Relation Saine : des bases solides en 3 étapes

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Les bases d'une relation saine en 3 étapesComment peut-on faire la différence entre une relation saine et malsaine ?
Nous sommes toutes différentes, après tout !
Nous avançons dans la vie avec notre passé, qui nous est unique, et avec nos rêves, eux aussi, uniques.
Pourquoi certaines d’entre nous semblent courir après une relation amoureuse saine et équilibrée, sans jamais vraiment la trouver ?

Dans cet article, je te propose d’aller explorer tes croyances, ces pensées sur lesquelles tu construis ton idée du couple.
Nos pensées définissent la base d’une relation saine, mais nous ne sommes pas toujours conscientes de nos pensées…
Certaines nous empoisonnent, sans que nous le sachions.

Je n’ai pas caché, au fil de ce blog, que j’ai mis un certain temps à comprendre les bases d’une relation amoureuse équilibrée et respectueuse. Aujourd’hui, j’ai une relation saine avec moi-même. Et donc, avec ceux qui m’entourent.

 

Je te propose ici un exercice en 3 étapes que j’applique régulièrement quand je me sens bloquée.
Identifier mes pensées et mes croyances me permet de me débarrasser de ce qui est en travers de mon chemin.
Je m’en suis servi sur des thèmes différents (le couple, le mariage, l’argent, le succès, etc.).
Les découvertes que je fais sur mes croyances sont toujours époustouflantes !

 

Dans cet article, j’explique

  • pour quoi nos pensées sont à la base de la qualité de notre relation de couple
  • étape 1 : comment identifier les croyances qui existent en toi, au passé, au présent et au futur
  • étape 2 : comment reconnaître le lien entre tes pensées et tes résultats (les bons et les moins bons…)
  • étape 3 : comment faire le ménage, abandonner les pensées caduques, choisir les pensées à travailler, renforcer les pensées motivantes,
  • et en conclusion, je donne une méthode pour évoluer vers les pensées qui t’approchent de tes objectifs, mais qui — pour l’instant — te semblent impossibles à croire. Par exemple : « je le quitte », « je vais refaire ma vie »…

 

I. Les bases d’une relation saine
sont dans nos pensées

 

Tous les résultats que nous observons dans notre vie sont les conséquences de nos pensées.
Malheureusement, nous voyons bien mieux nos résultats que les pensées qui les ont créés.

Certaines de nos pensées sont conscientes, nous les avons formées par notre propre réflexion.
Beaucoup sont des phrases dont nous ne sommes pas conscientes, des phrases qui ont été semées dans nos têtes, un jour, enfant peut-être.
Des observations que nous avons faites, des phrases que tu nous avons acceptées comme telles, comme des vérités, et qui polluent notre mental sans que nous le sachions.

(Pour explorer ce sujet, je recommande de lire « Les quatre accords toltèques ». Don Miguel Ruiz explique très bien comment nous créons et entretenons les pensées qui forment la base de nos croyances.)

 

 

Nos pensées affectent notre définition d’une relation saine, notre conception du succès, notre estime de nous-mêmes…
Elles affectent TOUT.
Elles définissent tous les choix que nous faisons dans notre vie.
Nos pensées créent tous nos résultats.

Pourtant, trop souvent nous ne les connaissons pas en profondeur…

Il est temps de faire un bilan !

 

II. 3 étapes pour changer tes croyances

 

1- Étape 1 :
identifie les pensées qui constituent tes croyances

 

La première étape consiste à recenser toutes les phrases que tu as entendues et « absorbées » depuis ton enfance jusqu’à maintenant, sur le sujet que tu choisis d’examiner.

Pour comprendre sur quoi tu fondes ta conception d’une relation de couple saine, définis le sujet d’une manière large et neutre. 

Dans ce cas aujourd’hui, nous choisissons la version la plus courte et neutre : « le couple ».

Munis-toi de trois feuilles pour faire l’exercice par écrit.

a) Le passé


Inscris le titre « PASSÉ » sur la première page et écris toutes les phrases qui te viennent à l’esprit,
quand tu réfléchis à la notion de couple.

Place toi mentalement à différents âges et lieux de ta vie,
avec les différentes personnes qui ont fait partie de ton entourage : parents, maîtresses, professeurs, oncles et tantes, frères et sœurs, amis et leurs parents…
N’oublie pas les remarques entendues de manière fortuite et qui ont laissé une trace dans ta mémoire.

  • Qu’as-tu observé ?
  • Comment tes parents vivaient-ils leur couple ?
  • Qu’as-tu entendu ?
  • Qu’as-tu tiré de tes lectures, des livres, des magazines, etc. ?
  • Que t’a-t-on dit à l’école, à l’université, à l’église (temple, mosquée, etc.)
  • Que pensais-tu du couple, à 13 ans ? À 17 ans ? À 25 ans ?
  • Qu’attendait-on de toi dans ta vie amoureuse ?
  • Qu’est-ce qu’on t’a appris sur le couple ?
  • Qu’as-tu vécu dans tes relations amoureuses, dans ton couple ?
  • Qu’attendais-tu de ces relations, de ton mariage ?
  • Etc.

 

b) Le présent

 

Ensuite, tu recommences sur une autre feuille, pour le présent.

Tu inscris en titre « PRÉSENT » et tu passes en revue tes pensées actuelles.
Toutes les phrases qui circulent dans ta tête par rapport à ta situation actuelle, celle de ton entourage :

  • Que penses-tu de ton couple aujourd’hui ?
  • Qu’est ce que « le couple » représente pour toi ?
  • Que ressens-tu ?
  • Que penses-tu des couples qui t’entourent ?
  • Que représente pour toi une relation saine, aujourd’hui ?
  • Que penses-tu de la situation de couple (ou de célibat) dans laquelle tu es actuellement ?
  • Es-tu satisfaite ? Frustrée ? Démoralisée ?
  • Etc.

 

c) Le futur

 

Enfin, sur la dernière feuille, tu te tournes vers ton avenir.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi aimé:  Revue du livre: "Les manipulateurs et l’amour" d’Isabelle Nazare-Aga

Écris « FUTUR » en haut de ta page et projette-toi dans les années à venir, jusqu’à la fin de ta vie :

  • Quand tu penses à la notion de couple dans ton futur, que vois-tu ?
  • Que souhaites-tu ?
  • Crains-tu de ne pas savoir identifier les signes d’une relation malsaine ?
  • Dans quelle situation t’imagines-tu à ta retraite ?
  • Que penses-tu des personnes plus âgées que toi qui sont en couple ?
  • Que penses-tu des vieilles veuves ?
  • Et toi, seras-tu seule, accompagnée ?
  • Éprouves-tu de la honte, de la peur, de l’enthousiasme ? Pourquoi ?
  • Etc

 

 

Ne censure rien !

Aucune pensée n’est honteuse.
Plus tu es honnête et exhaustive,
plus ta liste te permettra de comprendre quelles sont les pensées clés sur lesquelles tes croyances sont fondées.

 

Pour te donner une idée de ce à quoi ce travail peut ressembler, voici un exemple bref de phrases qui me sont venues à l’esprit en faisant ce travail. Il s’agit de phrases de mon enfance :

L’homme est le chef de famille.

On se marie pour toujours.

Un jour, je rencontrerai le grand amour, d’un seul coup. On ne choisit pas, ça « arrive » tout seul.

Le mariage est un sacrifice.

Si elle ne le quitte pas, c’est qu’elle aime ça. (entendu dans la bouche d’un proche à propos d’une femme victime de violences conjugales, quand j’avais entre 10 et 12 ans)

Etc, etc., etc.

 

 

2- Étape 2 :
Trier, regrouper, et reconnaître les liens pensée-résultat

 

À l’issue de cet exercice, tu auras (au moins) trois pages sur lesquelles toutes tes pensées par rapport au couple sont notées.
J’ai souvent gribouillé bien plus de trois pages…
Quand on prend le temps et qu’on se laisse aller, on peut être surprise par le nombre de phrases qui circulent dans notre tête, sans aucune supervision, et qui créent — dans notre vie — les dégâts qu’elles créent… !

Il est fort probable que certaines pensées similaires soient revenues à de multiples reprises.
Certains thèmes sont récurrents, exprimés sous des angles différents.
Le seul fait de lister ses pensées peut déjà permettre d’identifier des groupes de phrases
qui éclairent de manière très pertinente les choix que l’on a pu faire dans sa vie.

 

Si je me prends encore une fois comme exemple,
les quelques pensées que j’ai notées plus haut peuvent assez facilement expliquer
sur quelles croyances je construisais mes relations autrefois.
Avec de telles phrases en tête, il semble presque évident que,
quelle que soit la personne que j’aurais choisie pour mari,
j’aurais créé une relation déséquilibrée et dysfonctionnelle.
Mon choix était biaisé d’emblée.

 

Il est tout à fait possible que tu remarques parmi tes pensées des phrases qui te paraissent complètement « idiotes » aujourd’hui.

Tu te dis que tu ne penses plus comme ça maintenant.
Mais ces pensées sont quand même restées comme « fond d’écran »,
elles perturbent la clarté de tes réflexions et surgissent parfois à des moments inopportuns.

Tu trouveras aussi des pensées qui rentrent en conflit les unes avec les autres,
c’est-à-dire que ton cerveau « croit » en une chose et en son contraire,
et choisit la croyance la plus facile à respecter en fonction de la situation (sans que tu le saches !)

 

Exemple :
L’idée que l’homme est le chef de famille peut paraître désuète aujourd’hui. Elle est rétrograde et m’horrifie.
Elle ne l’était pas quand je l’ai assimilée, petite fille.
D’ailleurs, légalement en France, quand j’étais enfant, le père était le chef de famille.

Cette « vérité » a continué de vivre en moi, incontestée, pendant longtemps, alors qu’à un autre niveau,
dans une autre case de mon cerveau, j’entretenais aussi la pensée contraire, créée plus tard, que l’homme et la femme sont égaux dans le couple.

Donc, théoriquement, je trouvais que l’égalité était souhaitable, voire indiscutable, en politique, dans les couples des autres, etc.
Mais dans ma vie personnelle, je m’identifiais à l’idée de l’homme-chef de famille.

 

De la même manière que moi,
tu vas observer comment les pensées que tu avais ont créé les résultats de ta vie.

N’hésite pas à regrouper et résumer tes pensées principales en phrases courtes et concises,
et à visualiser comment ces pensées ont créé ta vie en utilisant le modèle de Brooke :

C (Circonstance) : Mari violent
P (Pensée) :            Le mariage est un sacrifice
E (Émotion) :          Soumise, sans espoir
A (Action) :              J’essaie de me transformer, j’essaie de conformer, je n’échange pas d’égal à égal
R (Résultat) :          Je ne suis pas moi, je ne suis pas heureuse, je me sacrifie et je sacrifie ma vie pour mon mariage.

(Je permets de faire remarquer ici : quelles aurait été les conséquences si ma pensée avait été :
« je suis digne de respect »
, ou « la violence est inacceptable »)

 

3- Étape 3 :
Faire le ménage et choisir ses pensées

 

Si l’exercice permet de comprendre certains de nos agissements dans le passé,
nous savons que nous ne pouvons pas revenir en arrière.

Nous pouvons faire un exercice pour réécrire notre passé
pour l’éclairer sous des spots qui gomment les phases d’ombre,
car il est tout à fait en notre pouvoir de choisir de nous attacher
soit à ce qui nous fait du mal soit à ce qui nous fait du bien.
(-> Je propose cet exercice dans cet article)

Nous avons aussi la possibilité d’analyser et de comprendre les mécanismes en jeu
quand nous sommes dans une relation malsaine ou victimes de violences.
(-> Autre exercice dans cet article)

Et surtout, à tout moment :
Nous avons le pouvoir de choisir de penser les pensées qui nous servent :
c’est-à-dire celles qui ne nous font pas souffrir,
et celles qui nous dirigent vers les résultats que nous souhaitons.

 

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi aimé:  Le cycle de la violence, ça s’applique à moi ?

Que souhaites-tu pour ton futur : une relation de couple saine et équilibrée ? Une relation apaisée avec toi-même ?

Est-ce que les pensées que tu entretiens dans ton esprit te dirigent vers ce résultat ?

 

Je t’encourage à choisir de

  • ne plus t’attacher aux pensées qui te causent du tort.
  • choisir des pensées qui te portent vers les objectifs que tu souhaites.

 

Comme avec la pratique de la méditation, le seul fait d’observer tes pensées à un effet.
Pour certaines de ces phrases, le fait d’avoir été mises à jour les rend immédiatement inoffensives.

Je trouve cependant préférable de faire le travail jusqu’au bout
et de lister les pensées que je veux garder, celles dont je veux me débarrasser.
Ainsi en envoyant un message clair à mon cerveau,
je valide ce que je veux penser
et je classe en pensée-parasites ce qui ne conforte pas l’idée que j’ai choisie :

 

Je peux dire à mon cerveau :
« Nous pensons : l’homme et la femme sont égaux ».
Point.

 

(Le cerveau essaiera régulièrement de réactiver les pensées ancrées de longue date,
car elles lui sont familières.
Notre travail consiste à lui répéter notre ordre aussi longtemps que nécessaire,
pour que la nouvelle pensée devienne automatique)

 

Voyons maintenant comment travailler les pensées difficiles, celles que nous aimerions croire, mais qui nous semblent impossibles.

III. Des pensées pour une relation sereine

 


Nous ne pouvons pas changer toutes nos pensées immédiatement.

Certaines sont très ancrées, depuis très longtemps.
Dans la plupart des cas, essayer de passer d’une pensée très négative à une pensée très positive
est comme de nous demander de faire le grand écart.
Impossible.

 

C’est l’une des raisons pour lesquelles je ne publie pas de citations sur Facebook ou les réseaux sociaux,
même si ce sont ces phrases qui récoltent le plus de partages et de « like ».

Car pour aller mieux, il ne suffit pas d’essayer d’adopter une phrase,
et surtout pas une phrase à laquelle on ne croit pas !

Si je scotche sur mon miroir de salle de bain la phrase :
« Je suis irrésistible et tous les garçons me courent après »,
alors que je me sens moche et nulle,
non seulement, je ne me sens pas irrésistible,
mais en plus je me sens encore plus nulle de ne même pas pouvoir mettre en application un « truc » aussi simple…
autant dire que dans cet état d’esprit, je me sens encore plus moche et personne ne me courre après…

Pour changer des pensées ancrées, nous pouvons créer des pensées-passerelles
qui vont nous amener par étapes à la pensée que nous voulons nous approprier.
C’est ainsi que nos pouvons changer notre système de croyances.

 

Si tu es dans une relation malsaine, si tu souffres dans ton couple et
que ta pensée est « Je ne pourrais jamais le quitter »,
essayer de croire à « je divorce demain » est impossible.
Résultat : tu ne fais rien.

 

Voici une succession de pensées qui créent une passerelle.
C’est un exemple qui montre comment on peut faire évoluer son modèle mental.
On crée une suite de pensées qui modifient la phrase de départ de manière douce et subtile.
Chaque fois que l’on s’est approprié une phrase, au point d’y croire véritablement,
on peut la modifier de nouveau, jusqu’à ce que l’on arrive à croire à notre objectif.

« Je ne pourrais jamais le quitter »

« Je n’ai pas besoin de décider aujourd’hui si je pourrais le quitter un jour »

« Je pourrais peut-être le quitter un jour »

« Je pourrais me renseigner comment ça se passerait si je le quittais un jour »

« Je me renseigne comment ça se passerait si je le quittais »

« Je sais comment faire si je le quitte »

« Je peux le quitter quand je veux »

« Je divorce »

(si tu inscris ces pensées dans un Modèle de Brooke,
tu peux comprendre les émotions qu’elles génèrent,
les actions que tu prends et donc les résultats que tu crées dans ta vie)

C’est un processus qui s’établit dans le temps.

 

 

“Il faut beaucoup de courage pour remettre en question ses propres croyances.
Car même si on ne les a pas choisies, il est néanmoins vrai qu’on leur a donné notre accord.”

Don Miguel Ruiz « Les quatre accords toltèques »

 

Je t’invite à mettre cette méthode en application immédiatement, avec le problème qui te tracasse le plus en ce moment.
Je suis presque sûre que tu te surprendras toi-même avec les découvertes que tu feras.

J’ai choisi le couple comme exemple, car dans le blog, nous abordons principalement les relations toxiques dans le cadre du couple.Tu peux cependant l’appliquer à toute autre type de relations ou de problème.

J’espère que cet exercice t’aide à reconnaître le lien entre tes croyances et la construction d’une relation saine dans ta vie,
que ce soit avec toi-même, en couple ou ailleurs.

 

N’oublie pas de faire tes commentaires, partager tes découvertes ou poser tes questions ci-dessous.

Merci !

 

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Attribution des photos: Stéphane Delval (couverture, modifiée) et Pixabay

Publié le 21 mars

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Virginie Loÿ
Je m'appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d'une relation abusive ou violente.

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