Penser positif : 2 bonnes raisons et 3 conseils pratiques pour s’y mettre

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Penser positivement permet de modifier son cerveau de façon durablePenser positif : c’est un sujet qui semble revenir en boucle ces temps-ci. Les réseaux sociaux débordent de citations de pensées positives. Le miroir de la salle de bain est couvert de post-its et de messages positifs, tant et bien qu’on ne s’y voit plus au moment d’appliquer son mascara! Et malgré tout, on ne respire pas la positivité pour autant ! On se dit souvent qu’on pourra commencer à penser positivement quand il y aura un peu plus de positif dans nos vies. À bon entendeur, salut ! Et si, en fait, nous étions en train de prendre le problème à l’envers ? Peut-on chasser le négatif en faisant entrer le positif dans sa vie ?

 

J’apprécie les hasards de la vie et j’aime bien me laisser guider par eux. Il y a quelque temps, j’ai commandé un paquet de livres. Quand ils sont arrivés, j’ai décidé de les lire dans l’ordre où je les sortais du colis. C’est ce tirage au sort qui m’inspire ce thème négatif-positif. En effet, j’ai commencé par lire « Ces femmes qui pensent trop » dans lequel la Docteure Susan Nolen-Hoeksema explique le phénomène de spirale négative qui touche les femmes qui ont tendance à la rumination. Le livre suivant, d’une manière assez amusante finalement, était « Le cerveau du bonheur » dans lequel le neuropsychologue Rick Hanson explique les bénéfices d’apprendre à capturer le positif et à s’en imprégner pour améliorer sa vie au quotidien. D’une manière un peu caricaturale, c’était presque comme si je lisais une description du problème, puis sa solution. Voici ce que j’ai tiré de ces lectures.

 

I. Penser positif : 2 bonnes raisons de s’y mettre

 

Certaines croient peut-être que les théories sur la pensée positive sont de la poudre aux yeux, un remède de charlatan. Mais il n’en est rien. Et fort heureusement, les sciences, et particulièrement la psychologie positive et les neurosciences nous permettent désormais d’identifier et de mesurer les effets de toutes sortes de comportements, les transformations physiques (=dans notre cerveau) que ces comportements génèrent et leurs effets dans notre vie (=résultats).

 

Il y deux bonnes raisons d’adopter le pensée positive. La première c’est que penser négativement nous est nocif. La deuxième, c’est que nous tirons des bénéfices énormes à penser positivement.

 

1. Les effets pernicieux de la rumination ou spirale de pensée négative

 

La Docteure Susan Nolen-Hoeksema étudie depuis des décennies la dépression et le « trop penser » (overthinking). Trop penser, ruminer, passer des pensées en boucle est un phénomène essentiellement féminin et un vrai mécanisme d’autosabotage.

 

La scientifique explique que les émotions négatives sont logées — avec les événements passés qui les ont déclenchés — dans des endroits spécifiques de notre cerveau. Quand quelque chose dans notre vie aujourd’hui nous fait ressentir une émotion similaire, et que nous choisissons de nous focaliser sur cette expérience, nous activons et renforçons les liens entre ces événements : l’événement présent et celui du passé. C’est ce qui fait que nous pouvons nous retrouver dans une chaîne de pensée qui s’éloigne de plus en plus de l’événement de départ et qui érode notre moral.

 

Par exemple, tu calcules mal ton temps et tu arrives sur le quai de la gare au moment où le train part. Dans la réalité « objective », ce n’est pas très grave, parce que le prochain part dans un quart d’heure : cependant, à cette occasion, tu te dis peut-être « Quelle idiote, je ne sais jamais me débrouiller… ». Cette émotion d’inadéquation ou d’inaptitude est — dans ton cerveau — juste à côté de la fois où tu es arrivée trop tard à un entretien d’embauche. Du coup, tu commences à ressentir une émotion à la hauteur de ce retard d’autrefois, ce qui t’emmène logiquement au fait que sans ce nouveau poste, tu es dans le rouge chaque fin de moi, etc. Tu te sens aussi mal que si tu avais effectivement loupé toute ta vie. Et en suivant cette spirale de pensées, tu continues à renforcer les liens entre ces événements et ces émotions.

 

Le résultat de cette rumination est bien sûr que tu te sens mal, mais aussi que ton esprit confus perd toute perspective par rapport à ta situation présente. Tu as le sentiment de faire face à tes problèmes, de les voir dans leur globalité, alors que tu les vois à travers un prisme déformant particulièrement négatif.

 

Au lieu de résoudre le problème d’un retard de 15 minutes pour être chez toi, tu passes le trajet à désespérer sur ton manque d’argent, ton incapacité à trouver un poste satisfaisant et tu es totalement inefficace et passablement énervée quand tu arrives à bon port.

 

2. Les bienfaits de la pensée positive

 

Dans son ouvrage, Rick Hanson nous rappelle que le biais négatif est totalement normal : c’est grâce à lui qu’en tant qu’espèce humaine nous sommes en vie aujourd’hui.

 

Pour reprendre un cliché très explicite, en passant devant un fourré, il vaut mieux se méfier mille fois du tigre qui s’y cache peut-être… et avoir tort… que de penser une seule fois que le fourré est vide alors que le tigre y est !

 

Seulement, il est important de noter que le risque de se trouver face à un véritable tigre de nos jours est assez restreint.
Notre cerveau cependant attache toujours plus d’importance aux informations négatives. Selon le neuropsychologue, c’est par un travail conscient et volontaire que nous pouvons modifier les liens dans notre cerveau. Les connexions les moins sollicitées dépérissent tandis qu’une activité mentale intense, prolongée ou répétée laisse une empreinte persistante dans la structure neuronale.

 

Nous ne sommes donc pas responsables de la tendance négative de notre cerveau, mais nous pouvons apprendre à la gérer pour améliorer notre qualité de vie, pour développer des relations paisibles et épanouissantes et une santé mentale et physique durable.

 

Alors dans la pratique comment fait-on pour insuffler de la positivité dans sa vie ?

 

La pensée positive est une technique fantastique pour des changements durables
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II. 3 conseils pour développer sa capacité à penser positivement

 

1. Faire une pause

 

Prendre conscience que penser trop n’est pas ton allié est la première étape. Aussi, lorsque le cerveau se met à enfiler les pensées comme des perles sur un collier, mieux vaut apprendre à appuyer sur la touche « Pause ».

 

Pour cela, tous les moyens sont bons :

  • respirer, faire un exercice de cohérence cardiaque
  • se distraire,
  • changer d’air ou d’activité,
  • faire un exercice physique, manuel ou créatif,
  • jouer avec les enfants,
  • trouver une occupation « bête » qui mobilise l’attention (par exemple, compter les « euh » que dit un conférencier ennuyeux, plutôt que de partir dans ses propres ruminations)

 

L’idée n’est pas d’éviter de régler ce qui — peut-être — est un véritable problème à gérer, mais d’aborder cette réflexion dans un cadre constructif de recherche de solution au lieu de ressasser inutilement. Donc il est tout à fait envisageable d’alléger son fardeau :

 

 

2. Traquer et engranger le positif

 

Selon Rick Hanson, pour obtenir les meilleurs résultats grâce à la pensée positive, nous devons apprendre à l’intégrer d’une manière consciente et régulière dans notre vie. Il recommande une méthode en trois étapes qui ne demande que 10 à 30 secondes et qui consiste à

(1) Activer une expérience positive 

(2) Enrichir l’expérience

(3) Absorber la positivité

Être totalement présent à cette expérience permet de modifier la structure neuronale de notre cerveau de manière durable. Donc plus nous sommes positives, plus nous le devenons !

 

1. Activer une expérience positive

 

Cela signifie trouver l’expérience positive que nous allons « sublimer » : cela peut-être

  • un fait positif présent dans notre conscience (« c’est vendredi, je suis contente »)
  • trouver des faits positifs dans notre environnement actuel (« le soleil brille »)
  • trouver des faits positifs dans des événements récents (« j’ai bien réussi la présentation de mon dossier »)
  • trouver des faits positifs dans des situations persistantes (« j’ai vraiment des super collègues au boulot »)
  • trouver des faits positifs dans nos qualités personnelles (« je suis ponctuelle et c’est vraiment cool »)
  • trouver des faits positifs dans le passé (« j’aimais bien arracher les pommes de terre avec ma grand-mère »)
  • anticiper des faits positifs dans l’avenir (« je suis contente que les vacances commencent bientôt »)
  • partager des faits positifs avec autrui, ce qui les intensifie (« tu as vu, Corinne, le soleil qu’il y a, c’est génial, non ? »)
  • trouver du positif dans le négatif (« ma dent est cassée, mais j’ai réussi à avoir un rendez-vous de dentiste pour ce soir ! »)
  • se préoccuper des autres (sourire à un étranger)
  • voir ce qui est bon dans la vie des autres (« Mathilde a vraiment une maîtresse sympa »)
  • imaginer des faits positifs (comment on pourrait réussir quelque chose qu’on n’a jamais essayé, surfer sur les vagues, par exemple. Ou s’inventer une mère aimante qui bercerait notre enfant intérieur)
  • créer des faits positifs (faire un compliment, regarder la photo de ses enfants dans son portefeuille)
  • susciter directement une expérience positive (imaginer une sensation ou une émotion agréable par le seul effort de la pensée)
  • considérer la vie comme une chance.

 

2. Enrichir l’expérience positive

 

Si notre attention ne se pose sur ce fait positif que d’une manière fugace, nous n’en tirons pas tous les bénéfices. Pour l’enrichir, nous devons nous y consacrer pendant au moins 5 secondes et davantage si possible. En outre, plus l’expérience est intense et multisensorielle, mieux c’est.

 

Ainsi une bouchée de fondant au chocolat peut s’enrichir en prenant le soin de l’observer par tous ses sens : sa couleur chaleureuse, le goût profond, la texture qui fond, l’odeur qui rappelle l’enfance. Mais on peut l’enrichir encore en portant son attention à sa langue, au plaisir dans ses narines, au chocolat qui arrive dans le ventre. Plonger dans l’expérience en la savourant intensément élève les niveaux de dopamine et les modifications neuronales.

Trouver de tels moments de positivité dans sa vie quotidienne les renforce.

 

3. Absorber l’expérience positive

 

Cette phase consiste à amplifier l’installation de cette expérience dans notre cerveau en la sentant délibérément s’infiltrer en nous. Cela signifie que l’on choisit de la graver dans notre mémoire. D’une certaine manière, nous donnons un ordre à notre cerveau de consigner cet événement, de se souvenir de ces faits et sensations positives. Nous pouvons même y associer un mantra « je garde ceci, cela me fait du bien, c’est ce dont j’ai besoin ».

 

Pour ma part, je réussis à calmer mes angoisses matinales en pratiquant cette positivité. Chaque matin, je peux changer le fait positif que j’utilise : cela peut être la sensation de la couette chaude sur mon épaule, ou la satisfaction d’avoir terminé un article la veille, ou la présence de mon mari à mes côtés, ou le souvenir de ma grand-mère… Il suffit d’une minute ou deux et ça change tout à la qualité de mon début de journée. En prenant le temps de m’imprégner de ces pensées positives qui me font du bien, je réussis à sortir d’un engrenage de pensées anxieuses qui a tendance à me prendre au réveil. Et donc, je me lève de bien meilleure humeur.

 

3. Travailler sur ses blocages

 

Les techniques ci-dessus sont très efficaces et peuvent résoudre de nombreux problèmes de la vie quotidienne. Il ne faut pas cependant croire que penser positif est un remède miracle qui résoudrait tous nos problèmes existentiels. Nous avons beaucoup plus de chances de trouver des solutions qui nous conviennent et qui sont durables si nous abordons les problèmes en dehors des spirales de rumination, car cela nous permet de prendre de la hauteur.

 

Gommer des situations conflictuelles ou minimiser des problèmes n’est pas un cadeau à se faire. Penser positivement nous permet de mettre les « petits problèmes » à leur juste place. Ainsi nous avons davantage de disponibilité mentale pour aborder les problèmes plus importants, et ceci dans un état d’esprit plus propice à leur résolution.

Penser positif, c’est aussi décider de croire que nos blocages et nos souffrances trouveront leur issue parce que nous sommes engagées de notre côté, que nous voulons notre propre bien et que nous valorisons notre vie.

 

J’ai publié déjà de nombreux articles sur des techniques à utiliser pour travailler sur ces problématiques, que se soit en « s’autocoachant » avec le Modèle de Brooke, par exemple, ou en ce faisant aider par une thérapeute ou une coach. Il n’est pas forcément nécessaire d’y passer sa vie, et c’est souvent plus efficace d’ailleurs de se faire aider à bon escient que de traîner des problèmes non résolus pendant des années.

 

Pour ma part, je suis persuadée qu’une approche positive de la vie permet de trouver la sérénité en soi et avec les autres. Apprendre à chasser ses pensées négatives et à penser positif est le meilleur investissement que l’on peut faire dans sa vie !

 

Qu’en penses-tu ? Crois-tu que penser positif peut t’aider à évoluer dans ta vie et as-tu des astuces que tu aimerais partager avec nous ? N’hésite pas à le faire ci-dessous ou bien viens échanger avec nous sur le groupe fermé gratuit sur Facebook : « Se reconstruire en toute sérénité » !

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Attribution des photos : Gift habeshaw (couverture, modifiée)

 

Publié le 13 juin

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Virginie Loÿ
Je m'appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d'une relation abusive ou violente.

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