Revue du livre : Victime de violences psychologiques d’Anne-Laure Buffet

Posted on

Victimes de violences psychologiquesVoici l’un des livres que je classe dans les meilleurs que j’ai lus sur le sujet de la violence psychologique.

J’en recommande vivement la lecture complète, car chaque phrase posée sur le papier par Anne-Laure Buffet a été réfléchie et apporte son pesant d’information. Cette chronique a le mérite de présenter les principaux thèmes abordés par la thérapeute, mais elle ne saurait rendre justice à l’ouvrage.

C’est un livre que l’on peut lire à plusieurs reprises. Il est dense et riche, et après une première lecture pour prendre connaissance des sujets abordés, il est tout à fait envisageable, si l’on est personnellement concernée par les dynamiques expliquées, de revenir sur certains passages pour s’en servir comme support à un véritable travail personnel.

L’objectif d’Anne-Laure Buffet est de proposer une lecture réaliste et optimiste sur ce sujet délicat. Elle s’établit comme spécialiste du harcèlement moral et traite dans ce livre plus particulièrement de maltraitance au sein du couple.

 

Pour se procurer le livre, contactez Anne-Laure avec le lien en fin d’article (je l’ai remis en gros, car plusieurs personnes m’ont contactée pour me demander comment l’acheter).

Présentation 

 

Anne-Laure Buffet est coach, thérapeute et conférencière. Elle nous a offert un précédent entretien sur le thème de « la victime » (que vous pouvez écouter ici).

Dans cet ouvrage, c’est de manière résolue et sous l’angle de la victime qu’elle aborde le thème de la violence psychologique : ses causes, ses conséquences et la reconstruction.

 Anne-Laure Buffet a constaté que de nombreux livres sur la question de la violence psychologique plongent plus volontiers dans l’univers — et les mécanismes — de l’auteur des violences que dans ceux de la victime. Ici, elle donne la parole aux victimes de violence psychologique, quelle que soit la pathologie supposée de l’auteur.

Elle explore les chemins qui mènent certaines personnes à devenir des proies et propose des pistes pour les aider à se reconstruire.

 Le livre d’Anne-Laure Buffet est agréablement écrit et très dense. Les explications sont illustrées de nombreux exemples de situations réelles.

Je recommande de le lire au calme, en prenant son temps pour bien comprendre les mécanismes expliqués et, éventuellement, pour établir des parallèles avec sa propre vie, afin de pouvoir exploiter toutes les pistes que l’auteur propose.  

 

En voici le résumé :

 

Dans son introduction, Anne-Laure Buffet met en accent, par l’intermédiaire d’un témoignage, le fait que la violence psychologique subie adulte est souvent en continuité directe d’une enfance marquée par des abus psychologiques.
Malheureusement, les signes de cette maltraitance sont trop souvent invisibles et difficilement détectables.

 

I. Première partie : Victimes anonymes

 

1. L’enfant maltraité

 

Anne-Laure Buffet constate que tous les parents ne sont pas de « bons » parents. Que ce soit par une suite d’enchaînements de schémas familiaux, ou par accident de circonstances, certains parents ne sont pas capables de créer un cadre éducatif qui respecte l’individualité de leur enfant.

Cependant, tous les enfants naissent dépendants des adultes qui s’occupent d’eux et resteront farouchement attachés à protéger leurs parents, même si ceux-ci sont maltraitants. Pour obtenir amour et reconnaissance, certains enfants passent leur vie à essayer de s’adapter aux désirs parentaux et à se « corriger ».

 

a- La violence psychologique par maltraitance

 

Certains parents voient leurs enfants comme une sorte de médaille à exhiber, et l’enfant cherche alors à combler des attentes hors de portée.

D’autres sont un enjeu au centre de conflits parentaux et se retrouvent prisonniers d’un piège de conflit de loyauté, sommés de trancher — dans un choix impossible — entre l’un ou l’autre des parents.

Ce trouble est une grande violence psychologique, qui culmine dans le syndrome d’aliénation parentale. Ce comportement est particulièrement présent chez les mères, qui se sentant trahies par leur ancien compagnon, cherchent à se venger en instrumentalisant leurs enfants.

L’enfant ainsi « objectifié » souffre davantage encore qu’une victime de violence physique, et grandit convaincu de son inutilité. Rien ne lui permet d’avoir un regard objectif sur ce qu’il vit et par conséquent, des schémas très dysfonctionnels peuvent devenir sa « normalité ».

 Cette violence psychologique est une maltraitance organisée dont les effets psychotraumatiques sont très graves.

 

b- La violence psychologique par excès de bienveillance

 

Une forme de maltraitance encore plus sournoise et invisible est celle qui cherche à faire d’un enfant un être docile et obéissant, qui répond aux attentes parentales, attentes que ceux-ci lui infligent « pour son bien ».

Le parent impose une obéissance aveugle, il n’est pas ni conseiller ni guide, mais censeur ou dictateur. Il nie à l’enfant sa capacité personnelle à se construire et développer, et joue de l’amour comme gage de contrepartie.

L’enfant n’a de choix pour exister que la plus stricte obéissance ou la rébellion.

 

« C’est ainsi et cela ne peut pas être autrement ».

 

 

c- Les secrets de familles

 

Chaque être a le droit à un jardin secret, le nid d’une intimité que les autres doivent respecter. Certains parents manipulateurs refusent à leurs enfants cet espace privé, car ils veulent accaparer pleinement leurs pensées.

 En revanche, dans le cas des secrets de famille, c’est une partie de l’histoire familiale qui est tue.
Celle-ci est honteuse. Lourde de conséquences, elle affecte dans leurs comportements ceux qui connaissent le secret.
Les enfants « sentent » cette histoire sans la connaître et se rendent responsables des émotions ressenties par les adultes.

 

d- L’incestuel et l’inceste


Dans les environnements incestuels, les rapports entre les membres de la famille sont malsains sans passage à des actes : les rapports générationnels sont faussés et l’enfant n’est pas envisagé dans son statut d’enfant.

Il peut, par exemple, devenir confident d’un parent fragile et se met à exister à travers cette tierce personne. À l’âge adulte, le flou entretenu dans son enfance empêche la personne de trouver sa place d’adulte et de sortir de la fusion avec ses parents.

Ces cas sont entretenus par des exhibitions sexuelles, une atmosphère de sexualité latente, les confidences : ni l’autorité ni l’altérité ne sont reconnues.
Dans le cas où l’entourage nie ou fait semblant de ne pas voir la situation, l’enfant subit une double trahison et se culpabilise encore plus violemment.

 

L’inceste est un rapport sexuel entre personnes de même parenté. C’est une violence psychologique et sexuelle profonde, sans échappatoire, souvent exercée par une personne adulte sur une autre plus immature physiquement et sexuellement.

C’est la trahison suprême de la confiance, qui engendre la confusion entre l’amour et la sexualité. En grandissant, l’enfant construit son identité dans le regard de l’autre et sa honte entretient une extrême souffrance.

 

 

2. Adulte en souffrance

 

a- Comment évaluer la violence psychologique :
limites du cadre légal

 

Anne-Laure Buffet constate que le cadre légal permet de classifier le harcèlement et la violence psychologique sous forme de délit et crime.

Dans le cadre du couple, la violence psychologique est reconnue et donc répréhensible dans la mesure où elle entraîne l’altération de la santé mentale ou physique de la victime ou ses enfants.

Le manque de clarté des textes et l’état de souffrance des victimes ne facilitent pas la tâche de « prouver » cette violence psychologique.
Les victimes souffrent donc doublement : par la maltraitance de leur agresseur et par l’incompréhension des tiers.

Anne-Laure Buffet conclut que se limiter à la définition législative est trop réducteur pour comprendre la violence psychologique. Elle parle de violence objective et subjective, indiquant qu’au-delà du cadre législatif, existent les valeurs morales et sociales, collectives et individuelles.

 

La violence psychologique peut-être ressentie par la victime, qu’elle en ait conscience ou pas.
Elle est hautement personnelle, certains actes peuvent être psychologiquement violents pour une personne et pas pour une autre. Se comparer et comparer ses souffrances à celles d’autres personnes est non seulement inadéquat, mais dangereux, puisque cette analyse peut renforce la culpabilité de la victime et renforcer sa soumission :
« ce que je vis n’est pas grave comparé à d’autres ».

 

La souffrance est individuelle, elle est propre à chacun…. () Elle ne peut être ni jugée ni évaluée, si ce n’est par celui ou celle qui la subit.

 

Pour évaluer s’il y a violence psychologique, le cadre légal est trop restrictif.
Travailler avec la victime pour établir une chronologie permet de mettre en avant le processus, l’emprise, la souffrance et les conséquences.

 

b- Qui devient victime de violence psychologique ?


1. Les enfants victimes de violence psychologique

 

Les enfants victimes de violence psychologique, physique ou sexuelle sont extrêmement vulnérables à la maltraitance.
Leur besoin de reconnaissance et leur dépendance les empêchent de développer la méfiance et la prise de recul indispensable.

L’attitude de ces personnes devenues adultes est de croire que l’autre « sait mieux qu’elle, fait mieux qu’elle, est autorisé à demander et à exiger. »

 Adulte, cette personne reste l’enfant-proie qu’elle était avec ses parents, sans repères. Vulnérable, elle est la proie idéale d’une personnalité prédatrice qui se nourrit d’elle pour vivre.
Ces deux forces opposées sont les fondements de la violence psychologique.

 

Sans victime, le bourreau n’existe pas.

 

2. La vulnérabilité soudaine

 

Certaines personnes peuvent avoir une tendance à se mettre en retrait par rapport à des personnalités plus fortes, mais toutefois parvenir à se construire correctement dans le cadre d’une famille et éducation bien structurée.

Mais il arrive que lors d’une rupture de leur vie équilibrée, ces personnes deviennent des « proies idéales ».
Perdues à la suite d’un deuil, d’une maladie, du chômage, leur vigilance peut diminuer et les rendre vulnérables à l’emprise d’une personnalité toxique.

 

3. Les « zèbres »

 

Difficilement définissable et classés « hors normes », les « zèbres » sont des personnalités à tendance précoce, à haut potentiel émotionnel ou intellectuel, dont le point commun est une pensée en arborescence.

Différents de la majorité de nous, ils grandissent en marge des autres dont ils ne comprennent pas le fonctionnement. Ils ont tendance à se dévaloriser et se juger incompétents.

Leur différence leur semble un handicap : leur empathie, leur grande sensibilité, leur capacité à douter et se remettre en question et leur culpabilité les rendent vulnérables au harcèlement et à la violence psychologique.

 

  • Quel que soit le profil, les victimes sont des personnes qui ont développé l’écoute de l’autre, la bienveillance.
  • Elles ont tendance à s’oublier et manquer de confiance en elles.
  • Elles sont capables de s’embarquer totalement et sans méfiance dans un projet.
  • Elles sont empathiques et sensibles.
  • Elles sont un besoin de reconnaissance qu’elles confondent souvent avec l’amour.

 

Anne-Laure Buffet II. Deuxième partie : quand la violence s’installe

 

Une personnalité toxique va implémenter la violence psychologique de manière sournoise.
La violence n’est ni immédiate ni permanente.
Elle est répétitive, mais se calme quand la victime est prête à réagir.
Elle gagne en force avec le temps.

 


1. La mise en place de la violence psychologique

 

Chaque histoire est unique, sur la base d’un même scénario : toutes les victimes semblent raconter la même histoire et en sont surprises elles-mêmes lorsqu’elles en prennent conscience, ce qui les soulage et les effraie en même temps.

 La victime est tout d’abord séduite.

  • Elle est flattée, rassurée et trouve un « bénéfice » à cette attention qui répond à certains de ses manques.
  • Elle devient dépendante de ce qu’elle reçoit de cette personne qui se montre aimable.
  • Elle livre, sans s’en rendre compte et en toute confiance, ses failles et ses faiblesses.
  • Elle donne au prédateur toutes les informations qui vont servir à sa destruction. Il devient l’ami idéal, le gendre parfait et ne formule aucune critique.

La victime, comme hypnotisée, entre dans le rôle de satisfaire ce prédateur.
Elle modifie son comportement pour recevoir l’approbation et, en même temps, elle s’isole. Petit à petit, elle n’est plus elle, mais se met à jouer des rôles.
Personne ne devine qu’elle va mal. En s’enfonçant dans l’isolement et la dépersonnalisation, elle perd le sens de sa vie et devient un zombie.

 

La violence psychologique est un meurtre sans cadavre, froid et organisé, à l’encontre d’une personne, voire d’une famille.

 

Pour Anne-Laure Buffet, le plus important n’est pas de qualifier la pathologie de l’agresseur ni de savoir s’il est conscient ou non du mal qu’il fait.
Le plus important, c’est de donner la parole à la victime, qu’elle puisse mettre des mots sur son vécu.
Il ne s’agit pas de lutter contre « quelqu’un », mais contre le mal qui s’est installé.

 

a- Le “gaslighting” et le “mobbing”

 

-> Le « gaslighting » est une technique de violence psychologique utilisée pour faire douter la victime de son état mental, de ses perceptions et de sa mémoire.
L’agresseur manipule les faits, en les déformant, en les niant, même quand ils sont tangibles.
En revisitant constamment la vérité, il finit par pousser la victime, pour sortir de la confusion mentale, à renoncer à sa propre vision de la réalité et à croire tout ce que son agresseur lui dit.
 

-> Le « mobbing » est une manipulation d’ordre psychosociale, rencontrée au travail, dans lequel un groupe s’unit pour persécuter une personne, jusqu’à la mener au « burn-out ».
Il est animé par une volonté consciente de se débarrasser d’un individu considéré comme gênant.

 

b- Le pervers narcissique

 

Le pervers narcissique est une personnalité très médiatisée, qui manque de construction psychique et plonge dans un comportement infantile à la moindre contrariété.

Il recherche une personne qui peut lui apporter ce dont il est dépourvu : un talent, une générosité, l’empathie et il exploite les faiblesses de proie.
Indifférent à la souffrance de sa victime, il projette sur elle ses propres failles et veut la détruire, tant il hait l’image de lui que cette personne involontairement lui renvoie.

  • Il utilise le discours, la contradiction, la double contrainte, le doute, etc. pour semer la confusion dans l’esprit de sa proie.
  • Il sait isoler la victime et monter son entourage les uns contre les autres.
  • Il est capable d’agir dans le calme, néanmoins dévastateur.

 

Les formes que prend la violence psychologique sont multiples : on ne peut assimiler tous les toxiques au pervers narcissique (névrosés et psychotiques variés, jaloux, dominateurs, paranoïaques, etc.) : il est indispensable de toujours écouter la victime pour l’aider au mieux.

Celle-ci vit dans la peur quotidienne, alimentée par une obligation de précaution et d’anticipation.

Cette peur est justifiée, car si le pervers narcissique est démasqué, alors le « jeu » pervers implose.

Ce rejet et cette trahison peuvent transformer sa colère en rage narcissique, caractérisée par une perte totale de contrôle.
Le but unique de cette rage est d’anéantir la personne qui le met en danger en l’exposant au grand jour.

 Cette violence ne s’achève que par la complétion de la destruction ou l’intervention d’une force supérieure.

La victime, qui a pris conscience de cette situation doit, pour s’en soustraire, manigancer et donner l’impression que le pervers a encore le contrôle.
C’est un rôle dans lequel elle est mal à l’aise, mais qui conditionne sa survie.

Ces violences existent à différents stades et degrés de développement, chaque histoire est unique.

La reconstruction est longue et pénible. Elle s’entreprend dans l’écoute sans échelle de « valeurs de souffrance ».

 

 

2. Les champs de bataille

 

La violence psychologique, bien qu’invisible, commet des ravages que la victime elle-même ne reconnaît pas, ou n’associe pas.

La victime vit un malaise permanent, elle se sent profondément honteuse et coupable.
Elle dépense beaucoup d’énergie à vivre dans un milieu hostile et développe des mécanismes de défense, dont l’un est le clivage ou la dissociation.

Ce mécanisme permet de survivre comme si les attaques incessantes advenaient à une « autre personne, détachée ». La victime qui parfois ne connaît depuis l’enfance que ce type d’environnement nest pas capable d’en observer l’anormalité ni la toxicité.


a- La violence verbale

 

  • Elle se fonde sur des insultes, des dénigrements, des injures, des ordres (« Tais-toi ! »).
  • L’agresseur attaque sa victime et non ses actes (pas « C’est nul ! », mais « Tu es nulle ! »).
  • Il utilise des demi-compliments (« Ta robe est jolie, mais… »), des remarques vagues (« On doit faire des courses »), des sous-entendus ou des offres de choix piégées (« Tu fais comme tu veux… »).
  • Interviennent aussi l’absence d’écoute, le désintérêt ou le mépris.

Nombre de ces exemples ne portent à aucune conséquence dans une relation équilibrée.

Dans une relation empreinte de violence psychologique, la victime passe son temps à analyser les propos, à essayer d’en deviner le sens réel et se retrouve littéralement ligotée par les mots.

 Ces schémas, dans un premier temps « discrets », évoluent avec le temps en attaques verbales directes et explicites.

 

b- La peur

 

Pourquoi les victimes ne partent pas malgré la peur ?

Elles sont souvent retenues par l’idée que cela ne sert à rien : idée entendue parfois à l’extérieur, mais le plus souvent réitérée par l’agresseur lui-même.
De plus, la victime a désormais une piètre opinion d’elle-même, doute de ses capacités, veut protéger ses enfants, écoute de belles promesses, ressent un vide intense.

C’est autant la culpabilité que la peur qui retient les victimes.

 

Certaines cherchent à s’échapper dans le suicide, d’autres — qui disent ne pas y avoir pensé — développent des comportements d’autodestruction (alcool, anorexie…) et souffrent de pathologies variées : elles en viennent même à être reconnaissantes à leur bourreau qu’il soit encore avec elles, bien qu’elles soient dans cet état.

 

c- La violence physique

 

Il arrive que cette violence psychologique se double de violence physique.

La victime tend à nier ou minimiser ces gestes, se rendant responsable d’avoir provoqué ces comportements.

En niant, elle cherche à se protéger d’une réalité qui la met en danger, mais dans les faits, c’est son agresseur qu’elle protège.

 La violence physique intervient sournoisement et souvent quand l’agresseur sent qu’il perd le contrôle qu’il avait jusqu’alors par la parole.

Elle commence par une « petite violence physique », parfois orientée sur un objet (un poing sur une table, un sac jeté).

 Toutes les victimes ne sont pas rouées de coups, mais la menace existe.
« À la première gifle, je pars » est rarement mis en action, car ce geste intervient tard dans la relation et la victime veut croire que c’est un accident, une erreur unique.

 

d- La violence sexuelle

 

C’est la forme extrême de la violence physique, que beaucoup de victimes ont, par honte et par dégoût, un grand mal à admettre.

Le viol conjugal existe et ne s’accompagne pas forcément de contrainte physique. Il entraîne un sentiment de souillure, voire une dissociation.

 

e- Les conséquences

 

Ces violences répétées, récurrentes, alternées, sont cause de stress, d’angoisse et de troubles cognitifs et physiques.

L’amnésie traumatique, totale ou partielle, est fréquente. Elle est liée au déni de la victime qui doit surmonter la violence, et au déni de l’entourage qui ne veut pas la voir.

C’est un processus de survie, qui peut se manifester par un état de Stress Post Traumatique, résultant dans des troubles très invalidants.

La violence psychologique provoque aussi de nombreuses pathologies : paralysie, perte de cheveux, dérèglements hormonaux, problèmes cutanés, problèmes respiratoires, troubles digestifs, troubles cardio-vasculaires, hypertension, cancer ainsi que des troubles du sommeil et des troubles alimentaires, et la fybromalgie.

 

f- La violence sociale

 

La victime de violence psychologique doit aussi affronter la violence sociale à travers l’incompréhension générale, l’immobilisme des professionnels, l’isolement et la solitude.

Le persécuteur est habile à retourner les rôles auprès de l’entourage, se présentant comme la personne bienveillante qui soutient une personne malade ou fragile. Il se présente alors lui-même en victime.

Une partie de l’entourage s’écarte, alors que ceux qui restent et qui ont compris la manipulation sont souvent désemparés.

En effet, la victime n’est pas prête à les écouter.
Tant qu’ils ne coupent pas les ponts, la victime sait inconsciemment qu’elle pourra faire appel à eux.

Les proches sont des victimes collatérales de la violence psychologique.

 

g. La violence économique

 

De nombreuses victimes de violence psychologique sont financièrement dépendantes.

Elles ne travaillent pas ou plus, ou bien avec/pour leur bourreau. Déjà freinées par la peur, elles sont d’autant plus prisonnières.

Ces dépendances économiques forcent certaines victimes à rester pour assurer une vie décente à leurs enfants.

 

Pour la victime, il est difficile d’établir un parallèle entre se retrouver à la rue avec ses enfants et une violence qui n’est « que des mots ».

Quitter une personnalité toxique coûte cher : il faut assurer son quotidien, et en plus les frais médicaux, les procédures judiciaires, les expertises, les médiations… (parfois pour peu de résultats).

 

h- La violence juridique

 

La violence juridique vient s’ajouter aux précédentes.

Dans le cas de divorces conflictuels, la Justice est mal équipée pour juger les cas de harcèlement et de violence psychologique.

Les délais sont interminables.
La durée des procédures contribue à alourdir le poids psychique, physique et économique pour la victime.

De plus, les victimes ne sont pas toujours entendues lorsqu’elles souhaitent porter plainte.

Prouver la violence psychologique est une entreprise délicate, à charge de la victime qui, en plus, va subir l’acharnement de la personne à laquelle elle veut échapper.
Il est indispensable d’en être conscient et de préparer en amont une stratégie.

Former les professionnels de la justice (magistrats, policiers, avocats…) est une urgence.

 

i- La violence médicale

 

L’état de confusion des victimes les empêche parfois de communiquer leurs ressentis. Elles pourront être traitées pour les symptômes qu’elles présentent, sans toutefois que la cause soit adressée, puisqu’ignorée.

Le coût des traitements peut aussi être un obstacle.

Dans le cas de harcèlement moral au travail, notamment du « burn-out », il est fréquent que celui-ci ne soit pas reconnu ou admis.

La violence médicale peut se révéler encore plus destructrice quand les représentants médicaux sont eux aussi manipulés par la personnalité toxique.

Ainsi certaines victimes cherchent de l’aide auprès d’un médecin dupé, qui va jouer le jeu du manipulateur.
Le secours cherché se transforme en une preuve de plus de sa « folie », pouvant aller jusqu’à la camisole chimique.

Les intervenants du milieu médical bénéficieraient d’une meilleure connaissance de la violence psychologique.

 

j- Une société sans repère

 

Dans notre société en mutation, nous avons perdu nos repères familiaux et spirituels.

La prolifération de l’esprit consumériste est adaptée au développement du profil de personnalité toxique qui consomme, jouit et jette.

Les critères de popularité (réseaux sociaux, culte de l’image) invitent à se dévoiler à outrance, sans réflexion sur les conséquences possibles.

La violence psychologique est polymorphe et dévastatrice, mais elle peut être stoppée.

 

III. La reconstruction et l’après

 

Les victimes de violence psychologique doutent longtemps de la situation dans laquelle elles se trouvent.

À défaut d’entretien avec un professionnel qualifié, des « faisceaux d’indices » peuvent aider à la prise de conscience.
Anne-Laure Buffet propose un questionnaire pour analyser sa situation.


1. La rupture

 

Il est possible de mettre un terme à la violence, reprendre le contrôle de sa vie, en devenir maître et responsable.

C’est une personnalité plus forte, plus sereine et plus en accord ave sa véritable identité intérieure qui renaît de ce travail.

 Quitter la relation ne suffit pas, il faut se défaire des schémas toxiques


a- La prise de conscience

 

La prise de conscience n’est pas forcément le facteur déclenchant.

Elle est souvent progressive.

Le facteur déclenchant est lui un événement précis qui définit l’avant et l’après.
Même s’il s’agit d’un « non » à voix basse, c’est un non.

Cet événement, qui peut être aussi anodin que violent, est souvent paradoxal.

Que les proches soient convaincus que tous les efforts qu’ils font, apparemment sans succès, pour éveiller la conscience de la victime font leur cheminement intérieur : qu’ils ne se découragent pas !

Si la victime est en danger physique, l’action (fuite) peut être simultanée au déclic.

Dans le cas où l’urgence n’est pas manifeste, la victime peut préparer sa stratégie de départ.

 

Quelles sont les alertes qui éveillent la conscience de la victime ?

 

-> les alertes physiques

 Le corps ne ment pas : la violence psychologique se manifeste par des troubles physiques, qui invitent — ou forcent — la victime à consulter peuvent être l’occasion pour elle, grâce au médecin, de faire le lien de cause à effet entre le trouble physique et le harcèlement.

 

-> les alertes psychologiques

La prise de conscience des mécanismes de manipulation dont elles font l’objet propulse souvent les victimes dans une « hypervigilance », que certains qualifient de paranoïa, car elles finissent par se méfier de toutes les personnes gentilles avec elles.

Championnes de l’autocritique, elles se sentent responsables de la situation. Tant que le déclic n’est pas fait, le bourreau est capable de modifier son comportement et redevenir la gentille personne d’antan.

Ce va-et-vient permanent est une véritable persécution, et le danger que la victime pressent est bien réel.

La prise de conscience enclenche la phase d’action et d’attaque.

 

b- Protéger les enfants

 

Dans les séparations conflictuelles, le parent toxique cherche à utiliser les enfants.

Ceux-ci essaient de rester hors du conflit, mais peuvent eux aussi être manipulés, ce qui terrorise le parent sain autant que les « perdre ».

 La victime peut souhaiter « protéger » son enfant en l’éloignant de l’auteur de la violence psychologique. Ce faisant, elle ne se rend pas compte qu’imposer « choisir un parent » est d’une violence inouïe pour lui.

 

L’une des meilleures protections pour la relation entre la victime et son enfant est l’authenticité.

  • La victime doit rester authentique à son histoire, à sa vérité, sans chercher à savoir le comportement de l’autre parent, sans minimiser, ni dissimuler ou nier les faits, la souffrance ou la violence.
  • Parler de ceux-ci dans un discours posé, rationnel et objectif apporte à l’enfant la protection dont il a besoin. Sans cette protection, l’enfant peut se tourner vers le parent qui lui semble le plus fort.
  • Écouter son enfant implique de lui donner la chance d’exprimer son ressenti à lui, sans juger les actes de son autre parent.
  • L’enfant doit connaître les faits, mais n’a pas à être le réceptacle des émotions de son parent victime.

c- La contre manipulation

 

Les proches – souvent aveugle aux manifestation de la violence psychologique- comprennent rarement qu’un dialogue avec le conjoint toxique est impossible.

Pour rompre le lien qui la lie, la victime va devoir apprendre des nouveaux comportements.
En acceptant sa part de responsabilité, et en agissant quotidiennement, elles remplacent la passivité, la honte et la culpabilité par une nouvelle énergie.

 La victime craint de ne pas arriver à se libérer.
De son côté, le manipulateur peut « sentir » le changement d’attitude interne de la victime et en jouer pour la déstabiliser.
La victime est encore faible et doit utiliser de tous les outils à sa disposition pour reprendre des forces.

Modifier sa communication, parler le moins possible, apprendre à s’opposer, diminuer les échanges, rester factuelles, cacher certaines choses, ne plus négocier, ni se justifier, ne plus obéir : tout ce qui limite les échanges réduit l’emprise.

 

La technique de « no-contact », très prônée, a l’inconvénient de donner à la personne toxique, souvent procédurière, la possibilité de rejeter la faute sur la victime.
Une réponse réfléchie est préférable.

La victime doit apprendre à construire sa communication de telle sorte à obtenir ce qu’elle souhaite (sachant que le toxique répondra non, demander l’opposé de ce qu’elle souhaite réellement, par exemple).

La victime doit savoir que le chantage au suicide est précisément un chantage.
Elle doit aussi apprendre à maîtriser sa colère, et plus encore, l’ironie.

 

Les mots clefs de cette résistance sont :

Pas de précipitation, pas de justification et pas d’émotions.

 

La contre manipulation s’apprend avec le temps.
La victime doit comprendre et accepter l’intérêt de cette technique, pour ne pas se sentir coupable d’utiliser de telles méthodes.

Elle doit se rappeler qu’elle est, elle aussi, une personne à part entière. Libre d’exister pour elle-même, et donc de s’opposer.

La victime qui espère qu’une communication « normale » pourra s’instaurer est dans l’attente illusoire d’un changement qui n’arrivera jamais.

L’objectif doit rester constant : se sauver pour se protéger et vivre sa vie.

 

d- L’effet d’addiction

 

L’une des particularités de la manipulation par une personnalité toxique est son effet addictif sur la victime.
En effet, les mensonges liés à la violence psychologique sont toujours fondés sur une part de vérité, celle-là même qui fait douter la victime et à laquelle elle se rattache comme un drogué à sa dose.

Tous les mensonges, déformations de la vérité et dénigrements ont été injectés à petite dose pendant des années.

Comme avec une drogue, la victime subit sans s’en apercevoir la toxicité du poison alors qu’elle continue de rêver à un monde plein de belles promesses

La séparation lui fait découvrir sa dépendance.

  • Elle souffre, elle a besoin d’aide, elle a besoin de parler, elle doit reconstruire une vie démantelée.
  • Elle a peur, peur du combat, peur d’être seule, peur du regard des autres.
  • Habituée à être pilotée par le conjoint toxique, elle est démunie.
  • Les violences, même, lui manquent, car elles lui donnaient le sentiment d’exister.

 Ceci explique le balancier des personnes qui s’en vont et retournent, s’enfonçant chaque fois un peu plus bas. Dans la séparation, la victime perd aussi le sentiment d’être aimée, remplacé par un immense sentiment de trahison.

Se libérer de la violence psychologique est un sevrage à proprement parler.

 

2. La reconstruction

 

a- Le deuil

 

Cet état affectif douloureux est une phase de renonciation à ses croyances et ses convictions.

Les 5 étapes du deuil, qui mettent en avant la résistance psychologique au changement, sont les suivantes :

  1.        le choc et le déni
  2.        la colère et la révolte
  3.        la transition (oscillation entre refuser le changement et nouveaux espoirs)
  4.        la compréhension
  5.        l’acceptation (le regard porté sur le vécu est totalement transformé)

 L’acceptation est caractérisée par la reprise de la pleine responsabilité sur son histoire, sans ressentiment.

 

Le processus

 

Il est long et la victime peut souvent avoir le sentiment de ne pas y arriver.
Cependant, chaque petit pas est une victoire : la séparation doit être physique, mais surtout psychologique.
Le temps est un allié.

Cette phase est encore plus difficile si l’auteur de la violence psychologique est un parent.

La victime doit apprendre à faire la paix avec son vécu, être capable d’en parler en toute honnêteté sans minimiser les événements, en exprimant ce qu’elle ressent physiquement et psychologiquement.

Seule une narration complète lui permettra de se soulager et d’obtenir le soutien dont elle a besoin.

 Les victimes peuvent rarement faire un travail seules. Elles bénéficient du soutien d’une tierce personne, qui professionnelle ou non, saura fournir une écoute neutre et bienveillante.

La personne victime de violence psychologique a tendance à ne pas parler d’elle, mais de son agresseur.
Elle a l’impression de passer aux aveux d’un forfait qu’elle n’a pas commis.

Il est important que la victime puisse être ramenée au cœur de son histoire en utilisant le « je » et qu’elle apprenne à nommer ses souffrances.

C’est une étape éprouvante pour la victime, mais qui lui sert à sortir de l’isolement. Un proche ou ami peut aisément être débordé par le flot de paroles, ce qui justifie l’appel à une aide thérapeutique qualifiée.

 

La résilience

 

La résilience est la possibilité de se remettre à vivre après une agonie psychique traumatique.  

Elle repose sur des capacités psychiques telles que :

  •        la perspicacité ou la capacité d’analyse
  •        l’indépendance ou la capacité à être seul
  •        l’aptitude aux relations
  •        la créativité
  •        l’humour
  •        la moralité ou la capacité à interroger les valeurs
  •        la capacité à affronter le traumatisme (et non pas le nier).

        L’humour est récurrent en thérapie, il réveille un bien-être émotionnel.
De nombreuses victimes se sentent libérées par une pratique artistique, qui leur permet de rompre le lien toxique dans une forme de sublimation et une élévation à un niveau spirituel.

 

b- L’après

 

Après la séparation, les victimes de violence psychologique doivent se préparer à se retrouver d’une part face à un vide abyssal, intensifié par le manque, et d’autre part, au fait que la terreur ne disparaît pas, exacerbée par la peur que « ça recommence ».

La peur de la solitude, le sentiment d’une existence inutile viennent ronger le plaisir et la satisfaction des petites réussites, entraînant la victime dans une spirale de négativité.

La dépendance à l’autre instaurée dans la relation toxique par un lavage de cerveau reste présente.
La victime doit apprendre à sortir du triangle dramatique (Karpman) pour rompre le processus destructeur.

Elle doit construire (ou reconstruire) son identité par l’affirmation de soi et trouver sa propre place dans le respect et la bienveillance.

 

Les victimes peinent souvent à envisager une nouvelle relation amoureuse.
Si elles s’y aventurent, la peur de reproduire un schéma toxique les pousse à comparer cette nouvelle relation ou cette nouvelle personne avec leur histoire passée.
Elles mettent du temps à ériger la distance avec leur passé destructeur.

Pour le nouveau compagnon, il semble que c’est un couple à trois qui se forme, hanté par la présence de l’ex. Il peut apporter une oreille bienveillante, mais ne doit pas se laisser envahir.

 

La victime peut souffrir longtemps d’intrusions, de réflexes conditionnés : elle ne peut pas s’en prémunir, mais le savoir l’aide à prendre du recul et analyser ces événements dérangeants.


1. Les thérapies


L’aide d’une personne extérieure est essentielle pour la reconstruction : elle apporte des réponses, des reformulations et le soutien dans les moments durs, pour continuer à progresser.

 Le thérapeute aide la victime à trouver la force qui existe en elle, pour briser le lien toxique, à tuer les fantômes du passé et à apprendre à vivre autrement.

La durée de la thérapie est aussi variée que les victimes, et que le comportement des personnalités toxiques, qui peuvent longtemps revenir et essayer de leur nuire, ce qui explique que les rechutes sont possibles, voire normales, dans le processus de séparation.

La victime doit apprendre à sortir de sa zone de confort : le cadre de sa routine familiarise avec le quotidien, mais il empêche la remise en question. La thérapie apporte à las la rééducation et la reconstruction.

 

La thérapie doit être adaptée à la victime.
S’il peut être efficace à long terme de comprendre le « pourquoi » de cette histoire, le plus important dans un premier temps est de répondre au « comment » : comment s’en sortir, comment apprendre à vivre autrement ?
Les thérapies brèves sont donc plus efficaces.

Le premier rendez-vous doit permettre à la victime de parler et de créer un lien avec le thérapeute.
L’objectif de la thérapie est toujours d’apprendre à vivre par et pour elle-même, à s’opposer à son agresseur.

 Le résultat est une personne solide, consciente de ses forces, plus vivante.
Elle peut arriver à transcender son expérience et à en parler comme d’un tremplin, ce qui parfois déconcerte son entourage.

 

2. Le pardon

 

Pardonner est une question épineuse : pourquoi pardonner à quelqu’un qui ne reconnaît pas le mal qu’il a fait ?

Pardonner à l’autre est donc une question personnelle, qui revient individuellement à chaque victime.

Par contre, se pardonner est l’ultime étape de la reconstruction.

C’est comprendre, accepter et se responsabiliser, ce qui augmente la confiance en soi.

 La question de pardonner à un parent toxique est encore plus complexe, particulièrement quand elle touche à l’intime.

 

« Personne ne fait bien ou mal en pardonnant »

 

IV. Epilogue

 

Dans cette dernière partie, Anne-Laure Buffet décrit la situation actuelle des personnes qui ont accepté de confier leur témoignage tout au long du livre.

Elle explique que toutes ces personnes se sont battues quand elles ont compris qu’elles ne vivaient pas « leur » vie et ont fait des choix difficiles pour se sortir de la violence psychologique.

La reconstruction est longue, mais elle apprend aux victimes à s’aimer.

 

« Les personnes qui ont été victimes, qui se sont reconstruites et retrouvées, regardent les cicatrices laissées par la violence psychologique avec respect.
Ce sont leurs cicatrices, leurs empreintes, leur histoire. C’est la trace indélébile d’un combat qu’elles ont remporté. »

 

 

 

V. Mon avis sur ce livre :

 

 

À regretter :

 

Je n’ai rien du tout à regretter à propos de ce livre, il est excellent.
Le seul moyen actuellement de se le procurer est en contactant directement Anne-Laure Buffet : c’est une petite contrainte, mais le livre vaut vraiment cet effort.

 

À applaudir :

– > Anne-Laure Buffet, dans ce livre, confirme sa position de soutien à la personne victime de violence psychologique.
Tout son ouvrage est concentré sur le ressenti de cette personne, ressenti que l’on ne peut aborder que par l’écoute active.

  • -> L’auteur place la violence psychologique à la base de toutes les autres formes de violence et explique très bien les mécanismes qui interviennent dans la relation toxique :
  • ceux qui prédisposent une personne à tomber dans le piège d’une personnalité toxique,
  • ceux qui se mettent en place dans la relation 
  • et ceux qui permettent de s’en sortir.

    -> L’ouvrage apporte beaucoup de pistes de réflexion, très bien illustrées par les témoignages variés. Il fait aussi référence à des notions plus vastes de psychologie, ce qui fournit à la lectrice des points de départ pour des approfondissements sur les sujets qui résonnent en elle (par exemple, le triangle de Karpman, la zone de confort, etc..)

    -> Enfin, comme je l’ai dit en introduction, ce livre peut être un ouvrage d’accompagnement pour l’exploration de sa propre histoire, des années mêmes après une séparation. Le résumer n’en donne qu’une piètre saveur.


Comment se procurer le livre?

 Contacter directement Anne-Laure Buffet qui vous l’enverra.

Fais-moi savoir ce que tu penses de ce livre si tu l’as lu et conseille-moi les ouvrages qui t’ont aidée dans les commentaires ci-dessous.!

Rejoins-nous vite sur le groupe privé gratuit sur Facebook: “Se reconstruire en toute sérénité”!

Et sur la chaîne Youtube!

Publié le 7 février

Partager cet article
  •  
  •  
  •  
  •  
    60
    Partages
  • 60
  •  
  •  
  •  
Virginie Loÿ
Je m'appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d'une relation abusive ou violente.

3 thoughts on “Revue du livre : Victime de violences psychologiques d’Anne-Laure Buffet”

  1. Excellent résumé du livre que je voudrais commander mais je ne sais pas où et comment. Je suis au stade de la reconstruction difficile de ma personnalité. C’est comme s’il m’avait vidé de ma substance ! Je ne sais plus agir comme emprisonnée, engluée. Je voudrais me bouger !

  2. Merci pour ton message.
    Pour se le procurer, il faut contacter directement Anne-lLaure qui te l’enverra. Le lien est dans l’article, mais ton commentaire me permet de remarquer qu’il est trop petit et je vais le mettre en gros et en couleur.
    Bonne lecture et n’hésite pas à reprendre contact! Ici on est fan de reconstruction 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

TÉLÉCHARGE le plan en 3 ÉTAPES pour tout recommencer sans peur :-)
x