Le journal intime : un coach personnel au quotidien

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coachVoilà ! Nous arrivons à la dernière partie de cet article 1CPJ en 3 volets. Comme vous l’avez compris si vous avez lu les deux précédents articles à ce sujet, j’accorde beaucoup d’importance au journal intime. Nous allons nous intéresser ici à comment nous pouvons utiliser cet outil comme un coach (… de poche !)

Le moteur de votre changement est et sera toujours : VOUS.
Vous seule avez la possibilité de décider que vous voulez que les choses changent dans votre vie, de décider que VOUS allez faire en sorte de les changer. Et dans cet effort, toutes les ressources sont à exploiter. Toutes les solutions ne conviennent pas à tout le monde, bien sûr. C’est pour cela que, dans la rubrique 1CPJ (Une Chose Par Jour), je m’engage à proposer des moyens concrets de type différent. Ainsi, vous pouvez tester et choisir ceux qui fonctionnent pour vous.


À propos d’écrire

Je pense qu’écrire a de nombreuses vertus, car cela nous force à verbaliser et à structurer notre pensée. Nous avons vu, dans la première partie, le rôle de mémoire et de témoin du journal. Ce rôle nous aide à ouvrir les yeux sur la réalité de notre histoire (et éventuellement, à constituer une bonne base de données, si nous en avons besoin à l’avenir). Dans le second volet, je me suis attachée au positif que tenir un journal nous permet de trouver dans nos vies. Car c’est ce positif que nous voyons ou percevons, autour de nous et dans la Vie — dans son terme le plus large — qui nous aide à le souhaiter pour nous-mêmes. C’est ce positif qu’incarne la « lumière au bout du tunnel », celle pour laquelle nous sommes prêtes à prendre un pas, puis un autre. Le positif nous reconnecte à notre désir de vouloir les belles choses de la vie, pour soi, plutôt que de rester dans une situation insatisfaisante, voire dangereuse.

Une fois que ce désir reprend le dessus, nous voulons vivre et pas uniquement survivre. Nous devons nous attaquer à des changements dans la durée. Et si nous n’avons pas la possibilité d’être soutenues par un thérapeute ou un autre professionnel, un coach de poche est bien mieux que rien !

 

Pourquoi un coach ?

Les coachs en remise en forme, en sport et en développement personnel sont en vogue. Et il y a une bonne raison pour cela. La société impose de nombreux standards de succès et de beauté qui nous communiquent souvent le sentiment d’être nulles et de n’arriver à rien. Le rythme effréné auquel nous vivons, combiné à ces attentes (pas toujours réalistes) nous donnent le sentiment que nous devrions arriver à tout faire, tout de suite. Alors, nous commençons avec enthousiasme de nouveaux projets, de nouvelles résolutions, pour nous effondrer avec un énorme sentiment de défaite, quelques jours ou semaines plus tard. Ce sentiment nous bloque, nous empêche de réessayer rapidement, et nous perdons du temps précieux à tenter de nous remotiver… souvent, sans pour autant changer notre manière de fixer nos objectifs ni notre manière de nous y prendre !

Je ne sais pas à qui attribuer cette citation, mais « quand on appuie toujours sur le même bouton, on obtient toujours le même résultat ». Si ça ne marche pas, il faut changer de méthode et parfois d’objectif.

C’est pour cela que de plus en plus de gens font appel à un coach pour les aider dans leur changement. Car le coach leur apporte de nouvelles méthodes et un accompagnement.
Le point commun de ces méthodes est de déterminer le but à atteindre, de le découper en objectifs réalistes que l’on fixe dans le temps, de dresser des bilans régulièrement et d’ajuster le plan en fonction des résultats atteints. Et bien sûr, le coach par sa présence et son accompagnement motive et félicite.

Je n’irai pas dire qu’un journal, sous sa forme papier traditionnelle ou celle d’une application, remplace un professionnel formé à son métier. Mon attitude est cependant d’accepter qu’une demi-solution est déjà davantage une solution que ne rien faire du tout.

 

Comment utiliser son journal en « mode coach » ?

Eh bien, tout simplement, comme le coach en personne le ferait. Si vous avez déjà investi dans un journal (papier ou application, vous pouvez cliquer ici pour voir quelques suggestions, en fin d’article), vous avez peut-être déjà pris l’habitude de noter les faits quotidiens à retenir et les 3 positifs de chacune de vos journées.

À l’avenir, nous allons diviser l’espace en trois : la mémoire, les joies et les objectifs.

coach personnel
Et comme pour escalader l’Himalaya (c’est haut et il faut se préparer), je suggère de commencer par un objectif simple.
(Donc pas « changer son mari », ni « quitter son copain », qui sont des multitâches trop compliquées, ni « que ça s’arrête » qui est un objectif trop vague.) Si l’objectif est de passer un coup de fil, je me doute que vous êtes déjà capable de fixer cela dans un calendrier… Mais si cela vous semble une tâche sans cesse repoussée, pourquoi pas ? C’est à vous de fixer le degré de motivation dont vous avez besoin.

Ce n’est pas une compétition, la seule chose qui marche, c’est celle qui marche POUR VOUS.

 

Les étapes :


1. Définir un objectif :

Cet objectif doit être suffisamment précis pour avoir une « fin », c’est-à-dire qu’à un moment vous pourrez vous dire que cette tâche est accomplie et vous en féliciter, avant de passer à la suivante.

Ce qui est plus motivant que d’évoluer sur un long ruban sans fin.

2. Découper son objectif :

Évaluer le nombre de tâches, et éventuellement de sous-tâches, nécessaires pour atteindre cet objectif et leur durée (la durée étant le temps qu’elles vous prennent, mais aussi le temps nécessaire pour obtenir les retours d’éventuels interlocuteurs : réponse, rendez-vous, chèque de paie, etc.)

Ceci permet parfois de faire apparaître que certaines actions sont liées, et que l’on ne peut pas faire B, si l’on na pas conclut A (par exemple, on ne peut pas remplir un dossier d’aide au logement si l’on n’a pas recherché toutes ses données financières.) Ou au contraire, que certaines ne le sont pas : on peut contacter une association ou un professionnel, avant d’avoir une liste de questions précises, car les professionnels sont justement là pour aider dans ces choses-là.

3. Placer ces tâches dans son journal/calendrier :

Pour fixer des dates d’une manière réaliste, il faut prendre en compte
1) la durée des tâches,
2) une date butoir
3) le fait que l’on peut parfois engager des actions simultanées, par exemple, quand on attend des réponses sur les précédentes mises en œuvre.

(Il faut parfois faire des compromis, en fonction d’une date butoir, mais il est important d’en fixer une : avant les grandes vacances, dans une semaine. Pour les délais plus longs, je recommande une date précise, par exemple, le 15 avril.)

4. Suivre son journal avec une vision hebdomadaire, et quotidienne :

Regarder chaque semaine ce que vous avez accompli, par rapport à vos objectifs, et ajuster si nécessaire (par exemple, reporter un appel si vous n’avez pas réussi à contacter l’interlocuteur). Regarder la semaine à venir pour avoir une vision d’ensemble des tâches à venir.

Noter quotidiennement ses résultats (ou chaque fois qu’une tâche est exécutée). Ça paraît presque idiot, mais il est difficile DE NE PAS ressentir de la satisfaction, en barrant quelque chose sur une liste… Pourquoi se priver d’un plaisir aussi simple ?

Il n’est pas inutile de regarder de temps à autre en arrière et de se féliciter pour le chemin parcouru. ☺

 

L’attitude

Utiliser un journal est une technique : une technique pour nous aider, une technique pour nous organiser, une technique pour nous motiver. Mais ce n’est qu’une technique.

Je recommande de l’utiliser avec une fermeté indulgente.

De même que le coach n’est pas là pour faire le travail à notre place, il n’est pas là non plus pour nous « couler ».
La décision de tenir un journal est essentielle et elle doit être renouvelée quotidiennement. C’est-à-dire que tous les matins, il faut se dire : « Je vais écrire dans mon journal ». Si vous n’avez pas la possibilité de le faire tous les jours à la même heure, ce qui est la règle plutôt que l’exception, c’est une bonne chose de décider à l’avance à quel moment de CETTE journée vous avez la possibilité de le faire, et pour combien de temps (le temps de s’épancher ou seulement de noter les faits principaux à toute allure ?)

Ensuite : la vraie vie, celle de tous les jours, nous joue des tours. Des événements extérieurs nous empêchent de suivre « notre plan ». Ou quelques fois, ce sont des distractions intérieures : baisse de motivation, envie de tout balancer, fatigue, etc.
Alors, il vaut mieux s’accorder un jour de pause. Être bienveillant envers soi-même est une qualité. Autant prendre soi-même la décision « qu’aujourd’hui n’est pas un bon jour, je me donne congé » que de laisser les événements décider pour vous. Se bercer d’illusions ou se forcer en serrant les dents… ni l’une ni l’autre de ces attitudes ne nous fera du bien si au bout du compte nous n’accomplissons pas ce que nous nous efforcions de faire. Autant se donner UN jour de congé.

Attention ! « UN » est le mot-clé de la phrase !


Une très bonne règle à suivre est d’accepter de se donner congé en toute bienveillance, pour une journée, et reprendre ensuite. 
Car les habitudes se perdent au moins aussi vite qu’elles se prennent… donc autant continuer de capitaliser sur ses vos acquis.

Si vous avez tenu votre journal pendant 30 jours et que vous prenez un jour de pause, vous avez 30 jours d’information.
Si vous arrêtez tout sans vraiment le décider, juste en laissant aller, par manque de fermeté, un mois plus tard, vous restez avec 30 jours d’information, de motivation, d’objectifs, de positif.
Alors que si vous reprenez après votre jour de pause (et même si vous en prenez un autre !), un mois plus tard vous avez : 58 jours de motivation, d’objectifs réalisés, de positif !

 

Alors, qui de ces deux personnes 1) sera le plus avancée par rapport à ses objectifs et 2) se sentira le mieux ?

 

Souvenez-vous :
votre journal vous sert,
servez-vous de lui avec régularité,
fermeté et bienveillance.

 

Cet article conclut la série sur le journal intime. Je suis très curieuse de connaître votre opinion sur cet outil. Ai-je oublié quelque chose qu’il serait bon de mentionner ? Ou bien rencontrez-vous des difficultés ? Faites-moi part de vos commentaires ci-dessous. Merci et à bientôt !

Publié le 13 septembre

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Virginie Loÿ

Je m’appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d’une relation abusive ou violente.

2 thoughts on “Le journal intime : un coach personnel au quotidien”

  1. Merci Virginie pour cet article 🙂

    Pour moi le journal est quelque chose d’essentiel. Et effectivement, se fixer des objectifs précis est très important. Il est plus facile de trouver sa route quand on connait exactement le nom de sa destination que lorsqu’on ne connait que le nom de la ville 🙂

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