Découvrez ici qui je suis et pourquoi j’ai démarré ce blog

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victime de violences conjugales

J’ai été victime de violence conjugale

 

Je m’appelle Virginie Loÿ. Depuis 2013, et à la suite d’une formation, je suis bénévole sur une ligne téléphonique de soutien aux victimes de violences domestiques.

J’ai moi-même vécu pendant presque quinze ans une relation qui, commencée sous le signe de la passion, devint passionnée et intense, puis intense et abusive, pour s’achever en 2003 sous le coup de la violence conjugale.

Pendant les dix années suivantes, j’ai fait complètement autre chose : je me suis reconstruite. (Ça a bien marché, vous le découvrirez dans ce blog, et j’espère que ça vous inspirera !)

Simultanément, je me suis lancée dans une profession artistique pour laquelle je n’avais ni formation ni aucune expérience. J’ai appris mon métier, petit à petit, en le faisant. Un pari qui n’a pas été facile tous les jours, mais qui m’a montré qu’en me concentrant sur une chose par jour, n’étant ni plus maline, ni plus bête qu’une autre, je savais finalement très bien me débrouiller !

Pourquoi justement ce blog ?

 

Début 2017, j’ai décidé ce créer ce blog, pour pouvoir partager ma vision de la reconstruction et,
je l’espère, aider dans mon sillage d’autres femmes qui souffrent de relations abusives.

Ce blog est la concrétisation d’une inspiration, d’une idée fulgurante, survenue en sortant de chez la thérapeute, il y a 15 ans.
Un déclic personnel d’une telle magnitude que j’ai immédiatement su qu’un jour il me faudrait partager et aider d’autres.

C’est pour cela, qu’une dizaine d’années plus tard, j’ai choisi de m’engager et me former en tant que bénévole au sein d’une ligne de soutien aux victimes de violences conjugales et que par ce biais notamment, je continue de parfaire mes connaissances.

C’est une contribution gratifiante qui ne cesse de prouver son utilité.

Le soutien téléphonique (ou e-mail, ou chat, etc.) est un service irremplaçable
que je ne remets absolument pas en cause :
n’hésitez JAMAIS à appeler, que vous soyez en période de crise ou de réflexion.

Votre histoire est unique, la phase de vie dans laquelle vous vous trouvez aussi.
Les informations regroupées sur sites institutionnels de votre pays sont pertinentes et indispensables.

Se reconstruire après une relation toxique ou violente

 

Une soirée de bénévolat par mois, c’est bien, mais c’est loin d’être en proportion avec ce « déclic fulgurant ».
Quelques personnes écoutées, et tant d’autres qui restent seules avec leurs interrogations…

Beaucoup de femmes aussi, qui sont sorties de la crise, qui se sont séparées,
et qui -des années après- peinent à se reconstruire, à “placer” cette relation abusive dans leur passé.
À se refaire confiance.
À être heureuses.

Il existe bien davantage de ressources sur internet aujourd’hui que dans les années 90.
En sus des organismes gouvernementaux ou des associations,
certains sites s’intéressent au comportement ou à la pathologie des auteurs de violences, aux témoignages des victimes, au phénomène d’emprise, etc. : tous ont lieu d’exister.

Chacune de nous peut y trouver ce qu’elle a besoin de lire ou d’entendre à un moment précis de son parcours
et je n’hésiterais pas à partager avec vous les liens que j’estime pertinents.

Mais si je rédige ce blog aujourd’hui, c’est parce que j’en ai vu bien peu qui soient tout à fait engagés dans la démarche qui m’intéresse : celle de la reconstruction.

Celle où l’on recherche systématiquement le petit détail positif dans sa vie actuelle, la pierre stable sur laquelle on va poser son pied pour avancer, que l’on soit victime soi-même ou bien dans son entourage.
Celle de la lumière au bout du tunnel, vers laquelle on s’approche pas à pas.
Celle d’une convalescence et d’un bonheur que l’on bâtit, en faisant UNE chose par jour.

Fais une chose par jour pour construire la vie que tu mérites et être libre d’être toi-même !

With love,
Virginie

PS : Dans mon prochain article, je vous raconterai comment le nom du blog est né, une aventure à part entière !

 

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publié le 4 juillet

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Virginie Loÿ
Je m'appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d'une relation abusive ou violente.

7 thoughts on “Découvrez ici qui je suis et pourquoi j’ai démarré ce blog”

  1. bonjour, j’ai beaucoup de plaisir à me rendre compte qu’enfin on parle des violences faites aux femmes (en majorité) et pas seulement les violences physiques……….je suis moi-même victime depuis de très longues années d’abord d’un père tyrannique, puis d’un mari et maintenant il semblerait que mon fils prend le même chemin ????????? par contre, une chose est sûre………..à chaque fois qu’un “conseil” me conseillait de partir de chez moi, je ne pouvais m’y résoudre et je……………supportais, endurais…………..j’ai 73 ans et je ne veux pas quitter ma maison. Je pense que c’est injuste de demander “aux victimes” de quitter leur maison.

    Voilà, je tenais à vous dire cela…………………

  2. Merci “Vire-Besse” pour votre commentaire.
    Comme vous le mettez en avant, il est malheureusement fréquent que ces schémas passent de génération en génération. Quand on subit la violence psychologique enfant, on ne se construit pas correctement et l’on a le potentiel de devenir le tyran soi-même ou bien une victime potentielle. C’est ce que la thérapeute Anne-Laure Buffet explique dans l’interview (https://une-chose-par-jour.com/entretien-anne-laure-buffet-parlons-victime/)
    Je suis triste pour vous, que vous ayez dû subir ces relations violentes. Votre témoignage ne fait que prouver que l’information est un élément clé pour que les victimes se reconnaissent. Et aussi que les lois doivent changer, pour imposer de maintenir les victimes chez elles, et éloigner les agresseurs. Vous n’avez que trop raison.
    Merci pour votre avis,

  3. Un site qui m’a beaucoup émue tant il corrobore les témoignages que j’ai lus et entendus et tant il fait l’écho de mon propre vécu. Particulièrement sensible à l’article sur la grossesse, élément déclencheur des violences, je pourrai surligner tout le contenu, tant il résonne en moi comme une réalité cruelle.
    Un énorme merci de mener ce combat en ligne et avec toute la sincérité et la transparence dont beaucoup de femmes ont besoin, mais surtout avec l’espoir d’une reconstruction épanouie et heureuse. Vous donnez une myriade d’instruments d’aide et de soutien et je souhaite longue vie à ce site rempli d’informations utiles et claires. Puissent-elles parvenir à autant de personnes que possible.
    L’écriture peut être thérapie, et pour ma part, mon premier roman, qui s’intitule Laissons les souris danser, vient d’être publié ce mois-ci aux éditions Vérone (en vente en ligne). Il décrit les rouages de la relation toxique, de la manipulation et des violences conjugales. Je vous invite à le parcourir également et à consulter mon site officiel d’auteure pour plus d’informations.
    Merci encore et bonne continuation!
    Bérénice D. Harper

    1. Merci Bérénice !

      Je n’aurais pas pu rêver d’un commentaire plus merveilleux pour clore l’année ☺

      Votre message me touche beaucoup.
      Non pas parce qu’il confirme que mon blog, le soutien aux victimes et à leur reconstruction sont nécessaires : cela, je le sais. L’information est de plus en plus présente tout autour de nous. Victime, victime, victime… c’est ce que nous entendons…et puis ? Et puis quoi, après ?

      Vos mots me touchent parce qu’ils me confortent dans l’idée que l’on peut aborder le sujet d’une manière constructive, positive et apaisée.
      Ce n’est pas la seule façon –je suis d’accord- et il y a beaucoup de choses à faire évoluer dans nos sociétés.
      Mais savoir que c’est possible, que chacune peut faire des changements, unilatéralement, dans sa manière de penser, d’agir, de grandir et que les résultats seront là est un message qui doit circuler.

      Je remercie toutes les personnes qui m’apportent régulièrement leur soutien et qui m’encouragent, ainsi que vous, Bérénice.
      Je vous souhaite à toutes un bon départ pour l’année 2018.
      Faites des rêves, et vivez-les !

    2. Merci Bérénice !

      Je n’aurais pas pu rêver d’un commentaire plus merveilleux pour clore l’année ☺

      Votre message me touche beaucoup.
      Non pas parce qu’il confirme que mon blog, le soutien aux victimes et à leur reconstruction sont nécessaires : cela, je le sais. L’information est de plus en plus présente tout autour de nous. Victime, victime, victime… c’est ce que nous entendons…et puis ? Et puis quoi, après ?

      Vos mots me touchent parce qu’ils me confortent dans l’idée que l’on peut aborder le sujet d’une manière constructive, positive et apaisée.
      Ce n’est pas la seule façon –je suis d’accord- et il y a beaucoup de choses à faire évoluer dans nos sociétés.
      Mais savoir que c’est possible, que chacune peut faire des changements, unilatéralement, dans sa manière de penser, d’agir, de grandir et que les résultats seront là est un message qui doit circuler.

      Je remercie toutes les personnes qui m’apportent régulièrement leur soutien et qui m’encouragent, ainsi que vous, Bérénice.
      Je vous souhaite à toutes un bon départ pour l’année 2018.
      Faites des rêves, et vivez-les !

  4. Merci pour ces partages !
    Pour ma part, j’ai pris mon courage à deux mains et ai été sur un forum de professionnels pour obtenir leurs avis sur ma situation. Trois réponses, aucun ne me dit qu’il n’est pas question de violences psychologiques, l’un d’eux (spécialisé dans la thérapie de couple) me sermonne même, me demandant comment je pouvais accepter tout ça et ajoutant que je me maltraitais moi-même en restant. Il ne m’a même pas proposé une thérapie de couple et m’a souhaité “bon courage pour la suite, si tant est qu’il vous reste un peu d’amour propre”. Ça fait mal mais sur le coup, je pense avoir compris que c’est plus grave que ce que je pensais.
    Je vais sur le chat d’une association qui me dit que oui, selon ce que je décris (et je n’ai jamais pu tout décrire, ça aurait été trop long), ça ressemble bien à des violences psychologiques. Elle me donne le numéro d’une association dans ma région. J’ai beaucoup de mal à joindre la personne qui se charge d’écouter et conseiller les victimes de violences mais je fini par obtenir un rdv téléphonique. L’appel a duré une vingtaine de minutes et j’étais loin de l’écoute bienveillante de l’association précédente : Je sentais qu’elle était pressée, en moins de cinq minutes, elle commençait déjà à me couper la parole pour me dire que selon elle, il s’agissait de “simple mésentente de couple”, que je devrais lui proposer une thérapie de couple (il refuse tout dialogue et encore moins une thérapie) mais elle s’entête à me reparler de ça, j’essaye de lui parler de ses menaces de me mettre à la porte et d’autres chose : “Ouiii bon… J’ai bien compris que vous en aviez marre…”. Elle continue de me couper la parole à tout va, me pose des questions mais n’est pas attentive à la réponse donnée… Elle m’a redirigé vers une association de psychologues (en me donnant le mauvais numéro)… que j’ai contacté par mail, sans grande conviction… Et si, eux aussi, me disaient que ce que je vis n’est rien..?
    Je suis ressortie de cet entretien téléphonique avec elle avec un sentiment de honte, et les doutes et la culpabilité dont j’avais eu tant de mal à me débarrasser sont revenus. J’avais placé tellement d’espoir dans cet appel (et j’avais eu tellement de mal à sauter le pas) et je regrette de l’avoir fait. Je n’ai plus l’impression d’être légitime dans ma demande d’aide et je me sens incomprise et confuse.
    Voilà pour mon partage d’expérience. Je n’ai pas plus d’éléments sur ce que je dois penser mais je suis tellement fatiguée et dégoûtée encore aujourd’hui. J’appréhende beaucoup les prochains entretiens que je pourrais avoir avec les autres associations mais ma situation me fait tellement peur que je n’ai pas d’autre choix…
    Je tenais à vous remercier pour cette bienveillance dont vous faites preuve sur ce site. Je le parcours avec beaucoup de plaisir et de curiosité et il me redonne un peu de courage pour la suite.

  5. Merci, Eva, pour ton partage.
    Il est triste de constater qu’encore aujourd’hui au 21e siècle ce la puisse être si difficile d’être entendue et conseillée. C’est bien sûr aussi l’une des raisons pour lesquelles j’ai créé ce blog, qui permet d’avoir accès aux ressources que je mets en ligne à toute heure du jour et de la nuit.

    Les associations sont cependant importantes, car elles sont sur le terrain et peuvent apporter des solutions concrètes et locales. Cependant, les problèmes qui nous nous bloquent le plus sont ceux que nous générons par nos pensées et nos émotions, et si nous parvenons à canaliser celles-ci vers les résultats que nous voulons, même les problèmes pratiques nous semblent plus facile à résoudre.

    Pour information, j’accompagne individuellement celles qui souhaitent ce type de soutien. Ce n’est évidemment pas une solution qui convient à toutes et mon emploi du temps est limité, mais c’est une formule qui peut aider à un moment donné.

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