Mon podcast de développement personnel pour en finir avec les relations toxiques

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Mon podcast de développement personnel pour en finir avec les relations toxiquesAlors ça peut paraître un peu bizarre que je fasse les présentations officielles du podcast de développement personnel que j’ai créé — et de moi, par la même occasion — seulement maintenant, alors qu’il s’agit du 20e épisode, mais il y a une bonne raison pour cela !

En plus, ça tombe bien, parce qu’à un jour près, le blog une chose par jour a un an : j’ai publié le premier article le 28 juin 2018, donc c’est une bonne occasion de célébrer ce qui est fait et ce qui va venir cette année. Le podcast une chose par jour a vu le jour en septembre seulement 🙂

 

1. Un podcast de développement personnel

 

Présentation du podcast

 

Le podcast est consacré au soutien aux victimes de relations toxiques ou violentes et au développement personnel. Dans cet épisode, j’explique mon parcours, notamment au travers de mes expériences de relations et de mariage violent, comment j’en suis sortie, notamment avec le travail sur moi et la pensée positive, et comment je me suis reconstruite. Puis, de fil en aiguille, comment je me suis engagée dans le soutien aux victimes de violence conjugale, en même temps que je commençais un véritable voyage de développement personnel.

Depuis que j’ai commencé le blog, je continue d’évoluer et je sais que mes lectrices et auditrices suivent dans mon sillage, et c’est super. Pas toutes, bien sûr, mais celle pour lesquelles mon approche est cohérente et motivante — pour elles, et c’est l’essentiel.

 

Ensuite, je parle de mes objectifs avec ce blog et ce podcast centrés sur la reprise du contrôle de sa vie, car je continue de penser que trop de femmes ne se donnent pas suffisamment les moyens de se libérer de leurs expériences douloureuses et de leur passé. Ou alors, elles cherchent — en premier — à résoudre le passé pour pouvoir aborder le présent, alors que ce n’est pas forcément indispensable. Elles restent insatisfaites de leur vie, voire malheureuses = pas heureuses, bien trop longtemps. Alors qu’on a qu’une vie et qu’elle passe vite !

 

Pourquoi une présentation si tardive?

 

Celles qui me suivent un peu connaissent déjà le contexte, mais pas ce détail. Quand j’ai commencé le blog, je me décrivais comme technophobe. J’avais décidé que je voulais partager tout ce que mon parcours personnel et mes formations m’ont apporté et qu’Internet était la plateforme logique pour le faire. Comme je ne connaissais rien en blogging et, d’une manière générale, sur le monde digital et que je voulais concentrer l’usage de mon temps sur le fond et non sur la forme, j’ai suivi une formation (et je la suis encore).

Au cours du programme, commencer un podcast associé au blog était une des étapes, et bizarrement quand j’ai commencé mon propre podcast de développement personnel, je ne l’ai pas conçu comme une entité indépendante, mais juste comme une extension du blog.

Donc comme je m’étais déjà présentée et que le blog fonctionnait déjà pas mal, ça ne m’est pas venu à l’idée de commencer le podcast par une présentation… c’est bizarre, mais c’est comme ça.

 

S’il y a un enseignement que j’ai consolidé au fil de cette année, c’est que faire des erreurs n’est pas grave, donc je publie aujourd’hui pour le présenter comme un podcast de développement personnel, destiné aux femmes victimes de relations toxiques abusives ou violentes, pour dire qui je suis et expliquer où je vous emmène !

Mieux vaut le faire à l’épisode 20 que jamais !

 

Cette présentation est aussi une mise à jour, car je ne suis plus a la même place qu’il y a un an, ni dans ma vie, ni dans celle du blog et ni de mes autres activités, telles que les accompagnements et la poursuite de ma formation personnelle.

 

2. Parlons de moi : d’où je viens et où je vais

 

De l’enfance au divorce

 

Je suis née en 1964. Je suis partie faire des études à Londres juste avant mes 18 ans et j’ai très peu habité en France par la suite, même si j’aime conserver un lien solide avec ma culture : c’est dans mes gènes, je me sens plus sur la même longueur d’onde avec des Françaises qu’avec mes compatriotes finlandaises, c’est peut-être une histoire de sens de l’humour !

Depuis ma plus jeune enfance, j’ai eu l’impression d’être décalée par rapport aux autres, ce que j’expliquerais désormais comme les conséquences d’une personnalité hypersensible (ou bien surefficiente pour utiliser le terme de Christel Petitcollin qui explique très bien cela dans ses livres).

Cela ne m’a facilité la vie ni en famille ni dans ma vie amoureuse. Après quelques situations rocambolesques et nocives, je me suis mariée à 28 ans et j’ai eu deux enfants.

 

Mon mariage a été le catalyseur de toutes les mauvaises constructions de mon enfance :

  • manque d’autonomie intellectuelle et affective,
  • manque de confiance en moi (sous couvert d’une forte personnalité, j’étais très assurée de prime abord),
  • un besoin maladif de signe de reconnaissance, d’appartenance et d’amour et
  • une estime de moi au ras des pâquerettes.

 

Comme le père de mes enfants avait lui aussi une construction bancale, ainsi que des comportements addictifs notamment avec l’alcool, nos deux névroses se sont parfaitement entendues pour créer des feux d’artifice… et finalement elle a sombré dans la violence psychologique puis physique.

 

En 2003, au bout de 15 ans de relation, j’ai divorcé. Je me suis trouvée avec deux petits enfants sans métier dans un pays dont je parlais encore mal la langue et avec un ex-mari encore très agressif.

 

Comme pour toutes les personnes que j’accompagne, mon parcours est rempli d’éléments « typiques » que l’on ne voit ou comprend qu’a posteriori :

  • toutes les insécurités et le manque de valeur personnelle avec lesquelles j’ai commencé ma vie d’adulte
  • le besoin de me conformer et d’être acceptée, qui m’a empêché de prendre mes responsabilités et de mettre des limites, par peur de perdre mon mariage
  • les signes de déséquilibre et de danger qui étaient bien présents dès le début de notre relation, mais que je n’ai pas voulu voir : toutes les occasions où j’aurais pu dire stop et je ne l’ai pas fait : et cela c’était bien avant ce soit grave : le manque de respect s’est installé en parallèle avec les meilleurs moments de la relation
  • le yoyo émotionnel, avec des phases sans problème, voire franchement super qui pouvaient durer des semaines ou des mois, suivies de dégringolades spectaculaires et terrifiantes, les remises en questions, les deuxièmes, troisièmes, énièmes chances, jusqu’à la fin
  • ensuite, les mêmes problèmes liés au divorce : l’acte de violence le plus grave peu de temps après la séparation, l’impossibilité de s’entendre comme des adultes sur les droits de visite, la manipulation de la pension alimentaire, etc.
  • Bref, ce que j’ai vécu suit des schémas connus, c’est à la fois unique et banal.

 

Surmonter les relations toxiques grâce au développement personnel avec le podcast du blog une chose par jour
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Du divorce au développement personnel

 

Cette expérience ne m’a absolument pas guérie de mes travers ni incitée à me poser des questions en profondeur. J’avais la tête bien plus dure qu’aujourd’hui et je n’avais pas compris que les solutions sont en moi.

Au contraire, l’échec de mon mariage a encore plus renforcé mon besoin d’être acceptée comme j’étais et d’être aimée.

Donc, au lieu de me concentrer sur m’apporter à moi-même ce dont j’avais besoin, j’ai continué de chercher à l’extérieur, dans d’autres relations amoureuses. Inutile de préciser que je n’ai pas trouvé le bonheur comme ça. C’est quand je me suis retrouvée devant le même type de comportement et de réaction, en moins physique, mais aussi intense, que j’ai compris qu’il fallait que j’arrête tout et que je regarde ce qui n’allait pas du côté de chez moi.

 

Évidemment il y a 15 ans nous n’avions pas toutes les ressources que nous avons maintenant grâce à Internet.

Donc j’ai passé un certain temps à chercher, à lire, à tester, à refaire des erreurs, à revenir sur mon passé, sur mon enfance, à découvrir le cycle de la violence, le triangle de Karpman, la psychologie positive, etc.

 

J’ai — enfin — décidé de rester seule jusqu’à ce que je puisse vivre en harmonie avec moi même. J’ai aussi arrêté la consommation d’alcool, et plus récemment de sucres. (Ce sont des addictifs parfaits pour ne pas assumer ses émotions douloureuses, et donc, pour ne pas aborder les messages qu’elles apportent.)

 

À force de travail, je suis arrivée à une compréhension et une acceptation de ma vie et de moi. J’ai aussi trouvé un équilibre : cela ne veut pas dire que je ne me balance pas, mais au lieu de me coucher face aux injonctions des autres ou des pressions extérieures, j’ai développé une résilience de culbuto : vous savez le jouet lesté, qui se redresse toujours. Plus ma base est profonde, riche et dense, plus vite je reprends mes sens et ma verticalité, entre terre et ciel.

 

Mon engagement auprès des victimes
de relations toxiques ou violentes

 

Ce que j’ai vécu, je l’observe autour de moi tout le temps, à plus ou moins grande échelle ou amplitude. Les réseaux sociaux, la vie virtuelle et l’instantanéité compliquent encore plus les schémas classiques et je trouve cela insupportable.

Depuis 2013, j’ai été formée pour répondre aux appels et aux courriers pour une association de soutien aux victimes, et je recommande de ne jamais hésiter à appeler une ligne d’écoute, il n’est jamais trop tôt. Ces interventions m’ont donné l’effet de gouttes d’eau dans un océan.

 

Même si je continue quand même de participer, cela m’a donné l’envie de créer le blog :

  • parce que trop d’information est culpabilisante,
  • parce qu’il y a d’autres solutions que la thérapie pour avancer,
  • parce que privilégier l’échange et la bienveillance me semble capital,
  • parce que la prise de ses responsabilités est primordiale et bien plus constructive que la chasse à la sorcière contre les pervers narcissiques (le terme est galvaudé, mais continuer à vilipender contre les auteurs des violences ne nous aide pas à progresser. Je ne nie aucunement leur culpabilité dans les actes commis, mais se focaliser sur les autres n’aide pas à regarder en soi.)
  • parce que ce n’est pas la peine de se laisser souffrir pendant des années alors que les aides sont à la portée de main, de téléphone, d’e-mail, de Skype, ou au bout de la rue,
  • parce que je suis persuadée que c’est en travaillant sur soi que l’on devient celle qu’on veut être,
  • parce que nous méritons toute de vivre la vie que nous voulons maintenant et que nous avons le pouvoir de choisir nous-mêmes ce à quoi elle ressemblera : elle n’a pas besoin d’être sans cesse marquée par notre passé.

 

J’évolue avec le blog et le podcast

 

Parallèlement au blog, je continue de me former non-stop aussi bien dans les solutions techniques que dans les outils de coaching. Je propose des accompagnements individuels à quelques personnes et des outils à télécharger en ligne, tels que le plan en 3 étapes pour tout recommencer sans peur sur cette page ou des outils pour faire le bilan sur ses valeurs personnelles, ici.

 

Le blog est une entité qui permet à des femmes à différents stades de leur histoire personnelle de trouver du soutien, des informations et des outils.

 

Depuis que j’ai commencé le blog, j’ai découvert de nombreux nouveaux outils. L’approche pragmatique du coaching me plaît : pour le blog, elle m’a permis de structurer ce que j’ai appris un peu en désordre au fil de mes années d’expérience personnelle. Je suis coachée régulièrement et m’apprête à approfondir ma formation avec les outils de Brooke Castillo. (C’est pour cet été, et je vous donnerai des nouvelles dans la Newsletter, si vous êtes abonnées, vous en saurez plus à ce sujet.)

 

3. Blog et podcast de développement personnel :
que t’apportent-ils ?

 

J’aimerais bien toucher du doigt un phénomène que j’observe souvent, c’est l’overdose de livres ou d’information. Ingurgiter des doses faramineuses d’information ne permet pas de faire des changements dans sa vie si l’on ne met pas en pratique ce qu’on lit.

En sautant d’un podcast de développement personnel à un autre, en engrangeant des multitudes d’articles survolés sans être mis en pratique, aucun changement n’advient.

Pour changer de perspective et pour aller mieux, il faut réellement faire des choix et décider de ses priorités.

 

On ne peut pas faire tout à la fois. Il est indispensable de passer le cap de « comprendre intellectuellement ce qu’on lit », et de le vivre au quotidien.

Les articles qui pullulent sur Internet et qui recommandent « Aime-toi davantage » ou bien « Arrêtez de culpabiliser » me rendent folle : parce que si je comprends bien que de ne pas m’aimer et culpabiliser sont néfastes pour moi, dans la pratique comment je fais ???

On en revient toujours là.

 

Je reste aussi perplexe face aux personnes qui fréquentent des groupes sur les réseaux sociaux ou « sont en thérapie » depuis des années. Les deux ont leur utilité à un certain stade, mais au bout d’un moment, c’est comme de changer les cigarettes classiques pour des menthols.
Un jour ou l’autre, il faut lâcher la béquille que ces solutions offrent, même si on marche en boitant encore un peu.

On peut avancer sans avoir refait son passé à la perfection.

 

Nous progressons par palier

 

Et surtout, mon expérience, comme celles de nombreuses personnes que je rencontre, est que notre progression est rarement linéaire : nous passons plutôt par des paliers.

Souvent, nous résolvons une problématique et nous pouvons nous donner l’espace — et le temps — d’apprendre à vivre seule avec ce nouvel équilibre jusqu’à ce que nous soyons prêtes à aborder une chose suivante, si elle se présente réellement.

 

Quelques fois, vivre avec ces nouvelles bases permet à des problèmes ou à des traumas de se dissiper ou de diminuer d’importance. Il n’y a pas de honte à continuer à moitié réparée.

Si on ne souffre pas, le fait que ce ne soit pas parfait n’empêche pas d’être en paix.

(Et d’ailleurs, ce n’est que lorsqu’on est en paix, que ça devient parfait.)

 

Se faire aider pour progresser plus rapidement

 

Je n’ai jamais regretté d’avoir fait appel à des personnes extérieures : le bénéfice en termes de temps et d’efficacité est incroyable.

 

Il y a quelques années encore je m’embourbais dans une problématique liée à mon enfance,
et j’ai décidé que j’allais y consacrer (en argent et en temps) 10 séances avec une thérapeute.
J’y suis allée 3 fois, et j’étais passée sur la marche supérieure.

 

Dans le domaine du développement personnel comme dans tous les domaines (que ce soit pour apprendre à faire un blog, avec un prof de judo ou de piano, ou pour faire un régime) quand on a trouvé une personne qui « nous parle », le plus malin est de se concentrer sur cette méthode. Ou bien sur deux, au maximum, quand elles sont complémentaires, et non pas en conflit. C’est un véritable booster de s’engager sur une voie et d’oublier toutes les autres pendant le temps que l’on se donne pour atteindre un objectif.

Parce que des avis divergents, différents, un-peu-pareils -mais-pas-tout-à-fait, il y en a autant que de gens et de méthodes. Céder à la confusion, à l’hésitation et à l’indécision ne nous aide pas à avancer.

 

Éviter la procrastination intelligente

 

J’aimerais te mettre en garde contre la procrastination dite intelligente. C’est comme cela qu’on appelle le fait de consommer beaucoup d’information grâce à Internet, et de ne jamais rien mettre en application.

Cela nous donne le sentiment de ne pas être en train de ne rien faire, alors qu’en réalité, c’est exactement ce que nous faisons !

 

Mieux vaut moins lire et commencer à mettre en place quelques nouvelles habitudes. C’est dans notre cerveau que tout se passe, et prendre des habitudes est le meilleur moyen de le rendre performant.

Mieux vaut ne plus tergiverser et s’engager avec une personne extérieure pour passer un cap, que ce soit avec moi, avec une coach ou conseillère, avec une thérapeute ou une assistante sociale. Tu n’as pas besoin d’y passer ta vie. Mais si tu participes depuis des années à des groupes, si tu passes ton temps à lire des livres ou des articles qui traitent de violence conjugale, de pervers narcissique, de résilience, de dépendance affective… j’aimerais te demander pourquoi tu y consacres autant de temps au lieu de te propulser vers tes rêves?

 

Ne continue pas à retarder le moment de t’y mettre juste parce que tu veux y arriver toute seule !

Cela n’a aucun sens, nous n’avons qu’une vie et elle file vite !

 

Nous méritons toutes d’être heureuses, sereines, joyeuses, créatives. Nous méritons toutes d’être bien, seules ou accompagnées, d’être de bons exemples pour nos enfants, d’être d’agréables compagnes pour nous-mêmes… puisque nous allons encore passer le reste de notre vie en notre propre compagnie.

 

 

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Attribution des photos : Kyson Dana ( modifiée)

Publié le 27 juin

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Virginie Loÿ
Je m'appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d'une relation abusive ou violente.

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