S’abonner à newsletter pour lutter contre le phénomène de yoyo

Posted on

s'abonner à la newsletterVous connaissez le yoyo ? Un coup en haut, un coup en bas. Deux kilos en moins, trois kilos en trop ?
… dans le cadre d’une relation qui ne se porte pas bien, cela devient plutôt :
« C’est normal ? C’est pas normal ? » 
ou bien
« Je reste ou je pars ? » 
Pour surmonter le mécanisme du yoyo, je vous propose de vous abonner à la Newsletter du blog.
“Drôle d’idée”, vous dites-vous.Comment une Newsletter peut-elle m’aider concrètement… et d’ailleurs, qu’est-ce que ce fameux yoyo ?

 

Le phénomène de yoyo

 

C’est un processus tellement courant que c’est quasiment une caractéristique d’une relation qui va mal.
Et, pire encore, ce yoyo des pensées, des sentiments, extrême et épuisant, est presque toujours présent et un facteur-clé dans les relations abusives ou violentes.

Que l’on ne me fasse pas dire ce que je ne souhaite pas, il est tout à fait normal de se poser des questions à tout moment de sa vie quant aux décisions que l’on doit prendre. Il est normal d’osciller entre une solution et une autre, de faire des feuilles à deux colonnes, avec d’un côté le « pour » et de l’autre, le « contre ». Et si l’on choisit la solution A à un moment, il est tout à fait possible qu’un peu plus tard dans la vie, avec le même problème en face de soi, on choisisse la solution B.

Dans les relations abusives, le yoyo de A à B est extrême et particulièrement répétitif ou incessant : on passe son temps, à un rythme de plus en plus rapide, à osciller entre A (je reste) et B (je pars), entre A (je n’accepte pas) et B (je pardonne/j’oublie)… etc.

 

Peut-être reconnaissez-vous votre situation dans cette description ?

 

Rappel rapide sur le fonctionnement de la violence au sein du couple


Le cycle de la violence comporte plusieurs phases, qui se répètent, avec des périodes de calme suivies de périodes de violence. La violence est rarement immédiate… (qui de nous sortirait avec un homme qui nous envoie une remarque mesquine le jour du premier rendez-vous, ou son poing dans la figure en sortant du taxi… ?) et elle est rarement étale et quotidienne (au début de la relation du moins).

 

Une fois installée, elle survient selon un cycle en 4 phases, décrites en premier par Lenore Walker en 1979, et qui — dans les grands traits — se produit ainsi :

  • phase de tension (non-dits, incompréhension, rupture de la communication)
  • acte de violence (accusations, menaces, colère, agression psychologique, verbale, physique, etc.)
  • réconciliation (excuses proférées, pardon accordé, report de responsabilité sur la victime, justification et/ou minimisation)
  • rémission/calme (l’auteur l’a appelée « lune de miel », mais je ne souscris pas à ce terme, même si certains couples vivent des « retrouvailles » euphoriques, pour la plupart des victimes, une sorte d’entente tacite se met en place, fondée sur l’absence de solution ou de communication en profondeur — qui n’est pas toujours possible). Cette période d’accalmie est susceptible à tout moment d’évoluer de nouveau vers la phase 1.

 

Très souvent, la relation amoureuse commence comme n’importe quelle relation, avec plus ou moins de fougue selon les protagonistes, et selon les failles de chacun.

Si l’un des partenaires a des tendances à la violence et que l’autre a des tendances à l’infériorité/l’insécurité affective — que celle-ci soit un trait de personnalité ou due à un passage de vie vulnérable-, cette violence va trouver le champ dans lequel s’exprimer.

Souvent le premier signe de violence n’est pas « évident » : plus fréquemment une remarque particulièrement blessante qu’une humiliation publique, un bras trop fortement serré qu’une claque. Sous le choc, la victime — qui a construit depuis des semaines, des mois ou des années — une relation avec l’agresseur a tendance à sous-estimer ce premier événement qu’elle considère comme un élément isolé.


Quand un acte plus grave survient, l’agresseur peut proférer des excuses ou bien minimiser l’acte, et la victime, se culpabiliser (ou être culpabilisée). L’événement est souvent suffisamment déstabilisant pour que la victime doute de ses propres capacités d’analyse, et rarement suffisamment grave pour qu’elle décide de quitter tout ce qu’elle a construit, les bons souvenirs et les rêves de futur inclus.


Un modèle de fonctionnement se met en place, dans lequel les conflits ou tensions se soldent par un acte de violence (qui — je le rappelle — peut tout à fait être psychologique), à la suite duquel une sorte de paix, de compromis non négocié se met en place. La victime se met alors à adapter son comportement pour éviter les réactions de son partenaire.

 

Quand intervient le yoyo ?

 

Le déclencheur du phénomène de yoyo est un déclic, soit un événement soudain, soit une prise de conscience diffuse. (Écoutez ici le podcast sur le déclic qui a changé ma vie, et ici, lire les articles de 14 autres blogueurs sur le déclic).

Par exemple :

Quand la victime commence à douter de la « normalité » de sa relation,

ou est-ce elle qui est folle ?

quand elle commence à comprendre qu’elle souffre,

quand elle se demande pourquoi elle ne fait jamais rien comme il faut,

quand quelqu’un lui fait une remarque sur le comportement de son partenaire,

quand son médecin qu’elle consulte pour une grosse fatigue, une douleur chronique ou une dépression lui pose la question « Et comment ça va dans votre couple ? »

ou bien quand elle tombe sur un article dans un magazine vieux de trois ans dans la salle d’attente du dentiste qui raconte « son » histoire en l’associant au mot « violence »,

alors elle commence à se renseigner.

 

De nos jours, fréquemment par le biais d’internet.

C’est peut-être votre cas si vous lisez ces lignes. Peut-être alors qu’elle découvre les sites des associations [qui gèrent beaucoup l’urgence, mais pas uniquement. Je vous invite à les contacter au besoin.

Ou bien elle tombe sur des explications sur les « pervers narcissiques » (… comme s’il fallait être pervers narcissique pour être violent), ou bien des faits divers de femmes poignardées, qui leur semblent bien loin de leur réalité quotidienne. C’est peut-être votre cas.

 

Le fait que votre situation soit « moins grave » que ce que vous lisez
ne signifie pas qu’il ne s’agit pas de violence.
C’est simplement de la violence moins avancée dans son stade de développement.

 

Souvent, à l’issue d’une crise de couple, on réagit, on est dans la panique, on se renseigne un peu, on s’épouvante un peu avec ce qu’on lit sur internet.

 

… Et puis, on se dit que « chez nous, ce n’est pas aussi grave… ».

… Et d’ailleurs à la maison, les choses se calment déjà.

… Et on va chez des copains ce week-end, on ne va quand même pas tout gâcher. …

… Ou le petit a la varicelle, on a d’autres chats à fouetter.

… Alors on oublie, on se dit que ce n’était pas si grave, si compte fait.

Les jours passent. Les semaines. Les mois. Parfois des années.

Et puis un jour. C’est pareil.

Tout part en vrille.

C’est pareil en pire.

 

abonnerEt on ne comprend pas, on ne sait plus ce qu’il faut faire, on n’a pas sauvegardé les pages qu’on a regardées. On ne se rappelle plus de ce qu’on a lu. On regrette d’avoir tout glissé sous le tapis. On aurait dû agir, réfléchir, faire quelque chose, quoi, on ne sait pas…

 

C’est pour cela que je vous tends la main avec la Newsletter.

 

 

Comment la Newsletter peut vous aider ?

 

Imaginez que vous apprenez à nager. À tout moment, vous pouvez couler. (Et encore pire, quand quelqu’un vous appuie sur la tête, soit dit en passant). Si vous devez traverser le grand bassin, ça fait peur, il n’y a rien pour se rattraper. Si vous suivez le filin avec les bouées rouges et bleues, vous savez qu’à tout moment, il vous suffit de tendre le bras pour pouvoir reprendre votre souffle.

 

La Newsletter est votre filin.

 

Vous la recevez les jours où ça ne va pas, et vous la recevez les jours où tout va bien.

Ce n’est pas le bon moment ? Tout le monde vous dit de partir, mais vous n’êtes pas prête ?

Alors vous n’êtes pas prête.

C’est comme ça.

Mais vous recevez la Newsletter et peut-être, de temps à autre, un article attire votre attention et vous parle.

Et il vous fait avancer un peu, dans vos réflexions, dans votre démarche.

Ou bien vous voyez mon nom dans votre boîte de réception,

et c’est juste un petit rappel, qu’un jour vous avez eu suffisamment besoin de compréhension ou d’aide pour la demander, et qu’elle est là.

Peu importe, si le jour où vous avez besoin d’aide, vous vous tourniez vers le blog, vers une association, vers un proche…

 

Le filin ne va pas s’énerver si vous préférez vous raccrocher au bord de la piscine.
Ou à une bouée. Ou à la main tendue d’une personne près de vous.

Le filin ne va pas s’énerver si vous vous servez de tous les moyens à votre disposition pour flotter.

 

Recevoir la Newsletter ne demande aucun autre effort que celui de cliquer sur une des formulaires d’inscription à votre disposition (j’en ai mis plein partout, vous pouvez cliquer à droite, en fin d’article, sur une fenêtre qui s’ouvre ou sur un ruban).

 

Ce que vous pouvez facilement faire, là, tout de suite.

 

Vous recevrez un mot chaque semaine, que vous lirez – ou pas.

...Bon, mes articles sont plus utiles si 1) On les lit et 2) On les met en application, mais si ce n’est pas le bon moment, ce n’est pas la peine de se désinscrire, car ça ne vous demande aucun effort de les recevoir, et ça ne m’en demande aucun de les envoyer : je les rédige pour vous toutes, que vous soyez dix ou dix mille, et l’envoi est automatisé.

Le jour où vous vous posez une question, mes messages seront là, dans votre boîte, bien sagement. Ils vous permettront de retrouver le filin. Vous savez que je donne sur le blog des conseils pratiques, des liens vers des sites qui proposent de l’aide, des articles qui aident à comprendre et réfléchir, etc.

 


Prenez ce qui vous est utile et laissez le reste de côté.
Pour plus tard ou pour jamais.

N’ayez aucun scrupule.

Ici, c’est vous qui décidez ce qui est bon pour vous.

 

Je suis absolument convaincue que voir mon nom dans les mails reçus vous aidera petit à petit à aborder votre situation en profondeur, à réfléchir à comment changer votre vie et reprendre les commandes*, alors n’hésitez pas.

 

Le jour viendra, où ce sera — pour vous aussi — le bon moment.

 

 

*C’est pour cela que j’ai rédigé un guide qui aide à aller de l’avant : « Comment reprendre le contrôle de sa vie, les 5 erreurs à éviter »

 

Et vous, êtes vous déjà abonnée ? Que pensez-vous de cet article ? Est-ce que vous trouvez des informations qui vous aident ? N’hésitez pas à commenter, c’est aussi grâce à vos retours que j’avance, d’article en article. Merci !

 

Partager cet article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Virginie Loÿ

Je m’appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d’une relation abusive ou violente.

2 thoughts on “S’abonner à newsletter pour lutter contre le phénomène de yoyo”

  1. Merci Virginie pour cet article très intéressant. C’est vrai ce que tu écris : pour ma part je suis inscrite à plusieurs newsletters et il peut m’arriver que pendant des semaines, les sujets ne m’intéressent pas, pour un tas de raisons (je pense à autre chose en ce moment, etc…) puis arrive un article qui me parle, c’est justement le sujet auquel je pensais. Alors je lis, je retourne voir le blog en question et je me dis “ah j’ai bien fait de m’inscrire et de restée inscrite, sinon j’aurais raté cet article !” Ca m’est déjà arrivé plusieurs fois…

    Une newsletter c’est comme tu l’écris si justement le filin qui nous sécurise, c’est quelque chose qui nous mène vers la stabilité….

  2. Merci Emily pour ton commentaire. C’est exactement cela!
    C’est aussi le cas pour moi, je me suis inscrite à des Newsletter et quelques fois, je ne me souviens plus très bien pourquoi, sans doute parce que quelque chose résonnait en moi sans que je sache bien quoi.
    De temps en temps, je regarde un article et c’est ainsi que j’ai fait certaines des découvertes qui m’ont le plus aidées dans ma vie…
    Quelques fois, notre inconscient sait bien mieux que nous ce qui nous fera du bien!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Recevez gratuitement le guide "Comment reprendre le contrôle de sa vie"
x