Je n’arrive pas à le quitter – Pourtant je ne suis pas heureuse

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Je n'arrive pas à le quitter, et pourtant, je ne suis pas heureuse. Pourquoi je reviens toujours auprès de lui?

« Je n’arrive pas à le quitter. » Une phrase que j’entends très souvent. Peut-être une phrase que toi aussi tu prononces avec regrets ou colère ? « Je ne suis pas heureuse mais je n’arrive pas à le quitter. » Une des caractéristiques des relations toxiques de couple, c’est la difficulté que l’on a à s’en défaire. On met déjà un certain temps à comprendre – et accepter – que la relation est malsaine. Mais ensuite, on a beau décider de rompre, on se retrouve soit impuissante à passer à l’action par peur de regretter, soit on réussit à le quitter, mais on revient. « Je n’arrive pas à le quitter. Comment partir et ne plus revenir ? Je veux rompre mais je l’aime… »

La situation est complexe. Comment avoir le courage de le quitter, comment se tenir à sa décision, pourquoi c’est si difficile… Ce sont les sujets que j’aborde dans cet article. Comprendre le processus qui se cache derrière notre incapacité à mener à bien notre projet est la première étape pour y parvenir. Très souvent, notre monologue intérieur nous dit : « Je l’aime, mais je dois le quitter. Je veux rompre, mais je l’aime. Je suis malheureuse mais je n’arrive pas à le quitter. » Un discours à deux voix qui ne nous aide pas à tenir nos résolutions de séparation.

Pour moi, « partir et revenir » ou « ne pas réussir à quitter quelqu’un » sont comparables à ne pas être capable de tenir ses résolutions. Ça nous touche toutes et ça s’apprend ! Échouer malgré nos bonnes intentions, ça nous arrive dans tous les domaines – et tout au long de notre vie – tant que nous n’avons pas compris pourquoi et comment il faut procéder.

Je n’arrive pas à le quitter : Pourquoi ?

 

Nous n’avons pas appris à gérer nos émotions négatives. Pourtant, c’est dans notre nature humaine d’éprouver autant d’émotions négatives que de positivesSans ce contraste, toutes les émotions seraient neutres. Ni joie, ni peine. Si nous sommes encouragées à rechercher les expériences positives, nous ne sommes pas aidées à comprendre et surpasser les négatives. Et ceci depuis notre plus tendre enfance.

 

Au bac à sable, nous tombons.
Et vite, on nous dit que « Ça ne fait pas mal. Ce n’est rien… »
alors que peut-être on a mal, et peut-être on est vexé…
Ou un enfant nous prend notre pelle, et on nous dit « Ce n’est pas grave… »
et on s’empresse de nous divertir en faisant autre chose,
on s’efforce de nous changer les idées.

 

C’est ainsi que nous avons appris à « gérer » des émotions qui sont, certes, négatives, mais tout à fait normales.
Nous avons appris à les gérer en les fuyant !

 

 

Je ne suis pas heureuse mais je n’arrive pas à rompre : Explication du processus

 

Dan Sullivan est un coach américain. J’emprunte le modèle “RCCC” dans lequel il explique ce mécanisme* :

La Résolution que nous faisons (l’engagement dans un projet) demande que nous fassions preuve de Courage pour affronter et surmonter les émotions négatives que nous ressentirons. Ce Courage nous permet de développer des nouvelles Capacités qui, à terme, renforcent notre Confiance en nous et nous permet d’évoluer.

Ce même processus se retrouve aussi bien quand on veut quitter une relation toxique, que quand on veut perdre du poids, arrêter de fumer, écrire un livre ou commencer un nouveau projet professionnel.

Je n’arrive pas à le quitter, ou quand je le quitte je reviens toujours, que se passe-t-il ?

*en anglais: CCCC, Commitment, Courage, Capacities, Confidence

1.La Résolution

 

En premier lieu, je suis mal et malheureuse, dans une relation violente ou abusive. Mes émotions de départ sont très négatives, je souffre. Je vais tellement mal que je prends la décision de quitter mon compagnon. Quand je prends ma décision de le quitter, ou quand je me suis enfin séparée, je passe par une phase d’espoir, de motivation, d’enthousiasme, voire d’euphorie.

Je me dis « Victoire ! », je n’en reviens pas moi-même d’avoir passé le cap et j’ai hâte de me débarrasser de tout le négatif qu’il y avait dans ma vie.

 

2. Le Courage

 

Mais la réalité reprend sa place et je m’aperçois que tout n’est pas aussi facile ou positif que ce que je pensais. Je suis assaillie d’émotions négatives :

  • le doute : « Est ce que j’ai pris la bonne décision, il me manque, j’ai peur de regretter… »
  • la confusion : « Il y a tant de choses à faire que je n’avais pas anticipées, comment faire ? »
  • l’accablement : « Je coule, il y a trop de choses à faire, et trop d’émotions insupportables. »
  • la honte : « Comment ai-je pu croire un seul instant que j’étais capable de me débrouiller sans lui ? »
  • la peur : « Je n’y arriverai jamais, je suis incapable. »
  • l’angoisse : « Et si je restais seule pour le reste de ma vie ? ».. etc.

 

Cette avalanche d’émotions négatives est tout à fait normale… mais nous ne le savons pas. Notre cerveau les interprète en nous disant que:

« C’était une très mauvaise idée, c’est trop dangereux, retourne dans ta grotte. »

Parce que notre cerveau primitif privilégie la sécurité au confort, il nous donne le message que « OK, ce n’était pas super avant, tu n’étais pas heureuse et tu souffrais, mais au moins, nous savions déjà gérer ces émotions et ces situations ». Pour lui, ce qu’il connaît déjà est plus facile à gérer. Comprendre que toutes ces émotions négatives font partie du processus de développement et sont tout à fait normales est important. Ce ne sont que des émotions, c’est à dire des vibrations dans notre corps.

En faisant preuve de Courage, nous pouvons nous atteler à une chose à la fois (et Une Chose Par Jour, c’est encore mieux !)

3. Les Capacités

 

Lorsque nous prenons la décision consciente d’assumer nos émotions négatives et que nous les acceptons comme faisant partie intégrale du mécanisme de développement, nous faisons preuve de Courage.

“Je n’arrive pas à le quitter” devient une tâche qui est partagée en microdéfis, à relever chaque jour. Les émotions associées ne sont pas toujours agréables, pas plus que ne l’étaient celles dans la relation toxique. Mais à chaque étape, nous développons de nouvelles Capacités.

 

4. La Confiance en soi

 

C’est en acquérant toutes ces nouvelles Capacités que nous (re) construisons notre Confiance en nous.

Aucune action n’est trop minime :

  • appeler une association pour la première fois,
  • aller visiter un appartement,
  • reprendre contact avec une ancienne copine,
  • aller au cinéma seule pour la première fois depuis des années, ou depuis toujours.

Chaque action entreprise, chaque émotion négative surmontée nous remplit d’une confiance nouvelle.

 

Quitter quelqu’un : Un exercice pour la confiance en soi

 

Contrairement à ce que nous pensons souvent, les personnes qui réussissent dans leurs diverses entreprises ne sont pas des gens qui ont plus confiance en eux que les autres. Ce n’est pas en ayant confiance en soi qu’on réussit à se libérer, c’est parce qu’on se libère qu’on acquiert la confiance en soi.

Ceux qui réussissent sont simplement des personnes qui ont compris que ces émotions négatives font partie du processus normal d’évolution. En pratiquant et en se forçant à avoir recours au courage pour passer des caps, on intègre le mécanisme. Cela ne fait pas disparaître les émotions négatives, mais ça donne la confiance que la réussite est au bout et que le jeu en vaut la peine.

 

Pour ma part, je trouve mon courage en me raccrochant à mon but.
Dans ma démarche, quand je rencontre des difficultés, c’est en me remémorant « pourquoi » je me suis fixé un objectif que je trouve le courage de surpasser les émotions négatives et de montrer à mon cerveau la nouvelle direction. Il est bon de te rappeler que tu as toujours des options. Pour ma part, je me sert de la visualisation quand je me sens bloquée. Et surtout, j’essaie de toujours me raccrocher au positif de toute situation.

Je ne regrette jamais d’avoir fait preuve de courage. 🙂

 

Et toi, te trouves-tu dans un loop de “départs et retours” dont tu ne parviens pas à sortir ? Quelles sont les difficultés que tu rencontres ? Comment tes émotions négatives contrôlent-elles tes décisions ?

 

Comment réussir à quitter une relation toxique en 4 étapes
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Publié le 1er mai

Attribution photo: Nicolas Ladino Silva (modifiée)

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Virginie Loÿ
Je m'appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d'une relation abusive ou violente.

13 thoughts on “Je n’arrive pas à le quitter – Pourtant je ne suis pas heureuse”

  1. En effet, je suis à deux doigts de me soumettre au doigt et à l’oeil pour éviter les crises quand il s’aperçoit que je veux faire des choses sans lui notamment des choses qui me mettent en valeur ou qui le font se sentir inférieur. Il arrive toujours à me faire renoncer à ce qui me fait du bien, en sa faveur. Après la crise, il est doux, câlin, limite à mes pieds. Mais je suis à sa botte…. Je n’arrive pas à me construire et je suis terrorisée chaque fois que je prends une décision sans lui en parler “oui mais si il l’apprend? Il va se fâcher, peut etre même me quitter” et du coup je renonce à chaque fois.

    1. Merci d’avoir laissé un commentaire, Thelma.
      S’en apercevoir est déjà une première étape.
      Mais elle est rarement suffisante pour passer à l’action.

      C’est un bon moment pour passer à la RÉFLEXION, par contre :

      Si tu es capable de poser les limites, de ne pas prendre les critiques à cœur et de regarder un homme qui fait une crise, comme un gamin de 5 ans devant les bonbons à la caisse du supermarché : d’une manière détachée, avec compassion et voire un léger amusement, pourquoi pas ? Si tu ne souffres pas, que tu vis la vie que tu veux, que tu es heureuse…
      Après, une fois que tu atteins cela, tu peux te poser la question, est-ce que c’est vraiment ce que tu veux dans ta vie.
      Je t’invite d’ailleurs à lire cet article très complet (3 parties):
      https://une-chose-par-jour.com/gaslighting-etapes/

      Mais rien ne t’oblige non plus à chercher à atteindre cela. Contrairement au gamin de 5 ans, on peut laisser un adulte à la caisse du supermarché !

      Auquel cas, ce serait utile de te demander pourquoi vraiment tu acceptes d’être traitée comme cela, pourquoi ce serait si catastrophique s’il te quittait (ou l’inverse), quelles sont tes peurs (télécharge le plan pour commencer le travail).

      Tu peux aussi prendre contact avec moi pour travailler en privé.
      https://une-chose-par-jour.com/accompagnement-et-coaching/

  2. Bonsoir,

    Je recherchais un article qui pourrait correspondre à l’histoire à laquelle je suis confrontée en ce moment, et je suis vraiment heureuse d’être tombée sur votre article (ainsi que sur la version vidéo).
    J’ai l’impression que, enfin, on parle du coeur de mon problème. Celui que je ressens depuis un an que je suis avec mon copain… Mais aussi celui que j’ai pu vivre dans mes précédentes relations de couple.

    C’est un trait commun à toutes mes relations : Je m’attache énormément, mais il arrive un jour où la relation ne me convient plus suffisamment (pour x ou y raison), seulement c’est à partir de là que la période la plus difficile à gérer commence pour moi… Prendre la décision de la rupture une première fois, mais revenir avec lui au bout d’une semaine (parce que par exemple il m’aura proposé d’aller boire un verre, malgré le fait que je sache que ce n’est pas une décision réfléchie), parce que c’est dans un moment de pic de tristesse, parce qu’il me manque, parce qu’il a l’air malheureux, parce que j’ai peur de craquer d’une façon ou d’une autre, et j’en passe des raisons…

    Dans toutes mes histoires, il m’a fallu plusieurs séparations (je n’ose en compter le nombre parfois), avant de réussir vraiment à prendre une décision mûrement réfléchie que je voulais déjà la première fois…

    Voilà, je ne souhaite pas raconter ma vie non plus, mais tout ça pour dire que vos mots ont résonné en moi, et cela me fait beaucoup de bien dans ma réflexion actuelle, cela me conforte dans certaines décisions que j’ai pu bien prendre (j’ai déjà vécu ce jour où une sérénité apparaît enfin, où je me sens en phase et sereine dans mes choix, mais force est de constater qu’aujourd’hui j’ai de nouveau un travail à faire pour y parvenir). La bonne nouvelle, c’est que grâce à cet article, je prend les choses de manière plus positive, et je me sens moins “bizarre” dans mes difficultés.

    Bref, merci beaucoup pour ce très beau partage.

    1. Merci, Karine, de ce partage.

      Je suis contente que cet article te fournisse des pistes pour continuer ta réflexion sur ces attachements et ce qui peut les causer.

      Rester en couple sans communiquer et en acceptant ce qui ne nous convient pas, ou ne plaît pas, est rarement un moyen de construire une relation solide. Partir sans communiquer non plus, ne serait-ce que pour mieux comprendre ses propres attentes et les mettre en perspectives.

      Nul n’est responsable de notre bonheur que nous. Et, comme tu le fais remarquer, l’attachement est très différent de la notion d’avoir envie de construire quelque chose à deux, ce qui demande de s’ouvrir à l’autre, et souvent de faire des choix, et parfois même, des compromis. Quand ce n’est plus la volonté de construire qui nous motive, mais la peur de perdre quelque chose, alors notre vie s’étrique et nos efforts nous coûtent souvent plus qu’ils nous apportent.

  3. Bonjour,

    Cet article tombe à point nommé.
    Je viens de quitter mon copain, après 4 ans où j’ai été très très heureuse (mais pas forcément très amoureuse). Pourquoi ? Parce que j’ai une telle estime pour cet homme qui est probablement la plus belle personne que j’aie jamais rencontrée, que je me sentais horriblement coupable de ne pas être folle de lui, de repenser parfois à mon ex (dont, ironie du sort, j’ai été follement éprise bien qu’il se soit plus que mal comporté avec moi), de rêver d’autre chose, parfois.

    Aujourd’hui c’est très dur, savoir que je lui fais du mal me détruit, m’anéantit. Savoir que je perds un homme pour qui j’étais tout m’effraie. Savoir que je perds la garantie d’être heureuse avec quelqu’un me terrifie. Je sais que j’aurais pu continuer des années comme ça à être heureuse avec lui tout en ayant l’impression de ne pas être comblée sentimentalement parlant, de recevoir plus d’amour que j’en éprouve. Nos conversations passionnantes me manqueront. Nos voyages. Le code qu’on s’est créé. Mais j’ai 27 ans, pas encore d’enfants, je rêve d’un rapport plus intense, de me sentir amoureuse et pas seulement aimée.
    Mais que c’est dur d’assumer sa culpabilité (outre le fait qu’il me manque atrocement, en tant que confident, que meilleur ami, que complice, que conseiller).

    Merci d’avoir mis des mots sur mes sentiments si confus et pénibles. Excellente analyse celle du refoulement dès l’enfance de tout ce qui peut nous arriver de négatif. C’est exactement ça, je me sens tellement démunie face à cette peine, à cet échec. Je me demande, “est-ce que je m’en remettrai un jour ?”. Dans le fond je sais bien que oui mais je me sens face à l’inconnu. Et l’impression d’avoir fait souffrir une personne qui mérite le meilleur me dévaste, j’en viens à me détester et à me dire que je suis égoïste. Tout serait sûrement plus simple si on grandissait avec l’idée que vivre c’est aussi se casser la figure, se faire vraiment mal, et ne pas avoir d’autre choix que continuer avec nos douleurs, sans tenter de les camoufler ou de les diminuer. ça fait mal mais ça fait partie de la vie.

    Merci.

    1. Merci Larochv pour ce bel ajout à mon article.

      L’échec et les fausses routes font partie de notre vie. C’est grâce à eux que nous grandissons et découvrons ce que nous voulons vraiment.

      Par contre, nous ne sommes pas responsables des émotions des autres. Les émotions sont créées par nos pensées, chacun crée ses émotions avec ses pensées, et nous ne contrôlons pas les pensées des autres.
      (Nous avons déjà bien assez à faire avec les nôtres!)
      Voici un article sur ce mécanisme :
      https://une-chose-par-jour.com/modele-de-brooke-outil-comprendre-ma-vie/

  4. Bonjour,
    merci pour cet article, je suis un homme et je vis exactement cela en ce moment, je suis dans une relation qui ne me convient plus. J’ai vit avec ma copine depuis 1 an et demi. J’ai vraiment des sentiments pour elle et de l’attachement mais je ne suis pas heureux. Pour entrer un plus dans le détail, depuis tout jeune, je “rêve” d’avoir une grande famille, j’ai rencontré ma copine qui est plus âgés que moi et déjà deux enfants, il y avait une telle alchimie au début que je me suis dit tant pis pour la grande famille, c’est elle…
    Et maintenant, 1 an plus tard et que nous vivons complètement ensemble, je me rend compte que je ne supporte pas ses enfants. Et je ne kiff pas ma vie. Je m’en veux de ne pas réussir a les aimer.
    Je me sent au pied du mur, je dois quitter la femme que j’ai le plus aimé et je repousse sans arrêt et je me justifie avec des peurs du genre: je ne vais jamais retrouver quelqu’un, peut-être que je ne suis pas fait pour la vie de couple, je vais lui faire du mal, de toute façon c’est trop tard pour grande famille, j’ai 34 ans et je vais rencontre que des femmes qui ont déjà des enfants.
    Bref je me sent complètement décourager face a cette situation. je culpabilise et je laisse traîner et détriment de mon bonheur

  5. Merci Mick de ton commentaire.

    Comme tu le fais remarquer, ces situations ne regardent pas le genre des personnes impliquées. Rester dans une relation insatisfaisante est fréquent, ce qui génère de nombreuses émotions désagréables.

    Mais le pire, c’est ce que tu mentionnes dans ton message: en plus de ce premier niveau d’émotions négatives, nous sommes capables de rajouter un deuxième niveau, en nous jugeant d’avoir ces premières émotions… Bref, ça part en vrille.

    Dans ton cas, en plus de ne pas kiffer ta vie, de ne pas supporter les enfants de ta compagne, de te sentir au pied du mur, tu te reproches d’avoir choisi cette situation, tu culpabilises, tu procrastines et tu te juges de te comporter ainsi.

    Tu as 34 ans, il y a une multitude de femmes sans enfants qui ne demandent qu’à rencontrer un homme sans enfants pour créer une famille : le problème n’est pas là… mais dans les pensées et les projections qui te bloquent dans l’inaction ☺

    Ce serait peut-être le bon moment pour faire le point avec une personne extérieure afin de pouvoir prendre le recul nécessaire et créer la vie que tu veux, plutôt que de continuer d’entériner celle qui ne te plaît pas.
    Si tu veux en discuter, tu peux demander une consultation ici.

    https://une-chose-par-jour.com/accompagnement-et-coaching/

  6. Bonjour,
    Merci pour cet article qui me parle vraiment !
    Ça fait 19 ans que je suis avec mon homme dont 14 de mariage. Depuis quelques temps je pense au divorce et lui en ai parlé. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs, j’avais déjà décidé de le faire il y a qq années 3 fois de suite. Mais à chaque fois je reviens sur ma décision me disant que ce n’est sûrement pas la bonne chose à faire. Et du coup je reste tout en étant pas heureuse, pas épanouie dans mon couple. Le fait qu’on n’ait pas d’enfant (ça a toujours été mon rêve d’en avoir) et vu que le problème vient de lui me fait sentir coupable de le quitter, même si ce n’est pas la raison. Même si Avec le temps il est devenu plus gentil et à l’écoute de mes envies, je ne me sens plus en phase avec lui. A une époque je pensais vouloir le quitter parce que j’avais ce besoin ou plutôt envie de faire un enfant mais là ce n’est plus le cas. J’ai aujourd’hui 42 ans et faire un enfant m’est quasi impossible, donc le problème se situe ailleurs. A chaque fois que je parle de séparation, il fait des efforts en devenant le mec attentionné, doux, tendre…sauf que là je ne suis plus réceptive à ses marques d’attention, comme si c’était trop tard. La routine a tellement pris le dessus, je trouve notre vie assez monotone, tellement ennuyante. On ne fait rien ensemble, j’ai beau proposer des activités il n’est presque jamais partant. Bref cette fois j’avais pris la ferme décision de mettre un terme à la relation et de vivre la vie dont j’ai toujours rêvée (avec ou sans compagnon et enfant). Depuis lui avoir parlé il fait tout pour me faire changer d’avis et je retombe dans cette espèce de culpabilité. Oui je culpabilise de le laisser, j’ai aussi peur de ce qui va suivre (vivre seule par ex).
    Je me dis que je ne rencontrerai plus jamais quelqu’un qui m’aimera autant, et en mm temps je me dis que je n’ai pas besoin d’être aimée. C’est une situation très difficile à vivre car cet homme a quand même été très présent dans ma vie, quoi qu’on puisse dire…
    Je ne suis pas non plus parfaite et il a su m’accepter, pourquoi ne pourrai je pas faire pareil ? Tellement de questions se bousculent dans ma tête mais une chose est sûre je ne suis pas heureuse. Ce n’est peut-être pas sa faute, notre bonheur ne dépend que de nous. Le quitter me rendrait il plus heureuse ou dois-je juste changer quelque chose dans mes habitudes ? Il compte bcp pour moi et je tiens à lui, j’ai aussi bcp d’affection pour lui ça c’est certain. Quant à savoir si je l’aime toujours ? Ça je ne saurai le dire
    En tout cas je ne me sens pas en accord avec lui, je pense qu’avec le temps nous avons pris des chemins différents. Peut-être aussi suis-je juste égoïste !? Je ne sais pas…
    Désolée de la longueur mais ça me fait du bien de sortir tout celà. Et encore une fois merci pour ce bel article qui me fait me sentir “normale”

    1. Bonjour, Nana, et merci pour ton témoignage très intéressant.
      Effectivement, nous nous posons souvent la question à l’envers, tant nous avons été formatées à l’idée les autres sont là pour contribuer à notre bonheur et à notre bien-être.
      Et si, imagine pour un instant, et si tu savais que tu pouvais être exactement aussi heureuse avec que sans lui ?

      Que choisirais-tu alors ?

      Parce que tu as maintenant identifié que le problème n’est pas là où tu pensais (ne pas pouvoir avoir d’enfant), mais ailleurs. Et si ta vie était palpitante, intéressante aussi bien avec lui que sans lui ? Quel serait ton choix ?

      Ce sont des questions importantes à se poser, car nous sommes souvent déçues quand nous pensons que changer les circonstances extérieures sera la solution à notre mal-être. Souvent, nous les changeons (par exemple en nous séparant), mais nous ne nous sentons pas mieux, car nous continuons notre vie avec, dans notre tête, les même interrogations (et le même sentiment — inutile — de culpabilité).

      C’est un travail personnel à faire, pour lequel je donne des ressources sur le blog et aussi sur lequel j’aide beaucoup de mes clientes individuellement. Si c’est un malaise et un vide que tu ne veux plus ressentir dans ta vie, n’hésite pas à venir en discuter avec moi, pour que je te propose des voies pour sortir de cette impasse.

      Si tu es intéressée, voici comment prendre contact avec moi:
      https://une-chose-par-jour.com/accompagnement-et-coaching/

  7. Bonjour,
    Merci pour ces témoignages et cet article, je m’y retrouve parfaitement. J’ai été mariée 25ans, mon premier Amour puis 3 merveilleux enfants sont nés. La vie et les évènements ont fait que nous n’avons pas pris le même chemin. J’ai rencontré un homme, le coup de foudre mais qui m’a entraîné vers le fond. J’ai été hospitalisée en clinique psychiatrique pour dépression profonde pendant 5 mois. J ai essayé de mettre fin à notre relation mais en vain il revenait, avait les mots, pleurait. aujourd’hui je vis avec lui , éloignée de ma famille, de mes amis, de mes enfants. d’ailleurs je ne souhaite pas qu’il rencontre ceux que j’aime. Tous les matins je me réveille mal dans mon corps dans ma tête dans mon cœur. Il se dit fou amoureux de moi mais je ne me sens pas dans ma vie. j’ai décidé de le quitter mais il me faut du courage et l’ambiguïté c’est que je ne veut pas qu’il soit malheureux. Alors c’est LUI ou MOI. Merci de prendre le temps de lire ma souffrance

    1. Effectivement, Bellec, c’est un choix.
      Le choix que tu dois faire.

      Vivre ta vie pour lui, ou vivre ta vie pour toi.
      Les deux peuvent t’apporter le bonheur si tu prends ta décision en pleine conscience et que tu t’impliques intégralement à trouver ton bonheur dans la solution de ton choix.
      Mais tant que tu penses que c’est soit toi, soit lui, et que tu prends la responsabilité de ses émotions à lui, alors tu ne prends pas la responsabilité des tiennes.
      Ce n’est pas facile, mais nous devons échanger l’inconfort de ne pas être dans la vie qu’on veut (et d’y stagner, sans changement) contre celui de se diriger avec autonomie vers la vie qu’on veut, d’affronter les difficultés, les échecs, l’inconnu, mais dans ce processus, de devenir plus forte et de construire ses rêves.

      Tu trouveras sur le blog de nombreuses ressources utiles pour toi sur cette voie. Et si tu le souhaites, la possibilité d’être accompagnée pour définir ton objectif et le mettre en place.
      https://une-chose-par-jour.com/accompagnement-et-coaching/

  8. Cela fait 10 ans que je suis avec mon conjoint, nous avons une fille de 7 ans et aujourd’hui rien ne va plus. On ne s’entend plus, nous ne sommes plus sur la même longueur d’onde. Il me reproche sans arrêt des choses alors que moi je ressens l’inverse de ce qu’il me dit et que de mon point de vue je ne suis pas entièrement fautive dans nod discordes. Des que je dis quelque chose il me contredit systématiquement, je dis blanc il dit noir, j’aurai dit noir il aurait dit blanc. Il me crie dessus et j’ai l’impression qu’il ne me supporte plus. Nous en avons parlé je lui ai dit ce que je ressentai et tout ce qu’il a trouvé à faire c’est me crier encore plus… En pretextant que j’étais venu l’agresser. Et pourtant je prends à chaque fois des pincettes pour lui parler. Et pourtant je suis malheureuse, je pleure tous les jours, ce qui m’insupporte d’être si faible, et pourtant je ne prends pas mon courage à 2 mains et je ne le quitte pas. J’ai l’impression d’être dans une impasse. Cette relation représente tout ce que je ne voulait jamais s vivre. Merci d’avoir pris le temps de lire tout ça…

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