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Le Modèle de Brooke Castillo | Comprendre et Réorienter sa Vie

Le Modèle de Brooke Castillo est un outil de développement personnel qui a révolutionné ma vie. Cette grille de décodage de nos émotions, nous permet de comprendre précisément la façon dont nos pensées influencent nos résultats. Grâce à the Model, il est possible d’aligner nos pensées sur nos objectifs. Parce que cette méthode de self coaching est très importante dans mon approche, il était crucial pour moi de fournir à mes lectrices un article détaillé sur le Modèle de Brooke Castillo en français.

En tant que coach certifiée de la Life Coach School de Brooke Castillo, j’utilise cet outil pour travailler avec les femmes qui sortent de relations abusives, que j’accompagne pour tourner la page définitivement. Je leur apprends aussi à utiliser cet outil de self coaching – chose que je fais moi-même tous les matins, pour avoir un mental en bonne santé, clair, léger et libre de pensées et d’émotions paralysantes.

 

Le Modèle de Brooke Castillo expliqué simplement – et en français !

 

De façon simple, le modèle de Brooke Castillo est un outil qui nous permet de comprendre :

  • comment nos pensées entraînent (ou ont entraîné) les résultats que nous avons dans notre vie,
  • et comment modifier nos pensées nous aide à faire évoluer dans nos vies vers ce que nous voulons vraiment.

 

Les 5 étapes du Modèle de Brooke Castillo

« The Model » se présente sous la forme d’une grille à 5 lignes :

C : Les CIRCONSTANCES qui déclenchent nos

P : PENSÉES, qui génèrent nos…

E : ÉMOTIONS, qui nous propulsent à…

A : l’ACTION, qui créent nos…

R : RÉSULTATS.

 

Brooke Castillo précise bien qu’elle n’est pas l’inventrice de ce « processus ». Le principe que nos Pensées créent nos Résultats n’a rien de révolutionnaire en soi, c’est un principe universel qui se manifeste dans toutes les sphères de nos vies. Nous vivons ce schéma au quotidien, dans toutes nos actions, sans en avoir conscience. Même quand on ne connaît pas cette formule, les choses se passent comme cela, de la même manière que toutes les pommes tombent vers le sol et non vers le ciel, que nous comprenions les lois de la gravité, ou non.

 

Tout est la conséquence d’une pensée

Pour qu’un iPod, puis un iPhone, naisse un jour, il a fallu qu’un homme ait l’idée (la Pensée) de transporter toute sa musique dans sa poche. Pour que l’holocauste existe, il a fallu qu’un homme ait la pensée que le peuple juif était à éliminer. Pour que je crée ce blog, il a fallu que j’aie la pensée que je pouvais aider les femmes à sortir de relation toxique en les coachant… avec le Modèle de Brooke Castillo. C’est-à-dire en les aidant à reconnaître les pensées qui les aident à avancer et celles qui les bloquent.

Quand tout va bien, nous nous demandons rarement pourquoi. Mais quand nous ne vivons pas ce que nous souhaitons, et tout particulièrement quand nous souffrons, être capable de décomposer notre fonctionnement et d’identifier les pensées qui nous bloquent est un atout majeur. Cela nous permet de reprendre le contrôle. Notre cerveau a beau fonctionner en autopilote, nous pouvons reprendre les commandes à tout moment et choisir de penser comme nous voulons !

 

Observer son comportement avec The Model

 

Cette grille nous permet de visualiser comment nos pensées entraînent (ou ont entraîné) les résultats, positifs ou négatifs, que nous avons dans notre vie. Cette seule étape est cruciale, et c’est celle à laquelle nous devons accorder le plus d’attention. En prenant le temps d’analyser des éléments de notre vie qui ne nous plaisent pas, nous prenons conscience de nos « erreurs » de pensée. Nous mettons à jour les pensées ou les croyances que nous avons, consciemment ou non, et qui n’apportent pas dans nos vies les résultats que nous voudrions. C’est la première étape pour évoluer et améliorer sa vie.

 

Prenons un exemple : Mon ex-mari se remet en couple un mois après notre séparation et je pense que c’est cela qui me rend malheureuse.

C : Mon ex-mari se remet en couple.

P : « Ils construisent leur bonheur à mes dépens. »

E : Je me sens : malheureuse.

A : Je tourne en rond, je rumine, je mange, je les espionne sur les réseaux et en vrai, j’imagine ce qu’ils font.

R : Le résultat est que : Je ne construis pas ma propre vie.

 

Mais si ma pensée prenait une autre direction :

C : Mon ex-mari se remet en couple.

P : « Il va me laisse tranquille. »

E : Je me sentirais : plus légère.

A : Je m’intéresserais à ce que je peux faire de mon temps, je sortirais avec mes copines.

R : Ma vie serait beaucoup plus sereine.

 

Poser cet exemple dans le Modèle de Brooke Castillo nous permet de voir que ce ne sont pas les circonstances qui créent nos résultats, mais les pensées que nous avons à propos de ces circonstances. La contribution de Brooke Castillo est d’avoir créé the Model, une grille visuelle, simple à retenir et à utiliser.

 

Le Modèle de Brooke Castillo

 

Changer son comportement en changeant ses pensées

 

Quand on comprend le Modèle de Brooke Castillo, on a tendance à vouloir « changer sa pensée » immédiatement, comme s’il s’agissait d’une formule magique. Mais si cela marche parfois, il s’agit réellement d’un processus de découverte de soi-même.

Placer nos pensées dans un premier Model (non-intentionnel), nous permet de les identifier et de les questionner : Est-ce que c’est vrai ? (Mon ex-mari et sa nouvelle conquête construisent-ils vraiment leur bonheur à mes dépens ? Étais-je donc si heureuse ? Est-ce que cette pensée m’est utile ? Pourquoi est-ce que je choisis de penser cela ?)

Cela nous permet de voir que parfois aussi, nous pouvons avoir besoin de ressentir une autre émotion et ne pas passer du « négatif » au « positif ». Dans le cas précédent, peut-être aimerais-je prendre le temps de ressentir de la tristesse avant toute autre émotion :

C : Mon ex-mari se remet en couple.

P : « C’était un amour impossible. »

E : Tristesse

A : Je m’autorise à pleurer, je me calfeutre, je reste tranquille chez moi, je me demande ce que je vais faire, je dors.

R : Je rends ma tristesse possible et je me traite avec amour.

 

Parfois, nous pouvons remarquer que changer notre comportement ne demande pas un grand effort pour aligner nos pensées et obtenir des résultats plus positifs dans notre vie :

C : Il pleut.

P : « Zut, il fait un temps de chien, je ne vais rien pouvoir faire. »

E : Frustration.

A : « Je pense à tout ce que je ne fais pas parce que je ne peux pas sortir, je tourne en rond, je ne commence rien. »

R : Je n’ai rien fait (comme un chien !) et je me reproche d’avoir gâché ma journée.

Ou bien :

C : Il pleut.

P : « Super, je peux rester chez moi sans complexe et m’occuper d’un tas de trucs en attente. »

E : Énergisée.

A : Je m’attelle à la tâche.

R : J’accomplis de nombreuses tâches chez moi, je suis fière du résultat.

 

Note que la ligne R du Résultat confirme toujours notre ligne de Pensée P !

 

Décomposition du modèle de Brooke par étapes

 

Attardons-nous un moment pour détailler les 5 étapes du Modèle de Brooke Castillo.

 

Ligne C : les Circonstances

Les circonstances sont toujours des événements neutres, c’est-à-dire qu’absolument tout le monde peut s’entendre sur la définition de ce qui s’est passé. Ce sont des faits passés, ou vérifiés, des constats objectifs : Il pleut. Martin a dit : « Tais-toi. »

Cette « neutralité » ne signifie pas que les circonstances soient morales. Elles doivent simplement pour être clairement et précisément définies. Par exemple, les mots « crise économique », « cancer » ou « insulte » ne sont pas neutres. Nous devons spécifier par exemple « baisse du pouvoir d’achat de x% », « taux de T4 de y% » ou bien « il a dit précisément ceci. »

 

Ligne P : la Pensée

Une seule phrase de circonstance peut faire naître en nous de nombreuses pensées, parfois très différentes les unes des autres. Ces pensées ne sont pas des vérités. Ce sont des phrases dans notre tête, à propos des circonstances. Dans le Model, ce sont des phrases qualitatives, des jugements, des principes. Pour s’aider à les reconnaître, on peut imaginer ce que d’autres personnes pourraient penser.

 

Par exemple : « Prix d’une maison : 1 million d’euros » est une circonstance (neutre).

Pensée :

Un milliardaire peut penser : « C’est une maison plutôt bon marché. »

Je peux penser : « C’est beaucoup d’argent pour une maison. »

ou « C’est bien qu’il y ait des gens qui puissent s’offrir des maisons à ce prix » ou « Il n’y a que les parvenus pour habiter dans de telles maisons. » L’éventail est large !

 

Ligne E : l’Émotion

Les émotions ne sont pas des pensées, mais leur manifestation physique, c’est-à-dire un changement notoire dans notre corps qui est déclenché par notre pensée. Les émotions ne sont pas des sensations, qui elles sont générées par un besoin physiologique (faim, froid, mal, etc.).

Une émotion est une vibration dans notre corps. Si on prend le temps de l’observer, on peut la décrire. Une émotion est une expérience individuelle et personnelle. L’inquiétude, par exemple, peut se manifester avec une sensation de compression des poumons, de poids sur les épaules ou de manque d’énergie pour certaines, ou bien par une forme d’agitation pour d’autres.

Dans le Modèle de Brooke Castillo, nous choisissons toujours UNE seule pensée, et UNE seule émotion en essayant d’être le plus précis possible : est-ce de la tristesse ? de la nostalgie ? de la mélancolie ? de l’envie ? du regret ?

 

Ligne A : L’Action

Ici, on identifie l’action vers laquelle nous pousse cette émotion que nous ressentons. Cela peut être aussi une réaction ou une inaction.

 

Par exemple :

Quand j’éprouve le sentiment d’ennui, qu’est-ce que je fais ?

…. je regarde des séries sur Netflix, je vais dans le frigidaire, je surfe sur mon téléphone, je prends mon livre…

Quand j’éprouve de la colère, qu’est-ce que je fais ?

…. je crie sur mon entourage, je m’enferme dans ma chambre, je pars courir…

 

Plus la circonstance est précise, plus il est facile de reconnaître les actions que nous prenons. Note bien qu’une émotion négative nous fait toujours prendre une action dont les conséquences immédiates et à long terme sont négatives. Par exemple, si je suis triste et que je vais manger un carré de chocolat, je me sens mieux immédiatement, mais si je mange du chocolat chaque fois que je suis triste, contrariée ou en colère, je vais me retrouver avec des kilos en trop, peut-être une mauvaise image de moi-même et un début de diabète.

 

Ligne R : le Résultat

Dans le Modèle de Brooke Castillo, notre résultat est la somme de toutes les actions que nous prenons. C’est ce que nous observons dans notre vie. Ce résultat peut être immédiat ou cumulé, dans le cas de pensées récurrentes.

Par exemple, avoir un compte d’épargne rempli ou vide est le résultat d’actions cumulées, engendrées par une ou des pensées récurrentes : les pensées d’abondance ou de manque soutenues par notre propre système de croyances, souvent inconscient, ou du moins involontaire.

Quand nous décomposons le Modèle de Brooke Castillo correctement, la ligne R du résultat vient toujours confirmer notre ligne de pensée P. Comme notre cerveau adore renforcer ce qu’il pense déjà, la boucle est bouclée.

 

Passer à la pratique avec le self coaching

 

Il est possible d’appliquer le Modèle de Brooke Castillo dans notre vie de tous les jours pour mieux la comprendre et, au final, l’améliorer. C’est le fonctionnement du self coaching.

 

Utilisation du Model

Toutes les situations de notre vie peuvent être décomposées dans un Modèle de Brooke Castillo. Il n’est pas important de remplir le Model en commençant par la ligne C de la circonstance. On peut commencer par la ligne qui nous pose problème, et ensuite descendre (ou remonter) dans l’ordre. Pourquoi est-ce que je me sens rejetée [E] ? Qu’est-ce que je fais quand je me sens rejetée ? Quel est le résultat dans ma vie ?

Ou bien : dans quel état d’esprit [E] dois-je être pour prendre l’action de contacter un avocat [A] ? Avec quelle pensée puis-je créer cette émotion ?

 

 

Le Modèle de Brooke est le parfait outil de développement personnel pour comprendre sa vie.
Cet article te plaît ? Épingle-le dans Pinterest pour le retrouver facilement !

 

Entraînement simple et quotidien au self coaching

Je t’invite à essayer de mettre en pratique le Modèle de Brooke Castillo avec des situations concrètes de ta vie dès aujourd’hui. Au début on tâtonne et on se trompe. Le mieux est de commencer à décomposer des actions simples du quotidien. Le réveille sonne (C) et tu es dans la salle de bain en train de te bosser les dents (R) : Que s’est-il passé entre les deux ? (P, E, A).

Il est indispensable de faire ce travail par écrit et de multiplier les idées et les modèles par rapport au même problème. Tu peux faire comme moi un « flot de pensée », une demi-page de pensées dès le réveil et en tirer une phrase : identifier si c’est une Circonstance, une Pensée, une Émotion, une Action ou un Résultat, et ensuite composer ton Model. L’écriture est d’une manière générale un excellent moyen de mieux se connaître et de se faire du bien.

Note : Se contenter de « comprendre » ce modèle intellectuellement ne suffit pas pour progresser. En faisant un Modèle par jour par écrit, tu acquiers beaucoup de pratique et tu te révèles l’origine de tes comportements et de tes résultats. C’est une bonne base sur laquelle décider des changements que tu veux faire.

 

Pour aller plus loin, je t’invite à lire cet article qui détaille la façon dont nous pouvons utiliser le Model dans notre vie de façon intentionnelle.

Si tu as des questions pour mettre en application le modèle de Brooke Castillo, n’hésite pas à me laisser un commentaire !

 

 

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Publié le 7 mars

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8 thoughts on “Le Modèle de Brooke Castillo | Comprendre et Réorienter sa Vie”

  1. Bonjour,

    je sors tout juste dune longue relation d’emprise et je cherche des outils concrets pour avancer dans mes objectifs, et ce model de brooke castillo me semble etre parfait ! à appliquer d’urgence !

    merci pour votre travail et bonne continuation

  2. Johanne Laframboise

    Wow! Quel bon outil! Justement ce matin, il m’est arrivé quelque chose… Tard, hier soir, j’entendais des jeunes ricaner, jaser et je me demandais quand cesseront-ils leur brouhaha… Ce matin, je sors sur mon balcon pour y prendre mon petit déjeuner et hop, que vois-je, une boisson laissé sur le bord de mon balcon (C) Je pense, mais quel manque de respect, ce doit être les amies de la nouvelle voisine qui ont frappé à ma porte l’autre jour, c’est inacceptable (P) Puis, je suis prise d’une colère ?(E) Je donne un coup de bien sûr la boisson qui sur retrouve sur le gazon (A) Bon, j’entre à l’intérieur et je réfléchis, hum! Je devrai le ramasser et le mettre aux poubelles car cela va polluées la planète et je suis pour la préservation de la terre ?(R) Ah! J’ai bien compris, merci beaucoup pour cette formidable grille!!!?

    1. Oui, je suis d’accord Johann, c’est l’outil le plus fabuleux du monde, avec lequel je me coache tous les jours (et qui est au cœur de mes accompagnements en ligne, le programme « 60 jours pour dompter ses émotions » et l’accompagnement mensuel « Super Vivantes »).

      Ton exemple est une bonne illustration, mais il y a un mélange de 2 Modèles. Il faut toujours se rappeler
      1) que les pensées/émotions négatives entraînent des Résultats négatifs,
      2) que le Résultat confirme donc la pensée.

      Ton Modèle non Intentionnel (par défaut) était donc
      C : boisson sur le balcon
      P : « C’est inacceptable ! »
      E : Colère
      A : J’envoie la boisson sur le gazon
      R : Je me comporte de manière inacceptable (et le résultat de mon action est inacceptable pour moi)

      Ton Modèle Intentionnel prend ensuite la place du premier :
      C : boisson sur le balcon
      P : « Ça va polluer la planète, je suis pour la préservation de la Terre»
      E : ? (bienveillante ? consciencieuse ? responsable ? respectueuse ?
      A : Je la mets à la poubelle
      R : Je préserve la Terre et je préserve mes valeurs.

      Voilà !

  3. Bonjour Virginie et merci pour ces articles sur le modèle de Brook. J’avais lu et écouté déjà pas mal de choses à propos du Model mais avant de vous lire, j’avais vraiment le sentiment que ce Model incitait à ne pas vivre et accepter nos émotions. Je trouvais que cela allait vraiment à l’encontre de ce qu’on nous conseille en développement personnel. A la lecture de vos articles, je comprends qu’on peut utiliser cette grille pour justement assumer et laisser la place à une émotion qui a dû mal à sortir.
    Je vois que cette grille peut vraiment nous aider dans notre quotidien par rapport aux relations que nous avons sur les choses et avec les autres. En revanche, je voulais vous demander si cela pouvait s’appliquer à la relation avec nos enfants car en tant que parents, nous ne pouvons pas “juste” accepter des comportements indésirables et voir le verre à moitié plein. Par exemple, je ne pourrais concevoir le modèle suivant :
    C : mon enfant me tape
    P : Il a besoin d’exprimer sa colère et sa frustration sur la figure d’attachement (jusque là, c’est OK pour moi)
    E : (et c’est là que ça ne me convient pas) Je me sens soulagée qu’il puisse libérer ses tensions sur moi
    A : je le laisse continuer à me taper
    R : mon enfant a pu décharger ses tensions et il se sent mieux (et moi, j’ai des bleus !)
    J’exagère un peu avec cet exemple mais c’est simplement pour dire que j’ai du mal à bien appréhender cet outil dans l’éducation.
    Dernière réflexion que j’aimerais partager. Pour moi, les exemples d’émotions que vous indiquez dans vos articles sont plutôt des sentiments, non ? Ca ne change pas la donne mais se sentir envieuse par exemple n’est pas une émotion. Se sentir triste, en colère, joyeux… en est une. Je serais curieuse d’avoir votre avis.
    Encore merci !
    Emma

    1. Bonjour Emma :

      Merci pour ce commentaire. J’en profite pour relever tout de suite deux éléments importants :
      – le Modèle n’est pas un outil pour nous inciter à accepter ce que nous ne souhaitons pas accepter : libre à chacune de décider ce qui l’est — ou ne l’est pas — pour elle. Le Modèle nous aide à voir que ce sont NOS PENSÉES qui créent nos émotions, et non pas les circonstances.
      – l’objectif quand on utilise le Modèle n’est donc pas de changer à tout prix notre mode de pensée, mais d’identifier les pensées qui génèrent nos émotions et d’APPRENDRE à les ressentir, afin de pouvoir vivre en harmonie avec l’ensemble de nos émotions.

      Ton exemple est un peu bancal, car est le mélange (je pense) de plusieurs Modèles :
      Le Modèle Non Intentionnel serait plutôt qui correspond à l’action « je le laisse me taper » serait avec une pensée et une émotion différente :

      C : mon enfant me tape
      P : « je ne sais plus comment le contrôler »
      E : impuissance
      A : je le laisse continuer à me taper
      R : je perds le contrôle de la situation et de mes émotions

      Dans un Modèle Intentionnel, je ne vois pas pourquoi — en tant que parent et donc éducatrice — tu choisirais l’action de te laisser taper, mais c’est un choix que tu es libre de faire.
      Je propose :
      C : mon enfant me tape
      P : « Il a besoin d’exprimer sa colère et sa frustration sur la figure d’attachement » (parent)
      E : acceptation (ce que tu traduis par « ok pour toi »)
      A : je lui demande pourquoi il est en colère, je lui explique calmement qu’il a le droit d’être en colère, mais pas de taper les gens, je lui explique les limites et éventuellement les conséquences (pas de la colère, mais de sa manière d’y réagir en frappant), j’applique les conséquences si nécessaire
      R : je exprime mon attachement par le respect de ses émotions dans un cadre éducatif.

      Tu peux accepter qu’il éprouve de la colère sans démissionner de ton rôle de parent ☺

      En ce qui concerne les sentiments/émotions : pour moi, cette distinction (qui est spécifique au français) est un concept littéraire, pas un concept psychologique ou neuroscientifique. Toutes les émotions qui s’ancrent par la répétition ont le potentiel de devenir des sentiments.

      1. Bonjour Virginie, un grand merci d’avoir pris le temps de me répondre.

        Ce modèle m’intéresse énormément et j’adhère à complètement à la vision que vous exposez car comme je le disais dans mon premier commentaire, certaines choses que j’avais lues me laissaient penser qu’il fallait renier ses émotions. C’est beaucoup plus clair, merci.

        Cela nécessite un peu d’entraînement mais on va y arriver !

        Merci beaucoup,
        Emma

        1. Pour avancer dans cette démarche, j’ai créé le programme Super Vivantes, qui s’adresse aux victimes de relations toxiques… et qui n’a pas dans son entourage au moisn UNE personne qui lui empoisonne la vie ?!, et aussi à toute personne qui veut construire des relations SAINES avec ses proches (et moins proches).
          On y apprend les clés de l’équilibre émotionnel en utilisant le Modèle de Brooke. On apprend à gérer ses émotions, à ne plus trop attendre des autres, à poser ses limites, à définir ses objectifs et à les mettre en oeuvre… J’y partage tous mes outils de coach, afin que chacune et chacun apprivoise sa paix mentale et son indépendance émotionnelle.
          Plus d’information ici:
          https://accompagnement1cpj.podia.com/super-vivantes

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