Écrire pour se faire du bien : 4 suggestions

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écriture thérapieAujourd’hui, je vous propose de réfléchir à l’écriture : comment écrire pour se faire du bien ?

Il y a différentes manières d’écrire pour cela… et dans cet article je vous en propose quatre. Le plus important, quel que soit l’objectif que l’on veut atteindre, est la régularité. On peut écrire pour se libérer, car l’écriture à de vraies valeurs thérapeutiques.
C’est aussi la technique de base pour apprendre à connaître et comprendre ses pensées, et par conséquent, pour gérer son mental.

Prendre l’habitude d’écrire régulièrement dans un but bien défini est la clé pour obtenir des résultats.
Tenir un journal est donc une routine que l’on peut, à peu de frais, inclure dans sa vie pour s’aider à avancer.

 

-> Souvenirs du journal intime de notre jeunesse

Les personnes qui ont tenu un journal intime dans leur jeunesse, et qui les ont retrouvés et relus, constatent que ces témoignages passés leur rappellent non seulement les faits passés, mais aussi ce qu’elles en ont pensé à l’époque et comment elles se sont senties.

 

Quand on relit : « Sophie a dit du mal de moi à Caroline. Elle est nulle, je la déteste. », on se rappelle immédiatement ce qui s’était passé, même si on n’y pas pensé depuis des décennies !
… On peut même éprouver une bouffée d’émotions similaires ou au contraire, être amusée de nos réactions d’alors, ce qui est intéressant en soi… puisque cela nous permet justement d’observer où nous sommes restées bloquées — ou bien comment nous avons avancé — dans nos raisonnements et notre détachement.

 

Et pourtant, à l’époque… ces écrivaines en herbe ne s’étaient pas posé trop de questions avant de faire glisser la plume sur le papier ! Ni sur comment elles le faisaient ni sur le pourquoi.

Donc une approche aussi libre que celle-ci est déjà bénéfique.

 

J’aimerais proposer ici qu’écrire dans un but défini est encore plus productif.
Particulièrement si vous épancher sur votre journal ne vous vient pas naturellement.

 

Je vous offre dans ce podcast 4 manières d’utiliser l’écriture :

  1. se servir d’un journal pour consigner les faits, obtenir de la clarté et un soulagement intellectuel
  2. utiliser l’écriture pour rapporter du positif dans sa vie
  3. écrire pour se motiver et passer à l’action
  4. enfin — pour observer et pour comprendre ses pensées

I. Écrire pour garder une trace des faits

 

La première manière est de se servir d’un journal comme témoin de sa vie :

il s’agit alors de noter des FAITS, pas ce qu’on en pense.

Quand notre vie est tellement confuse et notre tête tellement pleine, tout noter est d’un secours immédiat, car

–1- ça nous permet d’être sûre que l’on se rappellera les événements même sans les ressasser,

–2- ça nous permet d’être le plus exacte possible, car plus on relate les événements au moment ou ils se passent, plus les détails sont précis et moins notre mental a eu le temps de les déformer,

 

Ça nous est arrivé à tous d’être sûre que quelqu’un était à une fête et que cette personne nous soutienne que non… en fait, on a juste mélangé les années, ou les lieux, ou les personnes… c’est pour dire, que ça va vite !!!

 

–3- ça nous permet de prendre réellement conscience de ce qui se passe. Particulièrement quand on est victime de harcèlement, de dénigrement, de violence psychologique, physique ou sexuelle. Mettre les mots sur les événements peut nous aider à en prendre réellement conscience.

 

Ça peut être difficile, je suis d’accord. et je conseille de se forcer en se rappelant qu’écrire noir sur blanc n’est jamais pire que l’acte lui-même.

 

 

-4- dernier point, ce carnet peut servir d’archive si vous avez à l’avenir besoin de preuves.
Il ne constitue pas une preuve en soi, puisqu’il est écrit de votre main, mais si vous consignez les événements, les lieux, les dates, les éventuels témoins, les photos, etc, ce sera plus facile pour un avocat de quoi étayer son travail.

Notez que tenir un tel journal permet de libérer sa tête de toute cette information négative.
Cela ne corrige pas la réalité, mais cela soulage d’un poids qui nous empoisonne.

 

Pour approfondir le sujet, vous pouvez lire cet article.

 

II. Tenir un journal de gratitude

 

Regardons maintenant d’un côté plus positif avec la deuxième manière d’utiliser l’écriture. En tenant ce qu’on appelle désormais un « journal de gratitude » ou même 3 kiffs pas jour.

 

C’est un phénomène étudié et confirmé scientifiquement.
Le professeur Martin Seligman, qui est le père de la psychologie positive, a lancé ce mouvement après avoir constaté lors de ses recherches qu’écrire les choses positives de sa vie avait des effets considérables non seulement sur le mental, mais aussi sur la santé.

 

C’est très simple, en plus !!!
Il suffit d’écrire tous les jours 3 choses positives de sa journée.

 

Le chauffeur du bus a dit bonjour, ma fille m’a fait un dessin, j’ai gagné 2euros au loto, un vieux couple se donne la main, un rouge-gorge sur la balustrade, une place libre dans le métro, j’ai rendu mon dossier dans les temps à mon chef

 

Ça marche à deux niveaux :

– d’une part on s’aperçoit que même dans les moments difficiles on peut trouver des belles choses dans notre vie personnelle et dans la vie qui nous entoure, ce qui nous fait forcément du bien, notamment en se relisant régulièrement, par exemple une fois par semaine

– le deuxième niveau où cela intervient, c’est dans sa vie quotidienne : on se met à rechercher ses 3 choses ou kiffs chaque jour, et bien sûr, le résultat c’est qu’on voit qu’il y en a plus.

Et ça, ça met du baume au cœur !

 

Pour approfondir le sujet, vous pouvez lire cet article.

 

III. Écrire pour se motiver

 

Une troisième manière d’utiliser l’écriture est pour se motiver à faire des changements dans sa vie.
Donc comme un outil de responsabilisation et de motivation.

Si vous êtes comme moi, si vous pensez à un grand changement dans votre vie, rien que de le dire ça vous démoralise totalement. Par exemple : je vais reprendre le travail (sous-entendu alors que je n’ai pas travaillé depuis 10 ans et que mon mari n’approuve pas) ou je vais quitter mon mari (sous-entendu : mission impossible)

 

Dans ces cas, on peut décomposer la tache par écrit. Cela nous permet d’identifier des blocs d’actions que l’on peut encore couper en mini-tâches et placer dans un journal.

Cela va nous permettre de faire des listes de choses à faire qui sont moins intimidantes, plus abordables et de suivre nos progrès. Cela nous aide à ne pas caler sur le premier échec ou la première difficulté :

 

Par exemple: …j’ai appelé un avocat, pas de réponse, qu’est ce que j’ai dans ma liste ? Ah, contacter une association. Et hop, action. Et la semaine suivante, peut-être que la question de l’avocat sera résolue et vous aurez aussi avancé avec une association.. Alors que si vous étiez restée bloquée sur le projet vaste de « quitter mon mari = mission impossible », rien ne serait encore fait.

 

Pour approfondir le sujet, vous pouvez lire cet article.

 

IV. Écrire pour comprendre ses pensées

 

Ma dernière proposition est d’utiliser l’écriture pour comprendre ses pensées.

C’est une technique recommandée par de nombreux coachs.
Là aussi, c’est simple. Il suffit d’écrire tous les jours pendant une période définie, 5 ou 10 minutes.

 

Pour ma part, j’écris tous les matins 5 minutes après ma méditation et avant mon petit déjeuner.

(À propos, si vous n’avez pas encore votre code promo pour tester Zenfie, l’application de méditation que j’utilise tous les jours, vous pouvez l’obtenir dans cet article.)

 

 

C’est de l’écriture non-stop qui ne va que vers l’avant, sans souci d’orthographe ou de structure. On ouvre simplement le robinet, on laisse les mots sortir et quand le minuteur sonne, on passe à autre chose.

Et c’est très surprenant !
Car on peut s’apercevoir qu’on ne pense pas du tout ce que l’on croit que l’on pense…

Au fil du temps, se dégagent des idées récurrentes, des jugements, nos humeurs dominantes. On peut observer non seulement de quoi on se parle, mais comment on se le dit.

Et c’est une excellente base pour ensuite plonger plus en avant et commencer de travailler sur ses pensées et notamment ses pensées limitantes, soit seules, soit avec l’aide d’une coach ou d’une thérapeute.

 

Pour approfondir le sujet, vous pouvez lire cet article. LIEN

 

V. Est-ce que l’écriture est bien pour vous ?

 

Probablement, car ce sont des méthodes testées et éprouvées, mais vous ne le saurez que si vous les mettez en pratique vous-même :

– en définissant votre objectif, par exemple entre les quatre propositions que je vous ai faites,

– en choisissant un bon moment dans votre journée de manière à créer la possibilité d’une routine,

– et enfin, en vous contraignant à mettre en pratique pendant un mois, ce qui est idéal pour commencer de voir des résultats concrets dans votre vie quotidienne et pour ancrer l’habitude.

 

Parce qu’ensuite, ce sont les résultats obtenus qui vous motiveront !

 

Et vous, avez-vous mis en place des habitudes quotidiennes d’écriture ? De quelles manières cela vous aide-t-il à avancer ? Auriez-vous des conseils à partager à une personne qui débute ? Encourageons-nous ! Notez vos réponses… ou vos questions, dans les commentaires ci-dessous. Merci !

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Attribution des photos Doug Robichaud (couverture)

Publié le 15 février

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Virginie Loÿ
Je m'appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d'une relation abusive ou violente.

4 thoughts on “Écrire pour se faire du bien : 4 suggestions”

  1. Bonjour Virginie,
    Je crois effectivement que l’écriture peut être bénéfique pour tout le monde (pas uniquement les personnes en situation de relation abusive). Externaliser ses pensées sur du papier (ou un ordinateur) permet de pouvoir extérioriser ce qui se passe en nous et les regarder avec plus de recul.

    Personnellement, j’ai trois utilisations principales de l’écriture (en plus de ce que j’écris sur mon blog bien sûr :)) :
    Un journal intime pour conserver les souvenirs de ma vie
    Fin 2014, j’ai ressenti une certaine tristesse car j’avais l’impression de ne pas avoir suffisamment de souvenirs de ma vie passée. Une amie me racontait une anecdote qu’on avait vécue ensemble et je n’en avais aucun souvenir.

    Je suis un peu flemmarde sur la prise de photos. Je n’y pense pas forcément. Et je trouve qu’une photo n’aide pas à se rappeler comment on se sentait à ce moment-là. Le souvenir n’est que visuel, et pas forcément “kinesthésique” je dirais.

    Je me suis donc demandé comment je pouvais faire pour garder un maximum de souvenirs de ma vie. Je me suis dit qu’écrire tous les jours ce qui s’était passé et ce que j’avais ressenti ou pensé de ça serait le moyen d’être au plus proche de la réalité.

    Depuis décembre 2014, j’écris donc tous les soirs dans un journal intime. A ce jour, j’ai donc 3 ans de souvenirs quotidiens enregistrés sur papier. Il m’arrive de relire une partie de mes journaux pour analyser une période difficile ou voir comment ma réflexion a évolué dans l temps sur un sujet précis. Mais je m’imagine surtout tout relire quand je serai très vieille et ne pourrai pas faire grand-chose de plus que lire, pour me remémorer toute ma vie depuis mes 23 ans.

    Une “to do list” pour reprendre le contrôle quand je me sens submergée par tout ce que j’ai à faire
    J’ai des périodes où je n’arrive pas à avancer et être productive car j’ai l’impression d’avoir une montagne de choses à faire. Tellement que je n’arrive même pas à les citer et me les représenter clairement. Dans ces moments-là, mon cerveau est complètement embrumé et je me sens submergée.

    Pour reprendre le contrôle, j’externalise toutes ces pensées qui se battent dans ma tête. Je les note assez simplement, sous forme de liste de choses à faire. Une fois sur papier, il m’est beaucoup plus facile de voir tout ce que j’ai à faire, de classer par ordre de priorité, et de mettre des échéances.

    750 mots tous les matins pour libérer mon cerveau dans les périodes difficiles
    Il y a quelques mois, j’avais découvert l’exercice des 750 mots par jour, recommandé par Julia Cameron et sa méthode The Artist’s Way : http://juliacameronlive.com/basic-tools/morning-pages/

    L’idée est d’écrire 750 mots chaque jour, soit l’équivalent de trois pages, pour libérer son cerveau des pensées parasites, et pouvoir avoir un esprit clair pour se livrer à des activités créatives derrière.
    Ca ressemble à ta méthode d’écrire 5 minutes par jour. Sauf qu’on fonctionne en nombre de mots plutôt qu’en temps. Pour Julia Cameron, le nombre de mots est important car il force à continuer à chercher sur quoi écrire tant qu’on n’a pas atteint les 750 mots. On se rend compte des sujets les plus profondément enfouis qu’on fait sortir alors.

    J’avais principalement utilisé cette méthode en septembre 2017, à une époque où je me sentais en décalage par rapport à moi-même. Quelque chose n’allait pas mais je ne savais pas quoi. Extérioriser par l’écriture m’a permis alors de réussir à travailler malgré ces pensées parasites, car je les laissais sur le papier. Si certains souhaitent se livrer à l’exercice, il y a une version digitale : le site http://750words.com/ (en anglais) propose une page blanche chaque jour. Il indique quand on a atteint les 750 mots, et comptabilise les jours où on a écrit ou pas.

  2. Merci Isis : je ne connaissais pas les 750 mots, mais cette méthode suit effectivement le même principe.

    De nombreuses personnes constatent et témoignent qu’écrire fait du bien de multiples manières.
    Et non… il ne faut pas attendre que tout aille bien pour se mettre à écrire !
    Au contraire, comme tu le partages aussi, c’est quand on se pose des questions que la parole écrite libère la tête !

  3. Ecrire fait toujours du bien.
    Depuis des années, j’ai constaté que ce que j’écris se retrouve sur le papier et dans ma tête. J’ai des souvenirs de moi à 12 ans en train de ressasser des choses. Et puis les écrire. Et constater quelques jours plus tard que je ne cogite plus dessus.
    Aujourd’hui, c’est un peu ce que je fais avec le blog.

    1. Je suis complètement d’accord, Azylis!
      Même si l’on a des hauts et des bas dans ses phases d’écriture, si l’on sait retourner à cette ressource dès que l’on a la tête un peu trop lourde de pensées, c’est une excellente auto-thérapie!
      Merci d’être passée sur le blog <3

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