Entretien avec Anne-Laure Buffet : parlons du mot « victime »

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La semaine dernière, j’étais à Paris pour une conférence de blogueurs (eh oui… nous nous retrouvons pour de vrai de temps en temps !). J’en avais profité pour réserver du temps pour rencontrer une femme que j’admire beaucoup et qui a eu la gentillesse de me recevoir. Il s’agit de la coach, thérapeute et conférencière Anne-Laure Buffet.

Anne-Laure Buffet portraitPrésentation d’Anne-Laure Buffet


Pour celles qui ne la connaissent pas encore, Anne-Laure Buffet est spécialisée dans la violence psychologique au sein de la famille. En sus de son rôle de thérapeute, elle anime des groupes de parole (je vous fais bientôt un nouvel article à ce sujet, n’hésitez pas à vous inscrire à la Newsletter pour être prévenue. Vous pouvez cliquer à peu près n’importe où sur cette page :-), j’ai mis des formulaires partout, c’était très amusant à faire, même pour une technophobe comme moi !) Vous pouvez découvrir les activités d’Anne-Laure Buffet sur sa page en cliquant ici.

Elle est aussi l’auteur d’un des meilleurs livres que j’aie lu sur le sujet de la violence psychologique, car elle s’intéresse avec empathie à la personne qui souffre (et non à l’auteur des violences, qui n’est JAMAIS celui qui lit le livre…) et elle lui donne les moyens de se reconnaître et de travailler sur sa reconstruction.
Contactez-la directement pour vous procurer son livre “Victimes de violences psychologiques: de la résistance à la reconstruction” (même lien que ci-dessus).

 

Entretien

Dans cette rubrique du podcast d’Une chose par jour, Anne-Laure Buffet nous aide à comprendre :

  • que se retrouver « victime » n’est pas un sort jeté sur nous, mais un accident de parcours, dont il nous est possible de guérir,
  • que s’en sortir implique d’accepter que l’on est (ou a été) victime. On doit donc commencer par s’approprier ce statut et reconnaître ses propres souffrances, afin d’être capable de se « déshabiller » de ce rôle en se reconstruisant,
  • que la thérapie est un soutien précieux, mais pas indispensable. À chacune de trouver la bonne formule en fonction de ses besoins et ses possibilités,
  • que la principale ressource pour toutes les personnes qui souffrent de relations abusives ou violentes est L’INFORMATION.

 

Et c’est d’ailleurs dans cet esprit de partage d’information que je m’inscris avec ce blog, dans la lignée d’Anne-Laure Buffet, ainsi que d’autres thérapeutes et femmes qui ont repris le contrôle de leur vie et partagent sur la Toile ou par le biais de groupes de parole, de livres et de conférences.

N’hésitez pas à chercher sur internet les informations dont vous avez besoin et les personnes dont les écrits vous « parlent ». Pensez à toujours vous concentrer sur VOUS et sur toutes les petites choses, une par jour, que vous pouvez faire, les actions qui vous permettront de jeter le manteau de victime aux ordures.

 

PS : Soyez indulgente… Mon interlocutrice est parfaite quand elle répond aux questions… je le suis un peu moins quand je les pose… Ça s’entend et ça m’énerve, mais c’était ma première interview de techno-froussarde. Et je ne vais quand même pas ne pas la publier et vous priver des conseils d’Anne-Laure Buffet… Alors, c’est parti !

 

 

Cliquez sur « Play » pour l’écouter ou faites un clic droit pour le recevoir directement sur votre appareil (par exemple, pour l’écouter sur votre Smartphone).

 

Et vous avez-vous balancé le manteau à la poubelle… ou bien traînez-vous encore des lambeaux qui vous font trébucher ? Quelle aide avez-vous trouvée sur votre chemin : une association ? une amie ? un médecin, un thérapeute ?
Faites-moi part de vos commentaires, opinions et questions ci-dessous. Je vous en suis toujours reconnaissante ! Merci.

 

 

Attribution photos dans l’ordre : Kane Reinholdtsen, et courtoisie d’Anne-Laure Buffet

Publié le 11 oct

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Virginie Loÿ
Je m'appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d'une relation abusive ou violente.

2 thoughts on “Entretien avec Anne-Laure Buffet : parlons du mot « victime »”

  1. Les mots sont importants. Se reconnaître victime est difficile. Un jour j’ai dit à un ami “je n’ai pas envie de me victimiser, je continue d’avancer”. Il m’a répondu: “oui mais il ne s’agit pas de te victimiser, il s’agit de reconnaître que tu as été victime de faits qui sont violents”. Il avait raison. Je n’aime pas me victimiser, j’aime voir le positif dans la vie et les situations. Mais être victime d’une situation, ce n’est pas se victimiser, c’est subir une situation qui n’est pas saine et le reconnaître à sa juste valeur. Ca n’empêche pas d’être forte pour autant et ça ne réduit pas ce que l’on est à une seule étiquette. Nous sommes pleins d’autres choses qu’une victime et il est aussi bon de se le rappeler.

    Merci pour cet interview (et les hésitations ne sont pas gênantes).

  2. Merci de ton commentaire Maria:
    il explicite très bien cette fine nuance, entre être victime, se sentir victime, se comporter en victime. Nous n’avons en général pas le choix d’être victime de ce que la vie invite sur notre chemin, accepter que c’est ainsi et que nous sommes victime est le premier pas pour se sortir de cette situation.

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