Je n'arrive pas à le quitter, et pourtant, je ne suis pas heureuse. Pourquoi je reviens toujours auprès de lui?

Je n’arrive pas à le quitter – Pourtant je ne suis pas heureuse

Je n'arrive pas à le quitter, et pourtant, je ne suis pas heureuse. Pourquoi je reviens toujours auprès de lui?

« Je n’arrive pas à le quitter. » Une phrase que j’entends très souvent. Peut-être une phrase que toi aussi tu prononces avec regrets ou colère ? « Je ne suis pas heureuse mais je n’arrive pas à le quitter. » Une des caractéristiques des relations toxiques de couple, c’est la difficulté que l’on a à s’en défaire. On met déjà un certain temps à comprendre – et accepter – que la relation est malsaine. Mais ensuite, on a beau décider de rompre, on se retrouve soit impuissante à passer à l’action par peur de regretter, soit on réussit à le quitter, mais on revient. « Je n’arrive pas à le quitter. Comment partir et ne plus revenir ? Je veux rompre mais je l’aime… »

La situation est complexe. Comment avoir le courage de le quitter, comment se tenir à sa décision, pourquoi c’est si difficile… Ce sont les sujets que j’aborde dans cet article. Comprendre le processus qui se cache derrière notre incapacité à mener à bien notre projet est la première étape pour y parvenir. Très souvent, notre monologue intérieur nous dit : « Je l’aime, mais je dois le quitter. Je veux rompre, mais je l’aime. Je suis malheureuse mais je n’arrive pas à le quitter. » Un discours à deux voix qui ne nous aide pas à tenir nos résolutions de séparation.

Pour moi, « partir et revenir » ou « ne pas réussir à quitter quelqu’un » sont comparables à ne pas être capable de tenir ses résolutions. Ça nous touche toutes et ça s’apprend ! Échouer malgré nos bonnes intentions, ça nous arrive dans tous les domaines – et tout au long de notre vie – tant que nous n’avons pas compris pourquoi et comment il faut procéder.

Je n’arrive pas à le quitter : Pourquoi ?

Nous n’avons pas appris à gérer nos émotions négatives. Pourtant, c’est dans notre nature humaine d’éprouver autant d’émotions négatives que de positivesSans ce contraste, toutes les émotions seraient neutres. Ni joie, ni peine. Si nous sommes encouragées à rechercher les expériences positives, nous ne sommes pas aidées à comprendre et surpasser les négatives. Et ceci depuis notre plus tendre enfance.

Au bac à sable, nous tombons.
Et vite, on nous dit que « Ça ne fait pas mal. Ce n’est rien… »
alors que peut-être on a mal, et peut-être on est vexé…
Ou un enfant nous prend notre pelle, et on nous dit « Ce n’est pas grave… »
et on s’empresse de nous divertir en faisant autre chose,
on s’efforce de nous changer les idées.

C’est ainsi que nous avons appris à « gérer » des émotions qui sont, certes, négatives, mais tout à fait normales.
Nous avons appris à les gérer en les fuyant !

Je ne suis pas heureuse mais je n’arrive pas à rompre : Explication du processus

Dan Sullivan est un coach américain. J’emprunte le modèle “RCCC” dans lequel il explique ce mécanisme* :

La Résolution que nous faisons (l’engagement dans un projet) demande que nous fassions preuve de Courage pour affronter et surmonter les émotions négatives que nous ressentirons. Ce Courage nous permet de développer des nouvelles Capacités qui, à terme, renforcent notre Confiance en nous et nous permet d’évoluer.

Ce même processus se retrouve aussi bien quand on veut quitter une relation toxique, que quand on veut perdre du poids, arrêter de fumer, écrire un livre ou commencer un nouveau projet professionnel.

Je n’arrive pas à le quitter, ou quand je le quitte je reviens toujours, que se passe-t-il ?

*en anglais: CCCC, Commitment, Courage, Capacities, Confidence

1.La Résolution

En premier lieu, je suis mal et malheureuse, dans une relation violente ou abusive. Mes émotions de départ sont très négatives, je souffre. Je vais tellement mal que je prends la décision de quitter mon compagnon. Quand je prends ma décision de le quitter, ou quand je me suis enfin séparée, je passe par une phase d’espoir, de motivation, d’enthousiasme, voire d’euphorie.

Je me dis « Victoire ! », je n’en reviens pas moi-même d’avoir passé le cap et j’ai hâte de me débarrasser de tout le négatif qu’il y avait dans ma vie.

2. Le Courage

Mais la réalité reprend sa place et je m’aperçois que tout n’est pas aussi facile ou positif que ce que je pensais. Je suis assaillie d’émotions négatives :

  • le doute : « Est ce que j’ai pris la bonne décision, il me manque, j’ai peur de regretter… »
  • la confusion : « Il y a tant de choses à faire que je n’avais pas anticipées, comment faire ? »
  • l’accablement : « Je coule, il y a trop de choses à faire, et trop d’émotions insupportables. »
  • la honte : « Comment ai-je pu croire un seul instant que j’étais capable de me débrouiller sans lui ? »
  • la peur : « Je n’y arriverai jamais, je suis incapable. »
  • l’angoisse : « Et si je restais seule pour le reste de ma vie ? ».. etc.

Cette avalanche d’émotions négatives est tout à fait normale… mais nous ne le savons pas. Notre cerveau les interprète en nous disant que:

« C’était une très mauvaise idée, c’est trop dangereux, retourne dans ta grotte. »

Parce que notre cerveau primitif privilégie la sécurité au confort, il nous donne le message que « OK, ce n’était pas super avant, tu n’étais pas heureuse et tu souffrais, mais au moins, nous savions déjà gérer ces émotions et ces situations ». Pour lui, ce qu’il connaît déjà est plus facile à gérer. Comprendre que toutes ces émotions négatives font partie du processus de développement et sont tout à fait normales est important. Ce ne sont que des émotions, c’est à dire des vibrations dans notre corps.

En faisant preuve de Courage, nous pouvons nous atteler à une chose à la fois (et Une Chose Par Jour, c’est encore mieux !)

3. Les Capacités

Lorsque nous prenons la décision consciente d’assumer nos émotions négatives et que nous les acceptons comme faisant partie intégrale du mécanisme de développement, nous faisons preuve de Courage.

“Je n’arrive pas à le quitter” devient une tâche qui est partagée en microdéfis, à relever chaque jour. Les émotions associées ne sont pas toujours agréables, pas plus que ne l’étaient celles dans la relation toxique. Mais à chaque étape, nous développons de nouvelles Capacités.

4. La Confiance en soi

C’est en acquérant toutes ces nouvelles Capacités que nous (re) construisons notre Confiance en nous.

Aucune action n’est trop minime :

  • appeler une association pour la première fois,
  • aller visiter un appartement,
  • reprendre contact avec une ancienne copine,
  • aller au cinéma seule pour la première fois depuis des années, ou depuis toujours.

Chaque action entreprise, chaque émotion négative surmontée nous remplit d’une confiance nouvelle.

Quitter quelqu’un : Un exercice pour la confiance en soi

Contrairement à ce que nous pensons souvent, les personnes qui réussissent dans leurs diverses entreprises ne sont pas des gens qui ont plus confiance en eux que les autres. Ce n’est pas en ayant confiance en soi qu’on réussit à se libérer, c’est parce qu’on se libère qu’on acquiert la confiance en soi.

Ceux qui réussissent sont simplement des personnes qui ont compris que ces émotions négatives font partie du processus normal d’évolution. En pratiquant et en se forçant à avoir recours au courage pour passer des caps, on intègre le mécanisme. Cela ne fait pas disparaître les émotions négatives, mais ça donne la confiance que la réussite est au bout et que le jeu en vaut la peine.

Pour ma part, je trouve mon courage en me raccrochant à mon but.
Dans ma démarche, quand je rencontre des difficultés, c’est en me remémorant « pourquoi » je me suis fixé un objectif que je trouve le courage de surpasser les émotions négatives et de montrer à mon cerveau la nouvelle direction. Il est bon de te rappeler que tu as toujours des options. Pour ma part, je me sert de la visualisation quand je me sens bloquée. Et surtout, j’essaie de toujours me raccrocher au positif de toute situation.

Je ne regrette jamais d’avoir fait preuve de courage. 🙂

Et toi, te trouves-tu dans un loop de “départs et retours” dont tu ne parviens pas à sortir ? Quelles sont les difficultés que tu rencontres ? Comment tes émotions négatives contrôlent-elles tes décisions ?

Comment réussir à quitter une relation toxique en 4 étapes
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Publié le 1er mai

Attribution photo: Nicolas Ladino Silva (modifiée)

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26 thoughts on “Je n’arrive pas à le quitter – Pourtant je ne suis pas heureuse”

  1. En effet, je suis à deux doigts de me soumettre au doigt et à l’oeil pour éviter les crises quand il s’aperçoit que je veux faire des choses sans lui notamment des choses qui me mettent en valeur ou qui le font se sentir inférieur. Il arrive toujours à me faire renoncer à ce qui me fait du bien, en sa faveur. Après la crise, il est doux, câlin, limite à mes pieds. Mais je suis à sa botte…. Je n’arrive pas à me construire et je suis terrorisée chaque fois que je prends une décision sans lui en parler “oui mais si il l’apprend? Il va se fâcher, peut etre même me quitter” et du coup je renonce à chaque fois.

    1. Merci d’avoir laissé un commentaire, Thelma.
      S’en apercevoir est déjà une première étape.
      Mais elle est rarement suffisante pour passer à l’action.

      C’est un bon moment pour passer à la RÉFLEXION, par contre :

      Si tu es capable de poser les limites, de ne pas prendre les critiques à cœur et de regarder un homme qui fait une crise, comme un gamin de 5 ans devant les bonbons à la caisse du supermarché : d’une manière détachée, avec compassion et voire un léger amusement, pourquoi pas ? Si tu ne souffres pas, que tu vis la vie que tu veux, que tu es heureuse…
      Après, une fois que tu atteins cela, tu peux te poser la question, est-ce que c’est vraiment ce que tu veux dans ta vie.
      Je t’invite d’ailleurs à lire cet article très complet (3 parties):
      https://une-chose-par-jour.com/gaslighting-etapes/

      Mais rien ne t’oblige non plus à chercher à atteindre cela. Contrairement au gamin de 5 ans, on peut laisser un adulte à la caisse du supermarché !

      Auquel cas, ce serait utile de te demander pourquoi vraiment tu acceptes d’être traitée comme cela, pourquoi ce serait si catastrophique s’il te quittait (ou l’inverse), quelles sont tes peurs (télécharge le plan pour commencer le travail).

      Tu peux aussi prendre contact avec moi pour travailler en privé.
      https://une-chose-par-jour.com/accompagnement-et-coaching/

  2. Bonsoir,

    Je recherchais un article qui pourrait correspondre à l’histoire à laquelle je suis confrontée en ce moment, et je suis vraiment heureuse d’être tombée sur votre article (ainsi que sur la version vidéo).
    J’ai l’impression que, enfin, on parle du coeur de mon problème. Celui que je ressens depuis un an que je suis avec mon copain… Mais aussi celui que j’ai pu vivre dans mes précédentes relations de couple.

    C’est un trait commun à toutes mes relations : Je m’attache énormément, mais il arrive un jour où la relation ne me convient plus suffisamment (pour x ou y raison), seulement c’est à partir de là que la période la plus difficile à gérer commence pour moi… Prendre la décision de la rupture une première fois, mais revenir avec lui au bout d’une semaine (parce que par exemple il m’aura proposé d’aller boire un verre, malgré le fait que je sache que ce n’est pas une décision réfléchie), parce que c’est dans un moment de pic de tristesse, parce qu’il me manque, parce qu’il a l’air malheureux, parce que j’ai peur de craquer d’une façon ou d’une autre, et j’en passe des raisons…

    Dans toutes mes histoires, il m’a fallu plusieurs séparations (je n’ose en compter le nombre parfois), avant de réussir vraiment à prendre une décision mûrement réfléchie que je voulais déjà la première fois…

    Voilà, je ne souhaite pas raconter ma vie non plus, mais tout ça pour dire que vos mots ont résonné en moi, et cela me fait beaucoup de bien dans ma réflexion actuelle, cela me conforte dans certaines décisions que j’ai pu bien prendre (j’ai déjà vécu ce jour où une sérénité apparaît enfin, où je me sens en phase et sereine dans mes choix, mais force est de constater qu’aujourd’hui j’ai de nouveau un travail à faire pour y parvenir). La bonne nouvelle, c’est que grâce à cet article, je prend les choses de manière plus positive, et je me sens moins “bizarre” dans mes difficultés.

    Bref, merci beaucoup pour ce très beau partage.

    1. Merci, Karine, de ce partage.

      Je suis contente que cet article te fournisse des pistes pour continuer ta réflexion sur ces attachements et ce qui peut les causer.

      Rester en couple sans communiquer et en acceptant ce qui ne nous convient pas, ou ne plaît pas, est rarement un moyen de construire une relation solide. Partir sans communiquer non plus, ne serait-ce que pour mieux comprendre ses propres attentes et les mettre en perspectives.

      Nul n’est responsable de notre bonheur que nous. Et, comme tu le fais remarquer, l’attachement est très différent de la notion d’avoir envie de construire quelque chose à deux, ce qui demande de s’ouvrir à l’autre, et souvent de faire des choix, et parfois même, des compromis. Quand ce n’est plus la volonté de construire qui nous motive, mais la peur de perdre quelque chose, alors notre vie s’étrique et nos efforts nous coûtent souvent plus qu’ils nous apportent.

    2. Bonkoir,

      Je me retrouve beaucoup dans cet article. Très amoureuse et dépendante affective, je n’arrive pas à quitter mon compagnon qui est violent psychologiquement. Je pense ( pour avoir malheureysement féjà eu à faire à un) que c’est un pervers narcissique.
      J’ai conscience que, si je reste avec lui, il va me détruire psychologiquement. Je suis déjà sous traitement médicamenteux plus suivie par psychiatre, psychologue, infirmier. Malheureusement je me vois mal retourner chez mes parents, ne plus avoir d’affection ni d’amour ( car j’en ai jamais eu enfant ) ,dormir seule, ré-apprendre à vivre seule, sans lui, sans sa présence, ni sa voix…rien que d’y penser je fonds en larmes. Plusieurs amies m’ont dit que je serai mieux sans lui et, dans les moments de faiblesse de me rappeler de son vrai visage. Car je ne retiens que le mec parfait et mignon des débuts. Cest la même difficulté à chaque rupture. Je mets des mois à me remettre d’une relation de 2 mois.

      1. Merci pour ton témoignage, Claudine.

        Nous n’avons pas l’obligation d’aller bien.
        Nous sommes libres de choisir la vie que nous voulons, et de préférer une relation douloureuse à la solitude, ou de passer par l’inconfort d’apprendre à se donner l’amour que l’on veut avoir. Tu as le choix.

        Tu sembles connaître le « scénario » et visiblement, tu es capable de lister tous les points négatifs d’une éventuelle séparation.
        C’est normal. Un cerveau humain qui fonctionne NORMALEMENT mettra toujours l’accent sur les risques avant de voir les avantages… Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a PAS de côtés positifs !

        Oui, cela peut être difficile À COURT TERME d’apprendre à vivre et dormir seule. Oui, il faut sans doute apprendre à vivre avec sa tristesse.
        Mais cela ne signifie pas que ce soit un effort en vain.

        Et comment peux-tu savoir que tu mettras des mois à te remettre ? Notre futur n’est pas notre passé. Il me semble que tu vis déjà « la séparation » et la tristesse de la séparation AVANT de l’avoir concrétisée.

        Enfin, je t’invite à réfléchir sur l’étiquette « dépendante affective », que tu sembles accepter comme une vérité, au même titre qu’une taille de 1,67 m.
        La soi-disant dépendance affective sont des pensées et croyances que tu as construites, et que ton cerveau à l’habitude de reproduire. Tu peux apprendre à les changer, car comme tous les humains, ton cerveau est neuro-plastique et peut TOUT apprendre.
        S’apercevoir que tu as ce type de croyances et comportement est uniquement le point de départ pour savoir ce que tu souhaites changer dans ta vie.

        Tu trouves de nombreuses ressources gratuites dans mon site, ainsi que programme en ligne et/ou accompagnements. N’hésite pas à explorer tout ce que je mets en ligne.

  3. Bonjour,

    Cet article tombe à point nommé.
    Je viens de quitter mon copain, après 4 ans où j’ai été très très heureuse (mais pas forcément très amoureuse). Pourquoi ? Parce que j’ai une telle estime pour cet homme qui est probablement la plus belle personne que j’aie jamais rencontrée, que je me sentais horriblement coupable de ne pas être folle de lui, de repenser parfois à mon ex (dont, ironie du sort, j’ai été follement éprise bien qu’il se soit plus que mal comporté avec moi), de rêver d’autre chose, parfois.

    Aujourd’hui c’est très dur, savoir que je lui fais du mal me détruit, m’anéantit. Savoir que je perds un homme pour qui j’étais tout m’effraie. Savoir que je perds la garantie d’être heureuse avec quelqu’un me terrifie. Je sais que j’aurais pu continuer des années comme ça à être heureuse avec lui tout en ayant l’impression de ne pas être comblée sentimentalement parlant, de recevoir plus d’amour que j’en éprouve. Nos conversations passionnantes me manqueront. Nos voyages. Le code qu’on s’est créé. Mais j’ai 27 ans, pas encore d’enfants, je rêve d’un rapport plus intense, de me sentir amoureuse et pas seulement aimée.
    Mais que c’est dur d’assumer sa culpabilité (outre le fait qu’il me manque atrocement, en tant que confident, que meilleur ami, que complice, que conseiller).

    Merci d’avoir mis des mots sur mes sentiments si confus et pénibles. Excellente analyse celle du refoulement dès l’enfance de tout ce qui peut nous arriver de négatif. C’est exactement ça, je me sens tellement démunie face à cette peine, à cet échec. Je me demande, “est-ce que je m’en remettrai un jour ?”. Dans le fond je sais bien que oui mais je me sens face à l’inconnu. Et l’impression d’avoir fait souffrir une personne qui mérite le meilleur me dévaste, j’en viens à me détester et à me dire que je suis égoïste. Tout serait sûrement plus simple si on grandissait avec l’idée que vivre c’est aussi se casser la figure, se faire vraiment mal, et ne pas avoir d’autre choix que continuer avec nos douleurs, sans tenter de les camoufler ou de les diminuer. ça fait mal mais ça fait partie de la vie.

    Merci.

    1. Merci Larochv pour ce bel ajout à mon article.

      L’échec et les fausses routes font partie de notre vie. C’est grâce à eux que nous grandissons et découvrons ce que nous voulons vraiment.

      Par contre, nous ne sommes pas responsables des émotions des autres. Les émotions sont créées par nos pensées, chacun crée ses émotions avec ses pensées, et nous ne contrôlons pas les pensées des autres.
      (Nous avons déjà bien assez à faire avec les nôtres!)
      Voici un article sur ce mécanisme :
      https://une-chose-par-jour.com/modele-de-brooke-outil-comprendre-ma-vie/

  4. Bonjour,
    merci pour cet article, je suis un homme et je vis exactement cela en ce moment, je suis dans une relation qui ne me convient plus. J’ai vit avec ma copine depuis 1 an et demi. J’ai vraiment des sentiments pour elle et de l’attachement mais je ne suis pas heureux. Pour entrer un plus dans le détail, depuis tout jeune, je “rêve” d’avoir une grande famille, j’ai rencontré ma copine qui est plus âgés que moi et déjà deux enfants, il y avait une telle alchimie au début que je me suis dit tant pis pour la grande famille, c’est elle…
    Et maintenant, 1 an plus tard et que nous vivons complètement ensemble, je me rend compte que je ne supporte pas ses enfants. Et je ne kiff pas ma vie. Je m’en veux de ne pas réussir a les aimer.
    Je me sent au pied du mur, je dois quitter la femme que j’ai le plus aimé et je repousse sans arrêt et je me justifie avec des peurs du genre: je ne vais jamais retrouver quelqu’un, peut-être que je ne suis pas fait pour la vie de couple, je vais lui faire du mal, de toute façon c’est trop tard pour grande famille, j’ai 34 ans et je vais rencontre que des femmes qui ont déjà des enfants.
    Bref je me sent complètement décourager face a cette situation. je culpabilise et je laisse traîner et détriment de mon bonheur

  5. Merci Mick de ton commentaire.

    Comme tu le fais remarquer, ces situations ne regardent pas le genre des personnes impliquées. Rester dans une relation insatisfaisante est fréquent, ce qui génère de nombreuses émotions désagréables.

    Mais le pire, c’est ce que tu mentionnes dans ton message: en plus de ce premier niveau d’émotions négatives, nous sommes capables de rajouter un deuxième niveau, en nous jugeant d’avoir ces premières émotions… Bref, ça part en vrille.

    Dans ton cas, en plus de ne pas kiffer ta vie, de ne pas supporter les enfants de ta compagne, de te sentir au pied du mur, tu te reproches d’avoir choisi cette situation, tu culpabilises, tu procrastines et tu te juges de te comporter ainsi.

    Tu as 34 ans, il y a une multitude de femmes sans enfants qui ne demandent qu’à rencontrer un homme sans enfants pour créer une famille : le problème n’est pas là… mais dans les pensées et les projections qui te bloquent dans l’inaction ☺

    Ce serait peut-être le bon moment pour faire le point avec une personne extérieure afin de pouvoir prendre le recul nécessaire et créer la vie que tu veux, plutôt que de continuer d’entériner celle qui ne te plaît pas.
    Si tu veux en discuter, tu peux demander une consultation ici.

    https://une-chose-par-jour.com/accompagnement-et-coaching/

  6. Bonjour,
    Merci pour cet article qui me parle vraiment !
    Ça fait 19 ans que je suis avec mon homme dont 14 de mariage. Depuis quelques temps je pense au divorce et lui en ai parlé. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs, j’avais déjà décidé de le faire il y a qq années 3 fois de suite. Mais à chaque fois je reviens sur ma décision me disant que ce n’est sûrement pas la bonne chose à faire. Et du coup je reste tout en étant pas heureuse, pas épanouie dans mon couple. Le fait qu’on n’ait pas d’enfant (ça a toujours été mon rêve d’en avoir) et vu que le problème vient de lui me fait sentir coupable de le quitter, même si ce n’est pas la raison. Même si Avec le temps il est devenu plus gentil et à l’écoute de mes envies, je ne me sens plus en phase avec lui. A une époque je pensais vouloir le quitter parce que j’avais ce besoin ou plutôt envie de faire un enfant mais là ce n’est plus le cas. J’ai aujourd’hui 42 ans et faire un enfant m’est quasi impossible, donc le problème se situe ailleurs. A chaque fois que je parle de séparation, il fait des efforts en devenant le mec attentionné, doux, tendre…sauf que là je ne suis plus réceptive à ses marques d’attention, comme si c’était trop tard. La routine a tellement pris le dessus, je trouve notre vie assez monotone, tellement ennuyante. On ne fait rien ensemble, j’ai beau proposer des activités il n’est presque jamais partant. Bref cette fois j’avais pris la ferme décision de mettre un terme à la relation et de vivre la vie dont j’ai toujours rêvée (avec ou sans compagnon et enfant). Depuis lui avoir parlé il fait tout pour me faire changer d’avis et je retombe dans cette espèce de culpabilité. Oui je culpabilise de le laisser, j’ai aussi peur de ce qui va suivre (vivre seule par ex).
    Je me dis que je ne rencontrerai plus jamais quelqu’un qui m’aimera autant, et en mm temps je me dis que je n’ai pas besoin d’être aimée. C’est une situation très difficile à vivre car cet homme a quand même été très présent dans ma vie, quoi qu’on puisse dire…
    Je ne suis pas non plus parfaite et il a su m’accepter, pourquoi ne pourrai je pas faire pareil ? Tellement de questions se bousculent dans ma tête mais une chose est sûre je ne suis pas heureuse. Ce n’est peut-être pas sa faute, notre bonheur ne dépend que de nous. Le quitter me rendrait il plus heureuse ou dois-je juste changer quelque chose dans mes habitudes ? Il compte bcp pour moi et je tiens à lui, j’ai aussi bcp d’affection pour lui ça c’est certain. Quant à savoir si je l’aime toujours ? Ça je ne saurai le dire
    En tout cas je ne me sens pas en accord avec lui, je pense qu’avec le temps nous avons pris des chemins différents. Peut-être aussi suis-je juste égoïste !? Je ne sais pas…
    Désolée de la longueur mais ça me fait du bien de sortir tout celà. Et encore une fois merci pour ce bel article qui me fait me sentir “normale”

    1. Bonjour, Nana, et merci pour ton témoignage très intéressant.
      Effectivement, nous nous posons souvent la question à l’envers, tant nous avons été formatées à l’idée les autres sont là pour contribuer à notre bonheur et à notre bien-être.
      Et si, imagine pour un instant, et si tu savais que tu pouvais être exactement aussi heureuse avec que sans lui ?

      Que choisirais-tu alors ?

      Parce que tu as maintenant identifié que le problème n’est pas là où tu pensais (ne pas pouvoir avoir d’enfant), mais ailleurs. Et si ta vie était palpitante, intéressante aussi bien avec lui que sans lui ? Quel serait ton choix ?

      Ce sont des questions importantes à se poser, car nous sommes souvent déçues quand nous pensons que changer les circonstances extérieures sera la solution à notre mal-être. Souvent, nous les changeons (par exemple en nous séparant), mais nous ne nous sentons pas mieux, car nous continuons notre vie avec, dans notre tête, les même interrogations (et le même sentiment — inutile — de culpabilité).

      C’est un travail personnel à faire, pour lequel je donne des ressources sur le blog et aussi sur lequel j’aide beaucoup de mes clientes individuellement. Si c’est un malaise et un vide que tu ne veux plus ressentir dans ta vie, n’hésite pas à venir en discuter avec moi, pour que je te propose des voies pour sortir de cette impasse.

      Si tu es intéressée, voici comment prendre contact avec moi:
      https://une-chose-par-jour.com/accompagnement-et-coaching/

  7. Bonjour,
    Merci pour ces témoignages et cet article, je m’y retrouve parfaitement. J’ai été mariée 25ans, mon premier Amour puis 3 merveilleux enfants sont nés. La vie et les évènements ont fait que nous n’avons pas pris le même chemin. J’ai rencontré un homme, le coup de foudre mais qui m’a entraîné vers le fond. J’ai été hospitalisée en clinique psychiatrique pour dépression profonde pendant 5 mois. J ai essayé de mettre fin à notre relation mais en vain il revenait, avait les mots, pleurait. aujourd’hui je vis avec lui , éloignée de ma famille, de mes amis, de mes enfants. d’ailleurs je ne souhaite pas qu’il rencontre ceux que j’aime. Tous les matins je me réveille mal dans mon corps dans ma tête dans mon cœur. Il se dit fou amoureux de moi mais je ne me sens pas dans ma vie. j’ai décidé de le quitter mais il me faut du courage et l’ambiguïté c’est que je ne veut pas qu’il soit malheureux. Alors c’est LUI ou MOI. Merci de prendre le temps de lire ma souffrance

    1. Effectivement, Bellec, c’est un choix.
      Le choix que tu dois faire.

      Vivre ta vie pour lui, ou vivre ta vie pour toi.
      Les deux peuvent t’apporter le bonheur si tu prends ta décision en pleine conscience et que tu t’impliques intégralement à trouver ton bonheur dans la solution de ton choix.
      Mais tant que tu penses que c’est soit toi, soit lui, et que tu prends la responsabilité de ses émotions à lui, alors tu ne prends pas la responsabilité des tiennes.
      Ce n’est pas facile, mais nous devons échanger l’inconfort de ne pas être dans la vie qu’on veut (et d’y stagner, sans changement) contre celui de se diriger avec autonomie vers la vie qu’on veut, d’affronter les difficultés, les échecs, l’inconnu, mais dans ce processus, de devenir plus forte et de construire ses rêves.

      Tu trouveras sur le blog de nombreuses ressources utiles pour toi sur cette voie. Et si tu le souhaites, la possibilité d’être accompagnée pour définir ton objectif et le mettre en place.
      https://une-chose-par-jour.com/accompagnement-et-coaching/

  8. Bonjour,

    Moi aussi je le retrouve face à un dilemme… j’ai quitté il y a 16 ans mon premier amour sur un coup de tête et j’ai passé ces 14 dernières années à rêver de lui, a penser à lui et à me dirent qu’un jour on se retrouvera pour vivre ensemble et finir nos jours tous les 2 amoureux comme au premier jour. Je suis restée avec l’homme qui est devenu le père de
    Mes 2 enfants, il m’a offert une famille, une stabilité affective, une belle vie quoi. Tout ce dont j’avais toujours rêver petite… Et puis il y a 2 ans ce premier amour est revenu pour faire le point il avait besoin de réponses à ses questions et depuis ce temps je n’arrive pas à mettre soit un terme à la relation reprise avec mon premier amour ou avec mon conjoint. Peur de me tromper en quittant le premier pour le 2eme, peur pour mes enfants peur de faire de la peine à tout le monde et de casser une relation qui finalement n’est juste qu’idéaliser. Merci

    1. Merci, Tetelle, pour ton témoignage.

      Rien ne te permettra de savoir quelle est la « bonne » solution, puisque nous ne savons rien du futur. Tu es libre de choisir la vie que tu veux et de t’engager à 100 % derrière le choix que tu fais pour qu’il devienne « la bonne solution » POUR TOI.
      Les autres auront leur opinion, et c’est juste comme ça, quoi qu’on fasse.

      Essaie de faire l’exercice de regarder 2 ans ou 5 ans dans le futur : quelle personne veux-tu être ? Quel regard veux-tu poser sur cette période ? Quels sont les choix dont tu seras fière, même s’ils ont été difficiles ? Quelles sont les valeurs selon lesquelles tu veux vivre ?
      https://une-chose-par-jour.com/valeurs-personnelles-choisir-notre-vie-intentionnellement/

      Quel exemple veux-tu être pour tes enfants ? Note ici qu’il n’y a toujours pas de « bonne » réponse : faire le choix d’être une femme qui remet sa vie en question et décide de quitter un mariage, ou faire le choix de renoncer à une histoire d’amour pour développer son couple et sa vie de famille sont deux options qui ont autant de valeur, ainsi que toutes les alternatives.
      La « morale » (telle que régulièrement admise) a moins de poids — à mon avis — que l’honnêteté émotionnelle et intellectuelle.

      Fais le travail par écrit : pourquoi une solution ? Pourquoi l’autre ? Pourquoi pas une troisième ?
      C’est un travail que tu peux faire seule ou accompagnée, si tu as besoin d’aide pour prendre du recul à ce stade de ta vie.

  9. Bonjour. J’ai ete en couple pendant 4 ans avec un dependant affectif. La premiere annee etait geniale. Je me sentais heureuse, comprise, aimee. Bref j’avais trouvé le compagnon ideal. Mais apres c’est devenu cauchemardesque. Il s’insinuait dans tous les aspects de ma vie. Exigeait que je passe tout mon temps avec lui. Me disait qu’il se sentait rejeté quand je faisais des choses sans lui. Il s’est arrangé pour connaitre ma famille, mes ami(e)s, tout mon entourage. J’ai fait ume depression entre temps. Un jour je l’ai suplié de me laisser seule un moment parce que j’avais besoin de me reprendre. Il a refusé . il tenait a etre partout ou j’allais. S’enervait quand je prenais mes propres initiatives. 3 ans plus tard j’ai commencé a parler de rupture. Il a ete categorique. Il ne me laissera pas partir. Il disait que j’etais la femme de sa vie, que j’etais exceptionnelle. Il redoublait d’attention, se comportant comme l’amoureux parfait. Je me sentais coupable de vouloir le quitter. J’avais peur de ne jamais retrouver quelqu’un qui m’aimera ainsi. Sa possesivité maladive m’a finalement donné une raison de partir et depuis je me sens coupable de le faire souffrir. Je ne veux pas revenir avec lui. Je ne l’aime plus mais des fois je me demande comment il va. Devrais je reprendre contact avec lui? Comment arreter de me sentir coupable? Desole si c’est trop long

    1. Merci, Lorelai, pour ton témoignage. Il n’est pas trop long 🙂

      Je t’invite à observer certaines de tes pensées : « Il se comportait comme l’amoureux parfait ». Qu’est-ce que cela veut-dire pour toi ? Est-ce (était-ce) vrai ?
      « Je me sens coupable de le faire souffrir. » Les émotions qu’il ressent sont les fruits de SES pensées à lui, sur lesquelles tu n’as pas de pouvoir. Nous ne sommes jamais la cause des émotions des autres. Pourquoi choisis-tu d’endosser cette responsabilité ou d’adopter cette fausse réalité ?
      Quelles seraient tes motivations pour le contacter ? Tu peux te libérer de ton sentiment de culpabilité en le contacter ou sans le contacter, les deux sont des options tout aussi valables, car ce sont tes pensées qui créent ton émotion de culpabilité. En général, la meilleure route pour se débarrasser de la culpabilité est de choisir d’être responsable de ses propres pensées, émotions et action et de laisser aux autres la liberté totale des leurs.
      Je t’invite à explorer le Modèle de Brooke pour apprendre à travailler sur ces pensées.

      https://une-chose-par-jour.com/modele-de-brooke-outil-comprendre-ma-vie/

  10. Je suis aussi dans la douloureuse situation de me sentir bloquée entre l envie de rompre une relation qui me détruit à petit feu et la peur de passera l’acte… j’y pense tout le temps, et chaque fois qu’une dispute éclate je me jure intérieurement que c’est la dernière, que la prochaine fois ce ne sera pas une dispute mais une rupture, et du coup je procrastine, j attend le bon moment… j’ai parfois entrepris de le quitter, j’ai déjà dit « c’est Fini »mais suis après toujours revenue en arrière, angoissée à l’idée de commettre un acte définitif, prise d un vertige total… là encore, je suis actuellement partie me réfugier dans la chambre, je « boude » comme il dit, et je sais que je ne vais pas le faire, pas aujourd’hui, pas le courage, je me sens toute petite, et je sais qu’il va m’accuser de toutes les fautes, qu’il va me faire endosser la responsabilité de notre dispute, comme toujours, et je céderai comme toujours, je lui accorderai cette bataille en me disant que la prochaine sera là bonne, car la prochaine fois j’aurai plus de courage bien sur, et plus d’arguments! Je sais qu’un jour je le quitterai « quand je serai grande »

    1. Peut-être que tu es grande déjà, mais tu ne le sais pas, Pirate?

      Personne en peut nous “faire endosser une responsabilité” , c’est un choix que tu fais, toi. D’ailleurs, tu dis peut-être les mots qui correspondent, mais je ne crois pas que tu endosses la responsabilité. RÈELLEMENT.
      Car c’est de lui que tu parles. Tu prends la responsabilité de bouder, de te retirer… mais pourquoi pas de la dispute? Quelle importance, à qui est la faute? Tu peux choisir de lui donner raison et être bien avec ça, tu peux choisir de lui donner tort et être bien avec ça, tu peux choisir de ne pas avoir envie d’être avec quelqu’un qui accuse et distribue les torts, tu peux choisir ce que tu veux. Toutes les options sont possibles.
      Est-ce la relation qui te détruit à petit feu ou est-ce toi qui te détruis à petit feu dans la relation?

      Il y a des moyens pour reprendre le contrôle de son équilibre mental et émotionnel. Tu peux demander à quelqu’un de t’aider à faire la part des choses, à prendre la responsabilité de ce dont tu es responsable et laisser tomber ce dont tu ne l’es pas (les paroles, actions, émotions, comportements etc) des autres. C’est le meilleur moyen de voir clairement COMMENT changer ta vie ou ce qui ne te plaît pas dans ta vie, que tu sois dans la relation ou pas.
      L’aide pour faire cela est ce que je propose dans les articles de mon site et YouTube (pour avancer seule), en accompagnement privé ou semi-guidé avec des coachings réguliers.
      Si tu n’arrives pas à avancer seule, prends au moins la responsabilité de chercher -avec moi ou ailleurs – l’aide qui te convient 🙂
      (Évidemment, avec moi c’est très efficace, car je suis la seule coach certifiée de Brooke Castillo = top coaching ET spécialisée dans les relations toxiques = surtout d’en sortir 🙂
      à bientôt,

  11. Bonjour,

    Actuellement en relation, je souffre énormément et je ne suis pas heureuse.
    Je l’aime tellement que j’endosse toutes les responsabilités de nos disputes, à ces yeux je ne suis qu’une enfant immature qui ne comprends pas la vie de couple.
    Parfois j’ai tellement envie de partir et de le quitter mais en l’espace de 5 min je reviens sur ma décision.
    Je souffre tellement mais je n’arrive pas à passer le cap de la séparation définitive.
    Je ne sais pas si c’est moi le problème peut-être suis-je trop demandeuse d’attention, d’affection???
    Je suis arrivée à un point de ma vie à 32 ans ou j’aimerai m’épanouir dans mon couple sans forcément me dire que je réclame trop. Je ne me reconnais plus, je suis perdu et j’ai perdu toute confiance en moi.

  12. Bonjour,
    Je pense vivre dans une relation toxique dans laquelle je n’arrive pas à me détacher. Alors je tente de regarder des témoignages afin de comprendre ce qu’il m’arrive et je suis tombé sur votre article. Avant de rencontrer mon copain, j’étais une fille très indépendante, fetarde, sociale et ne vivais que pour moi. J’ai rencontré mon copain et je suis tombé totalement amoureuse. On a passé 3-4 mois totalement merveilleux, je me suis dis que c’était l’homme de ma vie! Puis peu à peu la relation c’est dégradée! En effet moi qui restais très indépendante au début de la relation, il a commencé à me le reprocher et dire que je n’avais pas la même vision du couple que lui. Il m’a quitté de nombreuses fois, où il décidait de se venger parce que je dansais avec un ami, ou encore parce que je répondais pas la minute à un texto, et revenais sans cesse, et moi folle amoureuse je lui sauté dans les bras… je me remettais en question systématiquement et à commençais à douté et à me détaché de mes propres valeurs. J’ai perdu la confiance en moi qui faisais de moi quelqu’un de spéciale, je pers peu à peu mes amies qui sont fatigués de me répéter les mêmes choses et de me voir prostré sur mon téléphone quand je suis avec eux, et j’ai décidé finalement d’intérioriser pour éviter de les voir déçu, je suis plus aussi concentré à l’école et je commence à me sentir vraiment seule. J’ai déjà tenté de le quitter mais je revenais à chaque fois car mon coeur veut désespérément s’attacher au merveilleux souvenirs que j’ai avec lui. Je l’aime malgré tout et je sais plus quoi faire. Il voudrait que je passe mon temps libre qu’avec lui ou que je reste toute seule pendant que lui se bourre la gueule en boîte avec ses collègues. Moi quand je fais la même chose il me quitte pour revenir 3 jours après en pleurant. Et le schéma se répète sans cesse… le problème c’est que je me sens pas capable de prendre une tél décision et de le quitter..

  13. Bonjour à toute, cela fait presque 9 ans que je suis avec mon compagnon et quatre ans que nous vivons ensemble. Je n’ai jamais douté qu’il avait un très fort caractère et des colères impulsives assez violentes. Il m’a fait quitté ma ville natale pour que je sois plus proche de lui. J’ai habité quatre ans à 10 minutes de chez ses parents où il vivait, jamais il n’est venu passer une nuit ni même un repas tous les deux. J’ai également délaissé mes amis car je ne pouvais plus les voir comme je venais le week-end chez ses parents… Il ne m’a jamais frappé mais il est capable de casser ce qui se trouve autour de lui, de m’insulter et me dire de dégager très violemment. Nous avons deux enfants, un de 2 ans et un de 4 mois. Je pensais qu’il allait s’investir mis non… Je suis mal organisé… Il n’a jamais été démonstratif et encore moins en public. Jamais nous nous tenons la main. Les bisous pour dire bonjour se sont peu à peu effacés. Je suis épuisée car depuis deux ans mes nuits sont très courtes, entre 3 et 6h Max. Je travaillais 45h/semaine mais cela devenait impossible de gérer tout car Monsieur ne fait rien à la maison. J’ai donc démissionné pour trouver un poste avec des horaires plus adaptées. Aujourd’hui je me retrouve sans emploi, sans ressources, avec deux enfants, épuisé physiquement et moralement. Je n’ai plus d’attirance pour lui mais je me dis que c’est un passage. Il fait bcp d’effort mais ça m’oppresse car il me demande des rapports alors que je n’en ai aucune envie. Il m’a fait trop de mal, m’a prise pour une femme de maison mais pas pour sa femme. Les cadeaux c’est à moi me les acheter donc j’y vais pas. Il s’est engueulé avec ma famille donc on ne voit plus personne de mon côté. Je passe mes journées à pleurer et il me dit que je suis en train de le détruire, ainsi que les enfants à cause de mon mal être. Je n’ai pas le courage de partir car nous avons construit une maison et nous avons deux enfants qui n’ont pas à subir tout ça. Je n’en peux plus, je ne supporte plus qu’il me touche. Toutes ses crises et les mauvais moments je les ai empilés et là ça déborde. Il me dit mais c’est vieux ça ! Bah oui, mais moi je n’ai pas oublié et aujourd’hui je n’en peux plus…

    1. Nous avons toujours des choix, même s’ils sont difficiles à faire.
      peut-être serait-il utile pour vous de vous rapprocher d’une association locale et d’une assistante sociale afin de pouvoir évaluer votre situation et les aides auxquelles vous avez accès. Il n’existe pas de manière de “changer les autres”, mais nous avons toujours le pouvoir de changer notre vie.

  14. Wow c’est fou! On a vraiment des situations similaires!
    Je suis avec mon conjoint depuis 11 ans et on a deux enfants de 6 et 8 ans. On a une maison depuis presque 4 ans. Depuis deux ans, nos vies sont devenues un bordel…les épreuves n’arrêtaient plus et on s’est retrouvés les deux épuisés en dépression majeure… Beaucoup d’alcool pour lui en combinaison avec les médicaments…ca fait un gars qui devient vraiment désagréable quand il est chaudasse et encore pire quand il est saoul…Alors trois fois depuis cet été que je vis des mégas colères au point que j’ai peur de lui mettons. A chaque fois, j,ai voulu le quitter et les trois fois je suis revenue. La dernière fois c’est la semaine passée, je l’ai laissé par téléphone parce qu’il travaille au loin et il a trouvé les mots et tout ca …alors le lendemain je suis revenue sur ma décision….mais maintenant je suis fru après moi-même! Je ne voulais pas revenir sur ma décision, je le sais que je ne l’aime plus! Je sais que je ne veux plus d’alcool dans ma vie! Je sais que je ne veux plus ses maudites colères dans ma vie! Même si ca arrive pas souvent, quand ca arrive, c’est dégueulasse et il n,est pas question que je vive ca encore…mais la prochaine fois je veux partir et ne pas revenir!!!!

    1. C’est normal d’avoir des allers-venues, même quand on a décidé de son objectif “à long terme”… car notre cerveau panique dans les décisions du quotidien et c’est pour cela qu’on fait des choix immédiats qui sont parfois contraires à ce qu’on veut à long terme:
      C’est le fonctionnement NORMAL de notre cerveau quand il est en mode “autopilote”. Inutile de se culpabiliser: chaque essai rapproche du Résultat… si on prend le temps d’en tirer le principal enseignement:
      – Qu’est-ce qui m’a (vraiment) fait échoué cette fois-ci = quelle pensée, quelle peur? Comment pourrais-je mieux me préparer la fois prochaine.
      On est plus susceptible de réussir et de maintenir sa décision quand est est prise dans le calme, et mise en place avec les émotions qui nous portent vers le résultat voulu.
      Le travail que nous faisons dans Super Vivantes pourrait vous aider à clarifier vos pensées et à bien vous préparer, dans les actions ET dans la gestions des émotions liées à cette séparation.
      Regardez aussi la Rubrique “Ressources : exercices pratiques“.

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