Arrêter de souffrir, c’est possible, nous dit Byron Katie

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La pionnière du développement personnel Byron Katie nous explique comment arrêter de souffrir tout de suite.Arrêter de souffrir : 3 mots qui pourraient résumer le message de Byron Katie. J’ai eu la grande chance de pouvoir participer à la journée-atelier que cette icône et pionnière du développement personnel proposait samedi dernier, au Grand Rex à Paris. Assise parmi les presque 3000 personnes présentes, j’ai eu le privilège de sentir sa présence calme et d’être guidée pour appliquer le Travail sur un de mes problèmes. J’ai aussi suivi sa méthode en action, puisqu’elle a aidé quelques personnes volontaires à se poser les fameuses 4 questions, avec toute la douceur de son accompagnement, la souplesse apportée par des années d’expérience et son humour bienveillant. Bref, c’était une journée magique, qui m’a rappelé que nous pouvons arrêter de souffrir. Là, maintenant. Quel que soit ce que nous avons vécu.

 

Arrêter de souffrir maintenant

 

Arrivée sur scène, Byron Katie nous rappelle que le temps est une construction de notre esprit : rien d’autre n’existe que maintenant. L’instant présent. Et quand nous pensons à maintenant, maintenant est déjà passé.

Nous pouvons arrêter de souffrir maintenant. D’ailleurs, souffrons-nous maintenant, à cet instant présent, à cette seconde-ci ?

Tout ce que nous avons vécu ne nous affecte pas, là, maintenant. Tout ce que nous anticipons ne nous affecte pas, là, maintenant. Ce sont les pensées que nous entretenons à propos des événements, passés ou futurs, qui créent notre souffrance.

 

Combien de fois avons-nous souffert de la situation à laquelle nous pensons ? Cette situation peut être tout à fait anodine, une altercation de la vie quotidienne, une insulte au moment de traverser la rue, ou un événement dramatique, un viol, la violence conjugale, les mots dénigrants d’un conjoint depuis des années, etc. Combien de fois les faits se sont-ils passés et combien de fois nous sommes-nous fait souffrir en les revivant par la pensée ?

Nous nous persécutons nous-mêmes.

 

Accepter la réalité

 

Byron Katie explique que lutter contre la réalité, c’est se faire souffrir.

Pour elle, il existe trois mondes : notre monde, le monde des autres et le monde extérieur (ou de Dieu ou de la Nature, etc.). Nous n’avons de pouvoir que dans notre monde, jamais dans les mondes qui nous sont extérieurs. Souhaiter, exiger, prier pour que les autres, ou le monde d’une manière générale, change, c’est créer nos propres souffrances.

Chaque fois que nous attendons que quelque chose change pour nous sentir bien, nous sommes en train d’essayer d’interférer dans le monde de l’autre ou le monde extérieur :

 

J’attends que Ludovic me fasse des excuses (il devrait me faire des excuses)

Le système de justice me harcèle (il devrait être juste)

Mes parents étaient maltraitants (ils auraient dû m’aimer)

 

Arrêter de souffrir est impossible tant que nous attendons que des conditions extérieures à nous-mêmes soient remplies. Car, bien sûr, nous n’avons aucun pouvoir pour changer quoi que ce soit chez les autres ni dans le monde extérieur.

Sommes-nous contrites et bienveillantes envers Ludovic, et envers nous-mêmes, quand nous portons dans notre cœur cette exigence de demande d’excuse ? Ou bien entretenons-nous dans notre vie un climat qui est néfaste à nos relations avec lui et notre bien-être ?

Nous sentons-nous apaisées et protégées quand nous pensons que nous sommes harcelées par le système de justice ? Ou bien nous comportons-nous de manière défensive qui n’encourage pas l’apaisement ?

Sommes-nous aimées quand nous ressassons la maltraitance de nos parents, nous maltraitant nous-mêmes encore et encore ? Est-ce ainsi que nous nous témoignons de l’amour ?

 

La dissonance entre la réalité telle qu’elle est (ou a été) et ce que nous voudrions qu’elle soit est ce qui nous fait souffrir. Nous ne pouvons pas revenir en arrière.

Voici un lien pour en savoir plus sur le Travail de Byron Katie, en français.

 

Le Travail de Byron Katie nous accompagne pour arrêter de souffrir maintenant.
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Une personne de moins qui souffre

 

Dans la première partie de la journée, Byron Katie a guidé chacune des personnes présentes à engager son travail personnel, sur place. Ainsi nous avons médité sur une problématique personnelle, et c’est bien de méditation dont elle parle, puisque nous sommes entrés en nous-mêmes pour visualiser les circonstances et nous observer. Plus tard, elle a accompagné trois volontaires dans leur Travail, sur scène, en tête à tête avec elle.

Ce fut une expérience très enrichissante. Nous voulons toutes arrêter de souffrir et nous souhaitons toutes que « quelque chose » dans notre vie soit, ou ai été, différent.

 

Nous voulons que notre patron soit plus compréhensif, notre mari plus gentil, les hommes politiques plus honnêtes, les loyers moins chers. Nous imaginons tous que notre vie serait meilleure, si nous avions été aimés par nos parents, si nous avions un diplôme, si nous avions une maison plus grande…

 

Et pendant que nous nous gâchons le moral avec ces pensées. Nous souffrons par ces pensées. Nous gâchons notre vie avec ces pensées. Notre vie qui, à cet instant, à cette seconde même, va bien. Notre vie, qui est exactement comme elle devrait être… cette vie qui passe.

 

Byron Katie nous encourage à faire ce travail sur nous-mêmes. Chaque personne qui s’engage sur la route du Travail de Byron Katie et qui arrête de souffrir est une personne qui souffre en moins, rappelle-t-elle. Modeste, elle sait que tous ne peuvent pas bénéficier de ses questions, de son Travail. Certaines sont réceptives, d’autres pas. Pour certaines, c’est le bon moment, pour d’autres, pas.

Byron Katie se contente de partager ce qu’elle a appris.

Ce qu’elle sait, elle, c’est qu’elle vit en paix et qu’elle a arrêté de souffrir.

 

J’ai écrit un précédent article sur le Travail de Byron Katie, une des grandes de ce monde. Une personne qui a fortement influencé Brooke Castillo : le Modèle de Brooke est une visualisation différente de l’approche de Byron Katie, mais dont le message central reste le même : notre paix dépend de la gestion de nos pensées.

 

Connais-tu le Travail de Byron Katie, et son livre « Aimer ce qui est » ? Quelles stratégies mets-tu en place pour arrêter de souffrir ?

 

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Publié le 4 juillet

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Virginie Loÿ
Je m'appelle Virginie Loÿ . Dans ce blog, je souhaite partager avec vous des informations et des conseils pour se libérer des liens d'une relation abusive ou violente.

3 thoughts on “Arrêter de souffrir, c’est possible, nous dit Byron Katie”

  1. Super article ! J’adore l’approche de Byron Katie.
    Ce que nous croyons vrai n’est pas plus vrai que l’inverse de ce que nous croyons vrai… On a pas fini de nous impressionner nous-mêmes avec le pouvoir de nos pensées. Que ce soit les accords toltèques, le pouvoir du moment présent d’Eckart Tolle, le travail de Byron Katie ou simplement les lois fondamentales de l”Univers tout va dans le même sens. La pensée et les mots que nous utilisons pour la faire vivre ont un impact énorme sur nos vies… Soyons donc attentifs à ce que nous pensons. L’attention est bel et bien le premier pilier de la conscience. Sans attention, il n’y a aucun travail de développement personnel qui est possible. Merci pour ce très bel article.

  2. J’ai découvert le travail de Byron Katie, il y a plusieurs années.

    J’avais la croyance qu’en me forçant je parviendrais à faire comme elle «accepter tout ce qui est». Durant des années à regarder ses vidéos, j’ai ajouté à ma souffrance le fait de m’attribuer à moi-même la seule cause de ma souffrance, de m’exiger d’arrêter de souffrir seulement en changeant ma façon d’interpréter l’attitude de l’autre envers moi, à m’accabler de ne pas y parvenir aussi vite et avec autant de bienveillance que Byron Katie.

    Dans ma situation, ça a nourrit ma croyance que c’était qu’à moi de changer pour que la relation toxique dans laquelle j’étais redevienne une relation de respect mutuelle. J’ai aussi eu besoin d’un temps d’intégration pour concilier «accepter que CE QUI EST est» avec «avoir le devoir de poser ses limites face à CE QUI EST».

    Ce fut un long chemin vers ce moment où arrêter de souffrir devint réel de plus en plus souvent. De nombreux exemples de bienveillance furent nécessaire avant de saisir qu’accueillir ce qui est ne demande pas de forcer notre volonté mais plutôt nécessite de se donner les moyens pour s’offrir une authentique accueil* de nos émotions et de nos pensées sans chercher à les éliminer, les gérer, les nier, les minimiser mais au contraire les valider car elles font aussi partie de ce qui est. J’ai appris à recevoir mes É-motions (énergie en mouvement) comme un précieux message à déchiffrer, je suis leurs passages en moi en explorant volontairement l’inconfort passagère (de plus en plus brève) : mes émotions me parle de libération, de guérison et de besoins qui demandent à être nommés.

    C’est un chemin intéressant même quand «Arrêter de souffrir» se passe petit à petit… c’est le cas quand petit à petit je change mes pensées-réflexes.

    *Mon apprentissage de l’accueil authentique nécessita d’abord de me pratiquer à m’accueillir de ne pas savoir m’accueillir, de ne pas sentir en moi à cet instant-là les moyens de m’accueillir. La pratique d’accueillir les parties de moi qui n’ont pas les moyens de m’accueillir m’a permis d’apprendre peu à peu à poser sur moi un regard confiant et bienveillant. Le travail de Byron Katie fut un travail sur l’amour. 😉

  3. Merci beaucoup, Manon, pour ce partage d’expérience.

    Tu mets le doigt sur un problème fréquent: notre précipitation, notre impatience.
    Dès que nous trouvons une technique ou une pensée qui nous parle et que nous comprenons “intellectuellement”, nous voudrions avoir tout de suite des changements, tout de suite aller mieux…

    Mais les changements durables s’installent en douceur et dans le temps, par la répétition et avec bienveillance envers soi-même.
    Les échecs et les retours en arrière font partie du voyage 🙂

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