, quoi que l’on vous dise, partez AVEC VOS ENFANTS. »

 

Blanche, 18 ans, tombe dans le piège

« Je l’ai rencontré il y a 6 ans. Charmeur, charismatique, grande gueule… Sûr de lui et déroutant. Il avait tout pour plaire, ou presque.

Au début, tout semblait idyllique. A part sa fâcheuse tendance à faire passer « les copains d’abord », je me satisfaisais du reste. Après tout, nous n’habitions pas encore ensemble et je n’avais pas une grande expérience dans les relations amoureuses vu mon jeune âge (18 ans). Lui était plus âgé, sûr de lui. Il avait un certain talent d’orateur, il me faisait de grandes déclarations, il savait trouver les mots… J’étais amoureuse comme jamais je ne l’ai été. En plus, il avait un enfant d’une précédente union. Je ne le voyais que rarement chez lui, mais pour moi c’était sûr : il était un bon père.

Quand je suis tombée enceinte, j’étais folle de joie.

Seulement, lorsque je lui ai annoncé la nouvelle, les choses ont commencé à dérailler : il m’a quittée. J’attendais un enfant de lui, et il me quittait, car il n’en « voulait pas », ce n’était « pas le moment », j’étais « une gamine »… Cependant, j’étais à plus de deux mois de grossesse, je voulais garder ce bébé. Alors j’ai passé les premiers mois de ma grossesse sans lui. Heureusement, à cette époque, ma famille était là pour me soutenir et m’aider dans les moments difficiles. C’est comme ça que j’ai tenu le coup. Et c’est lors de mon sixième mois, alors que je commençais à remonter la pente et à presque être heureuse sans lui, qu’il est revenu dans ma vie.

Il avait changé d’avis : il m’aimait et voulait ce petit garçon qui grandissait dans mon ventre. Désireuse d’un père présent pour mon fils, et encore amoureuse, je l’ai accepté. Nous nous sommes rapidement installés ensemble, et il s’est empressé de me demander en mariage. Aveugle et euphorique, j’ai accepté.

 

Sans lui, je ne suis « rien », me dit-il.

Notre fils est né. Je pensais vivre le Bonheur. Je ne me suis même pas rendu compte qu’il m’avait coupée de la moitié de ma famille et de mes amis : ceux qu’il jugeait trop intrusifs, trop bavards, trop « mauvais pour notre couple » étaient bannis à coup d’insultes, ou de blocages sur mon téléphone et les réseaux sociaux « pour mon bien ». Je m’occupais le plus souvent de mon fils seule, ou avec l’aide de mes parents, car je n’avais pas le permis de conduire. Il fallait comprendre, Monsieur avait des maux de dos (ou de ventre, cela dépendait), il était fatigué… La drogue, ça fatigue. Mais je dois comprendre que le cannabis, c’est sa seule manière de décompresser : chercher du travail, c’est stressant, moi je ne peux pas comprendre, car je suis « trop jeune ». Oui, je lui passe tout, je le défends face à mes parents et à mes amis : cette attitude lui passera, je l’aime, c’est le père de mon enfant. Et comme il dit, je ne suis « rien sans lui ».

 

C’est en été qu’on s’est mariés.

Et lors de cet été-là, j’ai perdu le peu qu’il me restait d’amis… Il avait la fâcheuse tendance de se brouiller avec les gens qui comptaient pour moi, y compris des membres de ma famille. Seuls mes parents ne m’ont pas laissé tomber malgré leurs divergences d’opinions. J’avais perdu une dizaine de kilos, je devenais triste et morne, alors que j’étais de nature enjouée et pétillante, avant. Je voulais partir, 4 mois seulement après notre mariage. Partir, car nos disputes devenaient incessantes, et de plus en plus violentes. La moindre chose que je faisais (ne serait-ce que faire le ménage, le repas, ou la vaisselle, par exemple) n’était pas assez bien faite : « Lui « n’aurait pas fait comme ça », et en tant que Sa femme je me devais d’être « parfaite ». Lors d’une énième dispute, je lui ai dit que je voulais le quitter. Déménager, trouver un emploi… Je ne pouvais plus vivre ainsi. C’est alors qu’il m’a menacé de se suicider si je partais sans lui, et cela de manière très théâtrale : yeux rouges, voix larmoyante et implorante, supplications… Je me souviens qu’il s’est même roulé par terre, tel un enfant capricieux. Sa réaction a été tellement impressionnante (et exagérée) que j’ai cédé : il pourrait me suivre. Après tout, c’était mon mari et nous étions « liés devant Dieu pour toujours », comme il aimait me répéter sans cesse.

 

Nous avons donc déménagé en ville.

J’ai trouvé une formation, je l’ai encouragé à en faire une lui aussi pour son épanouissement personnel. Je me suis fait de nouveaux amis grâce à cette nouvelle vie. Je me sentais plus indépendante, ce qui ne lui plaisait absolument pas. C’est d’ailleurs à cette période qu’il a commis son premier « vrai » geste violent. En effet, me tirer par le bras ou me pousser lors de nos disputes étaient des actes fréquents. Mais, un jour où je ne suis pas rentrée à la maison à l’heure habituelle, et n’ayant pas vu ses 30 appels en absences (parce que je me promenais en ville avec mon fils en poussette, et mon meilleur ami de l’époque) il a fait une crise de jalousie monumentale. Quand je suis rentrée, il m’a attrapée par le cou et m’a plaquée contre le mur, en hurlant et me répétant qu’il était certain que je l’avais trompé, car j’étais « une salope », il voulait que je l’avoue. Je pleurais. Mon fils était là, heureusement endormi dans sa poussette, dans le couloir juste à côté.

 

Quelques jours après, je l’ai quitté.

J’ai réussi à quitter notre domicile, avec mon fils. J’ai été hébergée par une amie le temps de me retourner, puis j’ai trouvé un appartement. Je gagnais un peu d’argent, j’avais un cercle d’amis, je commençais à m’en sortir, seule. Cela a duré un peu plus de deux mois, et quand j’ai voulu lancer la procédure de divorce, il est revenu.

Il m’a encore endormie avec des promesses et des mensonges : « j’ai arrêté la drogue », « je vois un psy et je prends un traitement pour mes accès de colère », « j’ai trouvé un emploi stable », « j’ai essayé de me suicider parce que tu m’as quitté », « JE T’AIME ». Le piège s’est encore une fois refermé sur moi. Je suis retournée, les yeux fermés, dans ses bras. Cette fois, j’ai perdu tout le monde y compris mes parents. Personne ne comprenait pourquoi je retournais sous l’emprise de cet homme… En fait, je n’en étais jamais vraiment sortie, de cette emprise. J’y croyais dur comme fer : « je n’étais RIEN sans lui ». Il n’a d’ailleurs pas tardé à dénigrer tout ce que j’avais fait sans lui. Mon appartement trop petit, par exemple, ou ma formation, inutile, car j’avais un enfant, et une mère qui travaille est une mère indigne. Bien sûr, il ne s’est jamais « soigné ». Moi, en revanche, je compensais ma solitude et ma déception par la prise d’un antidépresseur, prescrit par mon médecin traitant qui voulait, je le cite : « m’aider à supporter tout ça ».

 

Il a voulu un autre enfant.

Je suis tombée enceinte. Il a voulu quitter la ville. Il a perdu son emploi.

J’avais eu la chance qu’il m’accorde le « droit » de reparler à mes parents. J’ai eu un semblant de sentiment de bonheur à cette période : je reparlais à mes parents, j’attendais une petite fille et, malgré nos problèmes d’argent, on avait une maison. Après tout, que demander de mieux ?

Il avait recommencé à fumer du cannabis, mais ça, c’était « ma faute » parce que je le stressais. Et puis, un nouvel enfant, ça pleure, c’est fatigant… Notre fille aussi le fatiguait, il fallait le comprendre ! En plus, il venait de retrouver un travail à mi-temps. Moi, je n’avais « que » de la maison et des enfants à m’occuper (trois enfants donc, puisqu’il y avait les deux nôtres et le sien). Je ne pouvais pas comprendre « ce qu’il endurait », car je n’avais « jamais travaillé », c’était ce qu’il me disait tous les jours quand je lui réclamais un peu de considération pour ce que je faisais. Et quand nous recevions ses amis et sa famille à la maison, je me devais de faire le service, d’avoir une présentation impeccable (et une tenue qui lui plaisait), de m’occuper seule des enfants (comme d’habitude) pour le laisser discuter et fumer tranquillement, avec les gens qui étaient venus le voir LUI. Inutile d’essayer d’inviter des amies que j’essayais de retrouver sur les réseaux sociaux, car il n’en voulait pas sous « son » toit. J’avais d’ailleurs, selon lui, de la chance qu’il « tolère » mes parents.

 

La descente en enfer n’était pas finie.

Vinrent les relations sexuelles non consenties… Oui, avec son comportement envers moi, je ne ressentais plus aucun désir pour lui. Mais j’étais sa femme et je me devais de le satisfaire, même si je n’en avais pas envie, quand il le réclamait, et de la façon dont il le voulait. Si je refusais, j’étais punie : dénigrée, ignorée pendant plusieurs jours, jusqu’à ce que je cède.

Il y a eu d’autres faits de violences. Il m’a donné une douche froide pour me « calmer », un jour où je m’étais trop rebellée. C’était « pour mon bien », « parce qu’il m’aimait » et il « voyait bien que je commençais à devenir folle ». Maintenant, je le craignais énormément.

 

Pourquoi je supportais tout ça ?

Pour mes enfants, parce que si j’essayais de le quitter « je ne les reverrais jamais » disait-il, et je savais qu’il était capable de choses horribles… Mais contre les enfants, je ne pensais pas. Il leur criait beaucoup dessus, certes, et cela ne me plaisait pas, mais si j’essayais de dire quelque chose, je me prenais des « Tais-toi, tu ne sais pas éduquer des enfants toi », entre autres reproches. Et, une nuit d’automne, il s’en est pris à notre fille. Il m’a enfermée dans notre chambre et, parce qu’elle ne s’arrêtait pas de pleurer, il est allé dans la sienne pour la frapper… J’étais horrifiée, tétanisée. Et ma toute petite fille de neuf mois seulement s’est réveillée le lendemain, un hématome sur chaque joue.

Cette fois, ça ne passerait pas !

J’allais le signaler aux services sociaux et porter plainte ! Mais il m’en a empêchée… Il a pleuré comme un enfant, s’est excusé une bonne centaine de fois, m’a persuadée que ce n’était pas si grave parce que notre fille ne se plaignait pas de douleurs. Bien sûr, je ne lui ai jamais pardonné. Mon amour pour lui s’est éteint cette nuit-là. Je vivais dans la peur, pour moi et pour mes enfants. Je ne savais plus comment me sortir de cette situation. À un moment, j’étais même certaine qu’il me trompait parce que j’avais le droit d’avoir une seule copine, il me l’avait « choisie » parce qu’elle avait « une bonne influence sur moi », et je trouvais cela louche.

Un jour, j’ai craqué.

Ne sachant plus comment faire pour appeler « à l’aide », j’ai voulu mettre fin à mes jours. Un soir, alors qu’il dormait, j’ai couché les enfants, comme à mon habitude. Et, à bout de souffle, j’ai pris de l’alcool et des médicaments en grande quantité. C’est sous les coups et les insultes de mon mari que je me suis réveillée, quelques heures plus tard. Quand les secours sont arrivés, il s’est mis à pleurer, il a enfilé son masque pitoyable d’amoureux souffrant le martyre, ne comprenant pas pourquoi sa femme avait commis un tel acte alors que tout se passait à merveille dans sa vie…

J’ai passé deux semaines à l’hôpital.

Deux semaines pendant lesquelles mon mari a demandé le divorce, avant de partir avec nos enfants. À ma sortie de l’hôpital, je me suis décidée à aller porter plainte pour tous les faits de violence qu’il avait commis. Prenant mon courage à deux mains, j’ai tout raconté à un gendarme qui m’a gentiment fait comprendre que cela ne servirait à rien. S’en suivit un été interminable où je n’ai pu voir mes enfants que deux fois, parce que Monsieur refusait de me laisser les voir plus, et que la Loi ne pouvait rien faire contre lui : il n’y avait pas de jugement. J’ai donc préparé un dossier en béton avec mon avocate : des attestations de professionnels de la santé disant que j’étais apte à m’occuper de mes enfants, des témoignages de ma famille et mes amis (par chance quelques-uns sont revenus vers moi, pour me soutenir), ma plainte… Mais cela n’a pas suffi.

 

Il avait tout prévu pour me démolir, TOUT.

Lui, l’homme violent, manipulateur, pervers narcissique, a réussi à obtenir la garde de nos enfants, en usant de ses talents d’acteur. Bien sûr, avec ma tentative de suicide, il a su me faire passer pour quelqu’un d’instable. Et, comme il a eu la chance de son côté, je suis tombée sur un juge maternophobe, qui a décidé que je ne verrai mes enfants qu’en milieu médiatisé, deux fois par mois pendant 1 h 30, et ce de manière provisoire, mais à durée indéterminée, « pour le bien-être de mes enfants ».

 

Se battre pour ses enfants.

Aujourd’hui, je suis en pleine guerre juridique.

Je suis en train de me battre pour récupérer la garde de mes enfants, car il est hors de question pour moi de continuer à me laisser faire. Enquête sociale, enquête psychologique, éducateur, psy, juristes… Je dois passer par toutes ces étapes, je ne dois plus me taire, même devant ceux qui doutent de ma parole. Je dois répandre la vérité, je dois me battre. Ne surtout pas montrer mes faiblesses, et ne pas craquer même s’il n’y a aucune justice dans ce système.

Je sais qu’il se sert des enfants pour me faire souffrir, pour me tenir encore un peu sous son emprise psychologique. Il a tué une grande part de moi-même, il a brisé ma vie, mes repères, mon cœur… Je ne le laisserai pas faire la même chose à mes enfants, je dois me battre pour eux. Oui, il a essayé, malgré toutes les procédures qu’il a engagées contre moi, et malgré le fait qu’il fréquente une autre femme (cette fameuse « copine » qu’il m’avait autrefois choisie) de me récupérer « parce qu’on est unis à jamais devant Dieu » et que je serai « toujours liée à lui ». Mais je n’ai pas cédé, car j’ai eu la chance de rencontrer, au milieu de ce chaos, un homme merveilleux… Un homme qui m’aime, me respecte, et me soutient dans mon combat. Et je sais désormais que me soumettre à lui ne sera plus JAMAIS une solution… »

 

Comment Blanche a décidé de se battre pour ses enfants: voici son témoignage.
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De même que dans le témoignage de Sophie, la violence a enclenché un phénomène de dépression qui a mené les femmes proches de la mort.

Le mot de la fin 

 

« Bien que je ne sois pas encore tout à fait sortie d’affaire, je suis en voie de guérison. Je reprends peu à peu confiance en moi et en mes capacités. J’ai 24 ans, je viens d’obtenir mon permis de conduire, j’ai trouvé ma voie professionnelle, et j’ai l’opportunité de refaire ma vie avec quelqu’un de bien. Pour me libérer et partager mon expérience, j’écris beaucoup. Nous avons toutes des capacités, et nous pouvons toutes nous en sortir.»

 

Ce texte est écrit par Blanche (pseudonyme).Pour suivre Blanche, la soutenir et échanger avec elle, tu peux la retrouver sur le blog http://rose-blanche18.over-blog.com/ , qu’elle vient de créer.

 

 

Attribution des photos : Annie Spratt, merci Unsplash (modifiée)

Publié le 19 décembre

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Virginie Loÿ
Je m'appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d'une relation abusive ou violente.

9 thoughts on “Témoignage de Blanche : se Battre pour ses Enfants”

  1. Je me suis pris une vraie claque en lisant ce témoignage.

    Quel courage, Blanche et quel parcours poignant.

    La justice, en effet, est parfois tellement inefficace face à des personnes qui calculent tout à l’avance… Quand on est mue uniquement par l’amour, la volonté de bien faire et qu’on garde de la candeur et de l’espoir, on s’en sort difficilement face à des monstres de spéculation…. Dans un premier temps en tout cas!

    C’est formidable que tu remontes la pente. Tu as l’air d’être vraiment tenace et tellement courageuse. Continue comme cela, tu crées les conditions pour retrouver tes enfants un jour et vivre la vie dont tu rêves.

    Tu as l’air de te débrouiller superbement, surtout au vu de ces douloureuses circonstances et je te souhaite beaucoup, beaucoup de bonheur à venir.

    Bon courage,
    Masha

    1. A la lecture des écrits de Blanche mon corps a frissonné et des maux de têtes sont apparus ceux que j’ai connu il y a quelques années quand je vivais une relation désastreuse et destructrice
      il m’a fallu des années pour me construire car je pense que j’étais prédisposée à vivre ce genre de relation c’est pour ça que je n’écris pas reconstruire…Aujourd’hui il m’arrive encore de douter mais je ne suis plus la même je sais que tout cela existe et que je ne suis pas folle..
      Blanche vous allez vous en sortir, vous allez récupérer vos enfants, et vivre en harmonie avec votre nouveau compagnon.
      Vous êtes forte et cette histoire aussi sordide soit-elle va vous faire grandir pour ne plus jamais vous laissez maltraiter.
      Je vous embrasse
      Frédérique

      1. Merci Frédérique de ce témoignage et ce petit mot pour Blanche.
        Savoir que nous ne sommes pas seules, et savoir que tant de nous ont dépassé ces épreuves, nous aide à garder espoir et à nous motiver quand c’est difficile.
        Tous les témoignages sont des petites bouées envoyées à celles qui sont encore dans les flots.

  2. Bonjour Masha,

    Je suis Blanche, j’ai choisi l’anonymat mais pas le silence, c’est pourquoi je me permets de te répondre.
    Ton commentaire me touche beaucoup, et quand je lis des mots comme les tiens cela me pousse à continuer à me battre. J’ai jusque là rarement trouvé du monde pour m’écouter. Beaucoup sont là pour juger, très peu pour essayer de comprendre.

    Je te souhaite de bonnes fêtes de fin d’année ! Et merci encore.

  3. Bonjour Blanche, J’ai 48 ans et j’ai quitté le pere de mon fils il y a 2 ans. J’aurais du le faire beacoup plus tot vu la destruction mentale massive qu’il m’affligeait ( je n’etais rien sans lui) mais je n’ai pas connu la violence physique. Bravo pour ton courage. Et continues à t’aimer. Car nous sommes les personnes les + importantes de notre vie et ainsi nos enfants apprennent à s’aimer et on attire des gens sains. Bonne vie à toi et ceux que tu aimes. Nath

    1. Merci Nathalie.
      Parfois, on peut penser que celles qui s’en sont sorties, c’est que ce n’était pas “aussi grave”… mais des témoignages comme le tien nous rappelle que nous sommes parfois passées par l’enfer avant de nous relever.
      Non, ça a été difficile pour toutes. Mais nous l’avons fait.
      Et nous sommes là, comme des lumières pour éclairer le chemin de nos soeurs.

  4. Merci à toutes, je lis vos commentaires et messages de soutien pour m’apporter de la force en ce jour de Noël que je devrai passer sans mes tout petits. Cela m’aide, merci de votre soutien et surtout d’avoir pris le temps de me lire.
    N’hésitez pas à visiter mon blog, je me ferai un plaisir d’échanger avec vous.

    Blanche

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