Arrêter d’en vouloir aux autres : ça nous fait du bien

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Un changement que j’ai fait un jour dans ma vie et qui m’a beaucoup aidée à me sentir mieux, c’est arrêter d’en vouloir aux autres.
Je précise : je parle ici tout spécialement « d’arrêter d’en vouloir aux autres pour ce qu’on leur a donné de notre plein gré ».

Ce comportement est très fréquent au sein des relations toxiques.
L’un prend, prend, prend.
Et l’autre donne, donne, donne.
Et donne parfois même ce qu’on ne lui a pas demandé.

C’était mon cas.

I. Donner ce qui n’est pas demandé

 

J’avais besoin d’être aimée, mais je n’avais pas le sentiment de mériter l’amour des autres ou leur attention.

Alors petit à petit, j’ai développé un comportement qui consistait à donner aux autres.
À leur donner, au-delà de leurs besoins et sans qu’ils ne le demandent quoi que ce soit.

Comme si, en leur rendant service, « j’achetais » leur reconnaissance,
et en même temps, le fait qu’ils aient besoin de moi.

 

II. Le problème

 

Le problème, c’est que les autres : ils ne s’aperçoivent pas de ce qu’on fait pour eux,
et donc, ils ne se montrent jamais assez reconnaissants.

Il est donc facile d’entrer dans un cercle vicieux :
pour avoir plus de reconnaissance, on donne toujours plus,
mais on n’a jamais l’attention ou l’amour qu’on souhaiterait recevoir.

Un peu comme les personnes dépendantes d’une substance ou d’une autre, et qui développent un besoin toujours accru de leur drogue.

Et comme on leur donne toujours plus et qu’ils n’y voient rien, on leur en veut.

 

J’en voulais aux autres parce que JE leur avais donné ce qu’ils ne m’avaient pas demandé.

(Oui, quand on l’écrit, c’est évident que ce n’est pas très logique.
Ça ne m’a pas empêché de fonctionner ainsi pendant longtemps 🙂

 

Melody Beattie appelle ce phénomène la co-dépendance :
le besoin, pour exister, que les autres aient besoin de nous.

 

III. Comment arrêter d’en vouloir aux autres

 

Pour commencer, il faut s’apercevoir qu’on fonctionne ainsi.
Les lectures ou le regard d’une personne extérieure peuvent être des déclics.

 

Ensuite, nous devons apprendre que l’on ne peut satisfaire tout le monde.
Ce que les autres pensent de nous ne nous définit pas.
C’est purement et simplement leur affaire.
Personne ne plaît à tout le monde.

Même les personnes qui font l’objet de notre admiration,
de notre estime ou de notre amour ne sont pas aimées de tous.

 

Au lieu de souffrir en donnant aux attitudes des autres une signification à notre propos,
nous pouvons décider et accepter que cela ne nous regarde pas.
C’est eux, que leur comportement définit. Pas nous.
Et, en plus, tout cela n’est pas La Réalité objective,
mais simplement ce que nous choisissons d’observer, d’interpréter et de croire.

 

Lorsque nous comprenons cela, nous faisons enfin un grand pas en avant.

Car la vérité, c’est que nous sommes toutes dignes d’être aimées telles que nous sommes.

Nous sommes toutes « aimables ».

 

 

Je mets un lien ici pour le livre de Melody Beattie: “Vaincre la Codépendance” qui permet de mieux reconnaître et comprendre ce comportement et comment s’en débarrasser.

 

Et toi, as-tu observé que tu avais parfois un comportement similaire ? Remarques-tu que tu rends parfois service aux autres par souci d’être appréciée ou aimée en retour ? N’hésite pas à nous dire dans les commentaires ci-dessous comment ce travers se manifeste dans ta vie.

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Attribution des photos : [couverture, modifiée] Vidar Nordli-Mathisen

Publié le 28 avril

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Virginie Loÿ
Je m'appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d'une relation abusive ou violente.

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